25/06/2012

L'apollon de sang / Loïs, T.5 / Pâques / L’ombre des Cathares / Jhen, T.13 / Pleyers, Payen / Casterman

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Ces deux albums contribuent à perpétuer l’œuvre de Jacques Martin avec une énorme disparité au niveau de la qualité. Le cinquième tome de Loïs se défend bien avec un récit qui tient la route, agréablement construit, et conclut par un final surprenant, le tout dessiné avec soin. Olivier Pâques s’inscrit dans la veine réaliste instaurée par Martin, tout en démontrant sa maestria avec un style méticuleux et dynamique à la fois. Loïs est le dernier né des personnages de l’univers Martin. Loïs Lorcey est un artisan apprécié du roi Louis quatorze. Le souverain lui confie ici une mission à Rome en vue d’acquérir une sculpture exceptionnelle, un Apollon taillé dans du marbre rouge et découvert en parfait état lors de fouilles archéologiques. Les tractations se révèlent compliquées, parasitées par des considérations politico-stratégiques. Il est questions de montants pharamineux mais aussi de jeux d’influences impitoyables. Un superbe album : « L’Apollon de sang », cinquième tome de « Loïs ». Le treizième tome de « Jhen » déçoit profondément. Le dessin catastrophique ignore royalement les principes de perspectives et de proportions. Le scénario accuse lui aussi de sérieuses incohérences. Un album bâclé à éviter à tout prix : « L’ombre des Cathares », treizième tome de « Jhen », par Pleyers et Payen, aux éditions Casterman.

 


M.DESCORNET

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'apollon de sang, loïs, pâques, l’ombre des cathares, jhen, pleyers, payen, casterman |  Facebook |

12/04/2011

Le Grand Duc d’Occident / Jhen, T.12 / Martin, Cayman, Payen / Casterman

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Philippe trois de Bourgogne, dit Philippe Le Bon, a succédé à son père Jean Sans Peur lors de l’assassinat de celui-ci, poignardé sur ordre de son ennemi le dauphin Charles, futur roi de France. Par esprit de vengeance, Philippe Le Bon fait alliance avec l’Angleterre contre les Français. Il reste inconsolable de la mort de son père et porte perpétuellement le deuil. C’est n’est pas une fallacieuse bonté qui lui vaut son surnom mais une dextérité hors du commun au maniement de l’épée, ce serait donc plus précisément Philippe le bon bretteur. Hors des activités belliqueuses, revanchardes, Philippe Le Bon cultive une passion pour l’art sous diverses formes. Il apprécie les peintres, les écrivains, les musiciens et les sculpteurs. Il mandate Jhen pour dessiner et ériger la voute d’un noble édifice. Le talent de Jhen séduit le Grand Duc qui l’accueille parmi ses confidents privilégiés. A côté de ses affinités artistiques, Philippe Le Bon s’avère un redoutable guerroyeur, un politique cynique et sans scrupules, qui aime s’entourer de conseillers avisés, mais il est aussi un homme véhément, à la fois colérique et miséricordieux, grand amateur de femmes. Ce portait contrasté en fait un personnage captivant qui donne à ce récit une bonne partie de sa chair. Une BD fidèle à l’esprit insufflé par feu Jacques Martin : « Le Grand Duc d’Occident », douzième tome de « Jhen », par Cayman et Payen, aux éditions Casterman.

 

M.DESCORNET

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02/01/2010

La Sérénissime / Jhen, T.11 / Martin, Pleyers, Payen / Casterman

Cette histoire commence à Milan dans la première moitié du quinzième siècle. L’Italie est en proie à des guerres intestines. Jhen voyage dans ce paysage aux multiples dangers. Après une visite au Duc de Milan, c’est à Venise qu’il se rend. Il y rencontre le Doge. Le climat de suspicion se fait sentir à tous les niveaux. L’entourage du Doge ne manque pas d’individus louches. Jhen se retrouve au centre d’un jue de dupes, une lutte sournoise dont les enjeux restent déguisés. Pourtant, il apparaît de plus en plus que la convoitise des uns et des autres se focalise sur un codex mystérieux, écrit dans un langage indéchiffrable et qui procurerait à celui qui en percerait le secret un pouvoir incommensurable. Ce récit construit sur un canevas très classique ne joue pas sur les effets de suprise mais semble plutôt choisir ostensiblement une lecture linéaire. C’est reposant, divertissant, et le style de la série est préservé. On regrette pourtant la trop faible présence du côté obscur, la noirceur et l’ambiguïté liées au personnage Gilles de Ray. Les inconditionnels de « Jhen » y trouveront un certain plaisir mais attendront du tome suivant un surcroît d’inventivité. Côté graphisme, le travail est soigné. Les décors très variés constituent une belle évocation de Venise, sous un jour inhabituel, hors des sempiternels lieux touristiques. « La Sérénissime », onzième tome de « Jhen » par Martin, Pleyers et Payen, aux éditions Casterman.

 

BD commentée par Marc Descornet

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