17/08/2012

Villa Ipatiev / Nous, Anastasia R., T.1 / Cothias, Ordas, Berr / Bamboo / coll.Grand Angle

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Lors de la victoire des révolutionnaires russes en mille neuf cent dix-sept, le Tsar et sa famille ont été capturés, puis tous assassinés. Leurs corps ont été précipitamment enterrés dans un bois. Ces circonstances hâtives, et le choc de voir ainsi complètement décimée toute la descendance directe du Tsar, ont alimenté la rumeur de la survie de la jeune Anastasia. Cette rumeur a trouvé un écho auprès de plusieurs fabulatrices dont Anna Anderson fut certainement la plus bluffante. Il y a quatre ans, des analyses génétiques ont mis un terme définitif à toute spéculation. Il n’y a eu aucun survivant au massacre. La BD qui nous est proposée par Cothias, Ordas et Berr, part pourtant du postulat qu’il y a bien eu substitution de la jeune Anastasia. Les événements historiques nous sont contés avec moult détails, qui reposent assurément sur une documentation solide, mais prennent aussi quelques libertés, dont la plus énorme est bien sûr la supposition qu’Anastasia a survécu. En soi, le récit est bien construit et bénéficie d’une traitement graphique honorable, même très séduisant. Mais cette histoire, présentée sur le ton du semi-documentaire, arrive avec quelques années de retard pour vraiment passionner, par son manque de crédibilité. « Villa Ipatiev », premier tome de  « Nous, Anastasia R. », par Cothias, Ordas et Berr, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : villa ipatiev, nous, anastasia r., cothias, ordas, berr, bamboo, grand angle |  Facebook |

31/10/2011

La tête abîmée / Le Fils de l’officier, T1 / Cothias, Ordas, Gallant / Bamboo / coll.Grand angle

 

Il fut un temps où un homme fut condamné à la crucifixion. Mais avant d’être mis à mort, il fut forcé de porter sa croix tout le long du chemin qui le mènera vers le lieu de son supplice ultime. Ce parcours à l’issue irrémédiable est jalonné d’épreuves douloureuses. Une couronne d’épines lui martyrise la tête. Le peuple l’injurie, le houspille. Il tombe et se relève plusieurs fois. A un moment, il rencontre sa mère. Puis une âme charitable le vient en aide pour porter son lourd fardeau. Une autre lui donne un peu de réconfort en essuyant son visage. D’autres encore pleurent sur son sort. Mais personne ne tente rien pour empêcher l’inéluctable. Au seuil de la mort, le supplicié est dépouillé de ses dernières possessions, ses vêtements. Puis il est cloué sur la croix et meurt au terme d’une lente agonie. Cette histoire a traversé le temps. Elle a été transcrite et magnifiée par des éléments relevant du merveilleux. Les grands dogmes en ont fait l’un de leurs piliers. Car cette histoire nous parle. C’est une métaphore de notre condition humaine, de notre existence et des épreuves que nous subissons, les trahisons, la pitié, l’empathie que nous rencontrons forcément tout au long d’une vie qui se termine par la déchéance physique et mentale, puis la mort. Cette BD raconte une vie marquée par les épreuves. « La tête abîmée », premier tome du « Fils de l’officier », par Cothias, Ordas et Gallant, chez Bamboo, collection Grand angle.

 

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