28/03/2014

Envoûtantes chimères T2 / Manara / Glénat

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Milo Manara s'est imposé comme l'auteur le plus représentatif de la BD érotique. Son trait élégant est une invitation au désir charnel à lui seul. A côté de ses séries les plus connues et les plus représentatives, telles « Le Déclic » ou « Giuseppe Bergman », Manara s'est illustré dans des petites fantaisies coquines tout à fait délectables. Ces courts récits et autres petites merveilles de sensualité sont rassemblées en recueils sous le titre générique de « Envoûtantes chimères ». Le deuxième volume est paru et il regroupe une nouvelle fois de jolies pépites. Il nous propose quatorze histoires de formats fort variés, du récit en quelques pages à la fresque historique retraçant l'histoire de l'humanité des origines à l'an deux mille. Celle-ci nous fait réaliser que Manara puise son inspiration dans les racines les plus profondes de l'homme, et bien sûr de la femme. Il a trouvé l'alchimie parfaite entre la volupté à laquelle nous aspirons et l'agressivité qui a toujours guidé nos actions. De la guerre du feu à la bombe atomique, nous avons de tous temps développé un génie démesuré pour détruire ou faire souffrir notre prochain, et aussi la prochaine. L'engagement de Manara transpire de chaque page de cet album qui apporte un certain éclairage à son oeuvre. Nous la découvrons d'un autre point de vue. Intéressant ! « Envoûtantes chimères », deuxième tome , par Manara, aux éditions Glénat.

 

M.Descornet

 

 

 

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17/12/2011

Gulliveriana / Manara / Les Humanoïdes associés

 

Dès que Milo Manara s’empare d’un conte ou d’une histoire qui fait partie de la bibliothèque idéale, il la magnifie à sa manière, c’est-à-dire en y insufflant un érotisme torride. Gulliveriana détourne ostensiblement et sans vergogne « les voyages de Gulliver ». Une jeune femme aux formes aguichantes se prélasse sur la plage dans une crique isolée. A quelques encablures du rivage, un navire immobile semble avoir mouillé là. Il n’y a apparemment personne à bord. Gulliveriana décide de s’allonger sur un matelas pneumatique et de se laisser aller au rythme des vagues. Pour se mettre vraiment à l’aise, elle se déshabille. Mais elle glisse dans l’eau et perd définitivement son maillot de bain. Elle trouve refuge à bord du mystérieux navire, un voilier d’envergure, déserté, à bord duquel elle trouve une drapeau anglais dans lequel elle s’enveloppe. Mais une violente tempête la jette à la mer. Gulliveriana échoue sur les côtes d’un étrange pays, peuplé de Liliputiens. L’armée des hommes miniatures défile glorieusement entre ses jambes, puis la jeune femme mettra leurs ennemis en déroute et sauvera la reine. Ca va pourtant mal se terminer. Gulliveriana n’est pas au bout de ses péripéties. Cette truculente évocation regorge de moments affriolants comme seul sait nous les concocter le maître italien du sexe chic en BD. « Gulliveriana », par Milo Manara, aux éditions Les Humanoïdes associés.

 

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03/10/2011

Aventures vénitiennes / Giuseppe Bergman, T1 / Manara / Drugstore

 

Giuseppe Bergman est un homme ordinaire qui décide un jour de sortir de la monotonie de son quotidien et de vivre l’aventure. L’opportunité s’en présente à lui et il saisit l’occasion. Une maison de production s’y intéresse en effet vivement. Giuseppe annonce à sa compagne qu’il s’en va. Commence alors pour lui une errance chaotique. Mais au lieu d’accroître son influence sur le déroulement aléatoire de sa vie routinière il se retrouve ballotté comme un fétu de paille par grand vent, à la merci des caprices des forces de la nature et du hasard. Sur son chemin, Giuseppe croise et recroise un certain HP, un homme énigmatique, visiblement un initié, un humble mortel devenu maître de son destin. Derrière ses initiales se profile Hugo Pratt, l’auteur de « Corto Maltese » et des « Scorpions du désert », le Vénitien érudit, voyageur éveillé. HP donne à Giuseppe des conseils, des indications qu’il est libre d’interpréter à sa guise et de suivre ou d’ignorer. Les conséquences de ses choix, il doit quoi qu’il en soit les assumer. Impressionnante pérégrination graphique, cette BD atypique dénote avec l’univers d’habitude érotique de Manara, tout en conservant une sensualité naturelle qui se dégage de son trait généreux. « Aventures vénitiennes », premier tome de « Giuseppe Bergman », par Manara, aux éditions Drugstore, collection Roman graphique.

