07/08/2012

Moi, en mieux / Ozanam, Park / Casterman / coll.KSTR

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Ce duo d’auteurs avait déjà réalisé ensemble l’étonnant « Roi banal », une histoire poétique et joyeusement décalée, socialement gentiment engagée et porteuse d’espoir. Ils remettent le couvert mais dans un autre registre. Cette fois, c’est une chronique socio-relationnelle empreinte de surnaturel qui met en scène Valentin, un boulanger raté mais sculpteur d’exception. Il est rigoureusement incapable de réussir la moindre recette, que ce soit des plats courants ou des desserts élaborés. Sa chance a été de rencontrer Maxime, qui lui, est plutôt doué pour marier les saveurs. Complémentaires, Valentin et Maxime se sont associés et leur commerce tourne vraiment bien, jusqu’au jour où Maxime lâche l’affaire pour d’autres horizons. Valentin s’en trouve tout dépité. Sa femme s’inquiète de voir son mari bredouille dans sa recherche d’un nouvel associé. Il faut dire que Valentin manque de motivation depuis qu’il a hérité de l’appartement d’un oncle perdu de vue un peu fantasque mais passionnant. Valentin tombe sur un ouvrage dans lequel son oncle explique la confection d’un golem. Valentin y voit la solution à son problème et façonne un être d’argile à son image qui va s’acquitter de tout ce qui le rebute ou qu’il ne sait pas faire. Il n’est pas sûr pourtant que sa vie aille vers un mieux. Une BD attachante à l’humour grinçant : « Moi, en mieux », par Ozanam et Park, aux éditions Casterman, collection KSTR.

 

 

M.Descornet

 

20:04 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moi, en mieux, ozanam, park, casterman, kstr |  Facebook |

06/12/2011

Darius / Park / Alter Ego / Dupuis

 

Darius, Park, Alter Ego, Dupuis

La série concept « Alter Ego » se poursuit à un rythme de parution tout à fait agréable pour les lecteurs, même si, vu l’idée globale, il aurait été préférable de publier les six tomes simultanément. « Alter Ego » part du principe qu’il y a plusieurs points de vue pour découvrir une réalité. Et que ces différents angles n’offrent pas toute l’information pour appréhender cette réalité. C’est évidemment et fondamentalement ce que nous vivons dans la vraie vie. Aucun d’entre nous n’a le don d’ubiquité. Nous ne voyons donc qu’une partie de notre environnement. Le scénariste Renders a choisi de nous raconter six histoires distinctes qui se chevauchent et qui nous donnent chacune un éclairage sur une situation donnée via le parcours d’un personnage. Darius a perdu sa femme et son enfant. Pour donner un sens à son existence, il postule comme ange gardien auprès d’une société de protection rapprochée et surtout discrète. Il a pour mission de protéger malgré lui un jeune dealer turbulent. En cas d’infaisabilité due au sujet, il existe une alternative. La personne protégée peut être placée sous haute surveillance dans un lieu isolé. Park est quant à lui un jeune Coréen qui se la coule douce sur une île paradisiaque, entouré de filles superbes et de copains sympas. Mais Park a la mémoire qui flanche. « Darius » et « Park », deux albums de la série « Alter Ego », aux éditions Dupuis.

 

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15/01/2010

Le Roi Banal / Ozanam, Park / Casterman / coll.KSTR

Ce récit commence comme une chronique sociale un peu décalée. C’est l’histoire de Louis, un vieux monsieur qui vit avec son chien dans son petit pavillon de banlieue. Pour combler sa solitude, il se réfugie dans ses souvenirs et plus particulièrement celui de sa défunte épouse Georgette. Un beau jour, Louis décide de fonder le Royaume de Georgetta dont il est le souverain et son chien le seul sujet. Il rédige une lettre à l’ONU pour demander la reconnaissance de ce nouvel état. Louis a remarqué une dame qui arrose plus que de raison les plantes de son balcon. Il l’a surnomme la comtesse rouge. Gilles, le gendre de Louis, est postier. Il rêve d’être un homme de lettres, mais à un autre niveau, plus substantiel. Mais son épouse Florence ne voit pas d’un bon œil ses velléités d’écrivain. Elle a un caractère plutôt rigide. Leurs enfants sont, quant à eux, sur la planète football. Florence ne voit son papa Louis que rarement, et ça ne se passe jamais bien. Il y a un vrai blocage relationnel entre les générations. Il y a aussi une incompréhension entre les uns et les autres, des aspirations non-assouvies, des non-dits, de l’intolérance. Une heureuse coïncidence va créer une réaction en chaîne et des tensions salutaires. Cette BD aborde des thèmes complexes avec une fluidité remarquable. Elle prône l’écoute de l’autre, la confiance, l’empathie. « Le Roi Banal », par Ozanam et Park, aux éditions Casterman, collection KSTR.

 

BD commentée par Marc Descornet

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