04/09/2012

Martha Jane Cannary / Perrissin, Blanchin / Futuropolis

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Martha Jane Cannary était le vrai nom de cette légende de l’Ouest américain mieux connue sous le nom de Calamity Jane. Christian Perrissin et Mathieu Blanchin se sont attachés à reconstituer le plus fidèlement possible le parcours exceptionnel et fascinant de cette femme farouchement éprise de liberté. A l’époque de la conquête de l’Ouest américain, Martha Jane Cannary s’est construit sa légende sur celle non moins fameuse que l’épopée du Pony Express. Après s’y être bâtit une réputation de femme qui n’a rien à envier aux hommes, Martha Jane s’est tournée vers d’autres activités, dont celle de conteuse de ses propres exploits, à la véracité douteuse et dont la presse a fait ses choux gras, ce qui a permit d’asseoir la popularité de Jane. Elle a ensuite ouvert une blanchisserie, un job un peu trop sage et sédentaire pour cette bouillante aventurière. Et en fait d’aventures, Jane a aussi multiplié les aventures masculines, trouvant difficilement l’homme idéal qui correspondrait à son tempérament indomptable. Derrière cette rudesse affichée, Jane recherchait le bonheur, la paix, l’amour. L’amour d’un homme, celui qu’elle avait déjà connu avec le défunt Wild Bill Hickock. Mais aussi l’amour de sa fille Janey qui ignore tout de ses origines et vit dans un monde plus guindé. Une superbe évocation historique et humaine en trois tomes : « Martha Jane Cannary », par Perrissin et Blanchin, aux éditions Futuropolis.

 

 

M.Descornet

 

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03/11/2011

Magadi train / Les Munroe, T2 / Perrissin, Pavlovic / Glénat

 

Robert Munroe est le propriétaire d’une plantation de café au Kenya. La bonne santé financière n’est plus qu’un souvenir du passé. Aujourd’hui, Robert fait face à une situation proche de la faillite. Il compte sur son prochain mariage pour renflouer les caisses et relancer la productivité de son entreprise. Quant à la relève, les trois enfants de Robert ne font pas figure de modèles de vertu. Sa fille rebelle dans l’âme est aussi une lesbienne affirmée, et ses deux fils ne valent pas mieux en terme d’image. L’un, manipulateur, est une brute sans scrupule ; l’autre est accusé de meurtre et actuellement en fuite. Une chasse à l’homme est engagée, qui risque de compromettre le mariage. Aussi l’affaire est-elle soigneusement étouffée, jusqu’à ce qu’elle éclate au grand jour. Ce sombre tableau n’augure rien de bon pour les Munroe. Leur salut pourrait bien venir de l’opiniâtreté d’un inspecteur d’origine Masaï en quête de vérité. En attendant, les événements tragiques, les coups bas, les crapuleries même, se succèdent à un rythme infernal. Cette bonne BD agréablement mise en image restitue admirablement les ambiances et les tensions entre les protagonistes ou les communautés. La saga familiale ne manque pas de relief. Les déboires qui touchent les Munroe sont savamment dosés. « Magadi train », deuxième tome des « Munroe », par Perrissin et Pavlovic, aux éditions Glénat.

 

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24/10/2011

L’Ange noir du Paramo / Cap Horn, T3 / Perrissin, Riboldi / Les Humanoïdes associés

 

