07/08/2012

Moi, en mieux / Ozanam, Park / Casterman / coll.KSTR

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Ce duo d’auteurs avait déjà réalisé ensemble l’étonnant « Roi banal », une histoire poétique et joyeusement décalée, socialement gentiment engagée et porteuse d’espoir. Ils remettent le couvert mais dans un autre registre. Cette fois, c’est une chronique socio-relationnelle empreinte de surnaturel qui met en scène Valentin, un boulanger raté mais sculpteur d’exception. Il est rigoureusement incapable de réussir la moindre recette, que ce soit des plats courants ou des desserts élaborés. Sa chance a été de rencontrer Maxime, qui lui, est plutôt doué pour marier les saveurs. Complémentaires, Valentin et Maxime se sont associés et leur commerce tourne vraiment bien, jusqu’au jour où Maxime lâche l’affaire pour d’autres horizons. Valentin s’en trouve tout dépité. Sa femme s’inquiète de voir son mari bredouille dans sa recherche d’un nouvel associé. Il faut dire que Valentin manque de motivation depuis qu’il a hérité de l’appartement d’un oncle perdu de vue un peu fantasque mais passionnant. Valentin tombe sur un ouvrage dans lequel son oncle explique la confection d’un golem. Valentin y voit la solution à son problème et façonne un être d’argile à son image qui va s’acquitter de tout ce qui le rebute ou qu’il ne sait pas faire. Il n’est pas sûr pourtant que sa vie aille vers un mieux. Une BD attachante à l’humour grinçant : « Moi, en mieux », par Ozanam et Park, aux éditions Casterman, collection KSTR.

 

 

M.Descornet

 

20:04 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moi, en mieux, ozanam, park, casterman, kstr |  Facebook |

15/01/2010

Le Roi Banal / Ozanam, Park / Casterman / coll.KSTR

Ce récit commence comme une chronique sociale un peu décalée. C’est l’histoire de Louis, un vieux monsieur qui vit avec son chien dans son petit pavillon de banlieue. Pour combler sa solitude, il se réfugie dans ses souvenirs et plus particulièrement celui de sa défunte épouse Georgette. Un beau jour, Louis décide de fonder le Royaume de Georgetta dont il est le souverain et son chien le seul sujet. Il rédige une lettre à l’ONU pour demander la reconnaissance de ce nouvel état. Louis a remarqué une dame qui arrose plus que de raison les plantes de son balcon. Il l’a surnomme la comtesse rouge. Gilles, le gendre de Louis, est postier. Il rêve d’être un homme de lettres, mais à un autre niveau, plus substantiel. Mais son épouse Florence ne voit pas d’un bon œil ses velléités d’écrivain. Elle a un caractère plutôt rigide. Leurs enfants sont, quant à eux, sur la planète football. Florence ne voit son papa Louis que rarement, et ça ne se passe jamais bien. Il y a un vrai blocage relationnel entre les générations. Il y a aussi une incompréhension entre les uns et les autres, des aspirations non-assouvies, des non-dits, de l’intolérance. Une heureuse coïncidence va créer une réaction en chaîne et des tensions salutaires. Cette BD aborde des thèmes complexes avec une fluidité remarquable. Elle prône l’écoute de l’autre, la confiance, l’empathie. « Le Roi Banal », par Ozanam et Park, aux éditions Casterman, collection KSTR.

 

BD commentée par Marc Descornet

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07/10/2009

E dans l’eau / Ozanam, Rica / Drugstore / coll.Polar

De petit format, cet ouvrage rappelle à sa façon le célèbre film Pulp Fiction. Le quatre juillet, Fred et Bradley se voient proposer un job par Adamik. Le plan consiste à assassiner un scénariste chez lui et faire croire à un cambriolage qui a mal tourné. Deux jours plus tard, Fred et Bradley sont dans la place mais le plan tourne court. Fred se retrouve seul et décide d’enfermer sa victime dans un entrepôt. Pendant ce temps-là, l’inspecteur Neil se débat tant bien que mal avec ses problèmes de conscience. Pas vraiment net, le policier traîne derrière lui un passé louche qui semble être la cause de son déménagement pour ce coin perdu en province. Lorsqu’il croise Fred, le petit ami de sa fille, Neil ne soupçonne pas que dans son coffre se trouve un scénariste en mauvaise posture. Neil ne remarque d’ailleurs pas le sang sur les mains du jeune homme et le laisse partir. Plutôt compliqué, le scénario est entrecoupé de plusieurs chapitres mettant ainsi en lumière les vies des différents protagonistes sur une quinzaine de jours. Ambiance glauque et violence sont présentes à chaque instant de la vie de ses personnages caricaturés qui sont tous des losers plus ou moins déjantés. L’atmosphère malsaine est renforcée par des couleurs généralement sombres, offrant ainsi à l’ensemble un trait réaliste dans cet univers torturé. « E dans l’eau », par Ozanam et Rica, est publié aux éditions Drugstore, collection Polar.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

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