 

 

 

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12/01/2011

Tout est vanité / Borgia, T.4 / Jodorowsky, Manara / Drugstore

 

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Fin de cette saga familiale, cet album ressemble à une apothéose mettant en scène la déchéance d’une famille sans honneur qui recherchait la gloire par tous les moyens et qui aura poussé l’indécence et la crapulerie jusque dans ses derniers retranchements. Leur disparition était inéluctable. Les Borgia ont couru après le pouvoir, la gloire et l’immortalité pendant plusieurs générations. Ils seront d’une certaine manière parvenus à leur fin. Leur nom résonne encore aujourd’hui et pour longtemps dans la mémoire collective, tant ils auront marqué l’histoire de l’Italie et de l’Europe. La famille Borgia était minée par des tensions internes, des rancœurs menant inexorablement à des petits meurtres entre parents, des fratricides, des parricides, des infanticides… qui les ont conduits au suicide. Le témoin privilégié de ces événements a lui aussi mis fin à ses jours d’une atroce manière et ce sera l’épilogue de cette histoire dont il était le narrateur atterré. Jodorowsky nous a livré son interprétation de la vie dissolue des Borgia. Et, à travers cette terrifiante dynastie, il nous met en garde contre l’orgueil, la défiance, la précipitation, la manipulation dont les puissants usent pour assouvir leurs passions. Milo Manara était le traducteur graphique tout désigné pour exprimer au mieux ce déchaînement de passions. Superbe ! « Tout est vanité », quatrième et dernier tome de « Borgia », par Jodorowsky et Manara, chez Drugstore.

 

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09/08/2010

Le Parfum de l’invisible, T.2 (couleurs) / Manara / Drugstore

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Le mythe de l’homme invisible est né dans les Dialogues de Platon qui racontait l’histoire de Gygès le Lydien. Gygès avait un anneau d’invisibilité qui lui a permis d’assassiner le roi de Lydie après en avoir séduit l’épouse. Il prit dès lors le pouvoir. Il est amusant de lire dans ce récit que c’était d’un clic que l’anneau rendait invisible. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec Le Déclic, l’autre fameuse BD érotique de Manara. L’homme invisible a réapparu, si l’on peut dire, à la toute fin du dix-neuvième siècle, dans le roman de Herbert George Wells. Débarrassé du côté sexuel, l’homme invisible utilise un produit aux effets secondaires qui le rendent fou. Il perd par ailleurs tout sens moral, du fait d’échapper au regard des autres, à ce regard jugeant de la société. Désinhibé, loin de la morale sociale, l’homme devient un monstre. Dans Le Parfum de l’invisible, Milo Manara réintroduit la sexualité et lui donne même une place prépondérante. Une mixture à l’odeur de miel permet de rendre invisible toute personne qui s’en enduirait. De là vont arriver des situations torrides et fantasmatiques, mais aussi des scènes d’une violence digne du sado-masochisme. L’ensemble paraît un peu décousu et pêche par son rythme inégal, mais le dessin sensuel est un ravissement à chaque case. « Le Parfum de l’invisible », deuxième tome en couleurs, par Manara, aux éditions Drugstore.


 

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17/04/2010

Le Parfum de l'invisible, T.1 / Manara / Drugstore

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Le génie de Milo Manara en matière d’érotisme n’est plus à démontrer. Les superbes créatures féminines auxquelles il donne vie ne cessent d’éveiller en nous, lecteurs mâles, bien des fantasmes coquins. Bon nombre de lectrices avouent également trouver plaisir à lire Manara. L’auteur a trouvé la formule alchimique pour titiller la libido des deux sexes. Ici, nous suivons les excès d’une séduisante jeune feme surnommée Miel. Miel est à la recherche de Béatrice, une danseuse professionnelle dont elle est la secrétaire. Mais dans la chambre de sa patrone, elle trouve un homme qui s’y est introduit. Celui-ci la rassure en avouant la passion qu’il entretient pour Béatrice. Il enduit ensuite entièrement son corps nu d’une crème de son invention qui le rend invisible. Miel est une dévergondée et s’ingénie à exciter cet homme invisible mais visiblement puceau. Le scénario de cet album n’est pas des plus recherchés mais il comporte quelques développements inattendus. Son principal attrait réside dans cette astuce fantastique qui, dans les ébats sexuels, nous dévoile la femme dans tous ses états, sous toutes les coutures. Un grand moment de lecture érotique, inspiré par une idée de génie. Et aussi la rencontre d’une saveur et d’un parfum. Le premier tome du « Parfum de l’invisible », est paru aux éditions Drugstore, un des albums les plus réussis de Milo Manara, un maître en matière de sensualité.

 

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30/03/2010

Le Déclic, T.3 / Manara / Drugstore

En Amazonie, une secte organise ses activités dans une énorme coquille d’escargot. C’est un symbole riche de sens, qui évoque la régénérescence permanente, cyclique. La spirale se retrouve dans de nombreuses sociétés primitives ou évoluées en divers endroits de la planète. Le cycle de la vie est assuré par l’accouplement. Il est à noter que l’escargot est hermaphrodite. Mais trêve de considérations naturalistes. Dans cette forêt amazonienne, nous retrouvons Claudia, cette jeune femme de bonne éducation mais qui cache un naturel passablement dépravé. Il paraîtrait qu’un implant crânien lui stimule une zone hautement érogène lorsqu’il est activé par une commande à distance. Ce petit boîtier serait heureusement perdu. Claudia effectue un reportage sur cette fameuse secte de l’escargot. Ses adeptes se maintiennent dans un état pré-orgasmique constant qui favoriserait la communication avec l’univers. Le gourou est entouré de jeunes filles qui se masturbent sans cesse sans jamais atteindre l’extase. Nul besoin de préciser que cette BD s’adresse à un public averti. La succession de situations toutes plus affolantes les unes que les autres mettra assurément le lecteur en symbiose avec les adeptes de la secte. Le scénario n’est pas vraiment très développé. Par contre l’élégance du trait de Manara exalte le plaisir des yeux. « Le Déclic », troisième tome, par Manara, aux éditions Drugstore.

 

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