A la fin du dix-neuvième siècle, la Terre de Feu était occupée par des colons anglicans et aussi par des militaires argentins. Les indigènes, les Indiens Yamanas, sont à la fois l’objet d’une mission d’évangélisation et d’une vision esclavagiste. Au milieu de ce petit monde du bout du monde, des aventuriers viennent parfois s’égarer, en quête d’un ailleurs plus hospitalier. Puis ils poursuivent inévitablement leur route, fuyant instinctivement ce microcosme malsain, gangréné par des tensions qui tiraillent de tous côtés. C’est là qu’échoue Johannes Orth. Il se prétend simple aventurier mais un mystère entoure sa présence, d’autant plus qu’il est traqué par une troupe de militaires sanguinaires qui sèment la désolatin sur leur passage. Orth les a involontairement attirés vers cette colonie anglicane qui se voulait un havre de paix mais sur laquelle les souffrances de l’enfer vont déferler. Les pages de cette aventure respirent la sauvagerie dans ses différentes facettes : le monde sauvage à l’état naturel dans toute sa splendeur, la sauvagerie barbare des hommes en armes dépourvus d’humanité, le mythe du bon sauvage et aussi le monde sauvage en opposition au monde civilisé, sans oublier bien sûr la sauvagerie des passions et sentiments. Une BD au ton particulier, très aboutie graphiquement : « L’Ange noir du Paramo », troisième tome de « Cap Horn », par Perrissin et Riboldi, aux Humanoïdes associés.

 

 

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19/08/2010

La Vallée du Rift / Les Munroe, T.1 / Perrissin, Pavlovic / Glénat / coll.Grafica

 

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Le Kenya est une terre de richesses. Certaines familles y ont bâti leur fortune. C’est le cas des Munroe. La nouvelle génération n’est pourtant pas un modèle. Sean Munroe vient de profiter de l’accident du fourgon cellulaire pour se faire la belle. Traçant sa route à travers la nature sauvage, il fait des rencontres fâcheuses, comme celle d’un lion affamé. Accusé du meurtre de sa copine Kényanne, il clame son innocence malgré les preuves accablantes. En fuite, Sean se dirige vers la propriété familiale au lieu de tenter de quitter le pays. Son père, Robert Munroe, apprend la nouvelle avec exaspération. Les préparatifs de son remariage battent leur plein. Sa charmante nouvelle épouse, issue d’une bonne famille, pourrait s’effaroucher de compter parmi ses proche un repris de justice, d’autant plus que l’autre fils de Robert est un bon à rien et que sa fille est une homosexuelle. Robert se fait bien du souci. Ne parlons même pas de sa maîtresse jalouse, une native du coin aux arguments acérés. Ce récit admirablement amené est servi par un graphisme précis et des couleurs à la palette étendue pour un magnifique rendu. Une saga familiale qui démarre très fort : « La Vallée du Rift », premier tome des « Munroe », par Perrissin et Pavlovic, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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27/02/2010

Dans le sillage des cormorans / Cap Horn, T.2 / Perrissin, Enea / Les Humanoïdes associés

A la fin du dix-neuvième siècle, la terre ne compte pas autant d’être humains qu’aujourd’hui. certaines régions sont nettement dépeuplées. C’est le cas de la Terre de feu, une région grande comme une bone moitié de la France, fréquentée uniquement par des aventuriers et surtout des chercheurs d’or, des missionnaires anglais, des pêcheurs de phoques, des militaires chiliens et argentins, quelques filles à la vertu discutable et les tribus séculaires Ona, Alakaluf et Yahgan. C’est là qu’est situé le Cap Horn, ce lieu de passage obligé entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. La Cap Horn est la Sentinelle prestigieuse et redoutable du continent américain, C’est une île, un rocher mythique haut de plus de quatre cents mètres. Ce caillou, ce point entre deux océans, est terrifiant. A part quelques jours par an, l’invincible Horn est la proie de furieuses tempêtes qui ont forgé sa renommée. C’est aussi de fureur dont il s’agit dans cette BD d’aventure. Les personnages aux motivations ambiguës évoluent dans leurs tourments, confrontés aux éléments déchaînés et surtout aux difficiles relations avec les autres. Des destins qui se croisent, des drames, de revirements de situation… ce sont là quelques-uns des ingrédients de ce récit pimenté et turbulent. « Dans le sillage des cormorans », deuxième tome de « Cap Horn », par Perrissin et Enea, aux éditions Les Humanoïdes associés.

 

BD commentée par Marc Descornet

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