31/08/2012

Vêtue par le ciel / Muraqqa, T.1 / Ruiz, Miralles / 12 bis

muraqqa1.jpg

 

 « Muraqqa » est un mot persan qui désigne littéralement une œuvre composée d’éléments mis ensemble, un pourrait dire un « patchwork ». La signification de Muraqqa est pourtant plus large et s’applique à des recueils de peintures de petit format ou de calligraphies islamiques de diverses natures et origines. Très populaire au seizième siècle, les muraqqa ont progressivement relégué au second plan les recueils de poésies illustrés qui présentaient une plus grande cohérence et une unité plus vaste dans leur conception. Créer un muraqqa demandait énormément de temps et de talent. Les commanditaires étaient généralement à la fois esthètes et fortunés. L’empereur perse Jahangir désire faire réaliser un muraqqa représentant les différentes facettes de son harem. Pour effectuer ce travail qu’il ne peut évidemment pas confier à un homme, il recrute Priti, une jeune hindoue orpheline originaire de la communauté jaïn. Le fait qu’elle ne soit pas musulmane va lui valoir quelques chocs culturels, tels que la consommation de viande. Et puis, il y a un protocole très strict à respecter dans le harem. Priti va néanmoins rapidement s’adapter et nouer des relations enrichissantes. Une mission artistique en immersion complète au sein d’un des lieux les plus inaccessibles :  « Vêtue par le ciel », premier tome de « Muraqqa », par Ruiz et Miralles, aux éditions 12 bis.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vêtue par le ciel, muraqqa, ruiz, miralles, 12 bis |  Facebook |

31/12/2010

Le Pavillon des plaisirs / Djinn, T.10 / Dufaux, Miralles / Dargaud

djinn-10.jpg

Alors que l’Inde est encore sous le joug du colonisateur britannique et que des tensions montent un peu partout dans le pays, un jeu d’influence prend une tournure nouvelle. Le prince est fiancé à une jeune fille ravissante et intelligente qui a toutes les qualités mais un défaut de taille cependant, puisqu’elle est la fille du principal opposant à l’occupant anglais. L’autorité de tutelle tente de le localiser et de le capturer afin de le réduire au silence, car son influence grandit de jour en jour. Sa fille constitue un appât de taille. Le prince est tout acquis à la cause des britanniques et représente un levier inestimable. Il est donc tout naturellement le centre des enjeux de part et d’autre. La mère du prince, en porte à faux avec les opinions de son fils, fait appel à une Djinn pour faire pencher la balance. Elle lui demande de fournir des armes à sa future belle-fille. Commence alors une éducation très particulière, celle du plaisir charnel, qui permet aux femmes d’envoûter les hommes, de le contraindre à leurs caprices, de les soumettre à leur volonté, par le moyen le plus trivial, mais aussi le plus efficace, par la faiblesse la plus remarquable des hommes. Une superbe BD aux ambiances érotisantes peintes dans un tourbillon de couleurs enivrantes; une intrigue à la fois diplomatique et sensuelle ; un petit bijou aux éclats multicolores : « Le Pavillon des plaisirs », dixième tome de « Djinn », par Dufaux et Miralles, chez Dargaud.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le pavillon des plaisirs, djinn, dufaux, miralles, dargaud |  Facebook |