21/01/2012

Sorti de l’œuf / Marsu kids, T.1 / Conrad, Wilbur / Marsu-Productions

 

La plus géniale invention de Franquin, à côté de Gaston, c’est bien entendu le Marsupilami, apparu aux côtés de Spirou et Fantasio, série dont un album entier était consacré à la découverte de cet animal hors du commun. Après « le Nid des marsupilamis », qui nous dévoilait son environnement naturel, son habitat, son mode de reproduction et toutes ses petites habitudes de vie, l’engouement s’est un peu tassé, le Marsupilami apparaissant comme personnage secondaire. Puis a été lancée une série à son nom, rien que pour ses aventures dans la jungle de Palombie, aux prise avec des chasseurs ou avec la déforestation. Cette série a survécu à la disparition d’André Franquin. Alors que « Gaston », dont les mésaventures sont au point mort, se voit affublé d’un neveu qui vit désormais de ses propres ailes, le Marsupilami a droit à un traitement similaire. Sa progéniture va vivre des aventures bien à elle. Tout commence dans la jungle, par la rencontre fortuite entre un jeune indien et un œuf qui lui tombe sur le sommet du crâne. En sort un mignon petit marsupilami au nez bleu, et c’est le début d’une belle et tumultueuse amitié sincère. L’esprit de cette nouvelle série est fidèle à celui insufflé par Franquin dans ses productions tout public. Le style graphique est également très respectueux. Un récit attachant : « Sorti de l’œuf », premier tome de « Marsu kids », par Conrad et Wilbur, chez Marsu-Productions.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorti de l’œuf, marsu kids, conrad, wilbur, marsu-productions |  Facebook |

11/05/2010

Voir Paris et mourir / Tigresse blanche, T.7 / Conrad, Wilbur / Dargaud

tigresseblanche7

La délicieuse Alix Yin Fu, avant de devenir la maîtresse attitrée de Mac dans « Les Innommables », était une redoutable espionne communiste, dûment endoctrinée. Dans cette série dérivée, nous suivons ses années à la solde du parti. Alix est à la fois docile, soumise au dictat de ses supérieurs, et extrêmement indépendante, préférant travailler seule. Ses méthodes sont aussi efficaces qu’expéditives. Elle connaît un nombre incalculable de méthodes pour donner la mort, des plus triviales aux plus sophistiquées, voire hautement érotiques. Mais nous ne la verrons pas dans ces œuvres les plus torrides. Même si l’humour noir et la violence parfois gratuite sont bien présent, cette série reste très correcte comparée à la jubilation iconoclaste des Innommables. Pour la petite histoire, rappelons qu’ils s’étaient fait copieusement censurer lors de leur publication dans le journal de Spirou. « Tigresse blanche » reste néanmoins un excellent choix pour qui aime l’humour noir, un rien provocateur, et l’action brute, dénuée de sens moral, le tout dégageant pourtant un parfum suave, un charme indéfinissable. Une scène de bondage, l’art japonais de ligotage érotique, aurait pu donner un bel espace d’expression pour quelques moments orgasmiques. Mais non. Il y aurait matière à un cahier spécial en marge. « Voir Paris et mourir », septième tome de « Tigresse blanche », par Conrad et Wilbur, aux éditions Dargaud.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dargaud, conrad, wilbur, voir paris et mourir, tigresse blanche |  Facebook |