09/07/2012

L’île au trésor / Stassen, Venayre / Futuropolis

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De grands romans se révèlent intemporels tant ils gardent de leur pertinence au fil du temps. « L’île au trésor », de Robert Louis Stevenson, en fait partie. Ce roman d’aventures a inspiré et inspire encore de nombreux raconteurs d’histoires. Le personnage central, Long John Silver, est devenu la figure emblématique du pirate pur jus. Long John Silver est un grand gars, brillant aux épaules massives avec une grande barbe rousse et une béquille, drôle, incroyablement intelligent, et avec un rire qui roule comme de la musique, il a un feu et une vitalité inimaginables, qui emportent tout un chacun. Il y a chez lui une dualité marquée : de prime abord, Silver est un compagnon et un marin agréable, et ce n'est que lorsque l'intrigue se déploie que l'on découvre graduellement la vilainie de sa nature. Sa relation avec le gamin Jim est intéressante en ce qu'il lui sert de mentor et de figure paternelle, causant un véritable choc lorsqu'on découvre qu'il a fomenté la mutinerie, en particulier lorsque Jim doit l'affronter. Silver possède quelques vertus. Cette ambivalence se retrouve dans la transposition que fait Stassen en une histoire ancrée dans le contemporain, une chasse au trésor dans un quartier en démolition, avec une profonde réflexion sur le bien et le mal tels qu’ils se manifestent très concrètement dans notre quotidien. « L’île au trésor », par Stassen et Venayre, aux éditions Futuropolis.

 


M.Descornet

 

07:01 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : l’île au trésor, stassen, venayre, futuropolis |  Facebook |

04/10/2011

L’île au trésor / Enlevé / Pratt / Casterman

 

C’est un sublime objet que vous tenez dans les mains. Et dans cet album volumineux, deux histoires d’un des plus grands auteurs du siècle passé bénéficient d’une mise en valeur exceptionnelle. Bien sûr, le classique de Robert Louis Stevenson est bien connu. Cette histoire de pirate, archétype absolu du roman d’aventure,  a inspiré et inspire encore une belle brochette de raconteurs d’histoires de pirates. Hugo Pratt avait également été séduit par cette œuvre dense qui décortique le mécanisme du désir de possession, la vanité et sa futilité. Dans l’ombre de « L’île au trésor », le roman « Enlevé » mérite un coup de projecteur. Il s’agit de l’évocation d’une course épuisante dans les landes écossaises de deux héros, d’une amitié dépeinte avec ironie, de la découverte tout à la fois de la sauvagerie du monde et de la sauvagerie en soi-même que l’on se doit d’accepter. Cette ambigüité morale sert de moteur à la plupart des récits d’aventures. Stevenson a jeté les bases du genre, il en a tiré la quintescence et a su l’insuffler dans des personnages attachants, pris dans les tourments de la grande histoire. Stevenson évite les poncifs et imprime à son style une légèreté remarquable, un verbe imagé qui ne pouvait que séduire Hugo Pratt dans son adaptation en BD, à la fois fascinante et inquiétante. Une œuvre magistrale : « L’île au trésor », suivie de « Enlevé », par Hugo Pratt, aux éditions Casterman.

 

 

07:06 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : l’île au trésor, enlevé, pratt, casterman |  Facebook |

05/04/2011

L’île au trésor / Enlevé / Pratt / Casterman

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C’est un sublime objet que vous tenez dans les mains. Et dans cet album volumineux, deux histoires d’un des plus grands auteurs du siècle passé bénéficient d’une mise en valeur exceptionnelle. Bien sûr, le classique de Robert Louis Stevenson est bien connu. Cette histoire de pirate, archétype absolu du roman d’aventure,  a inspiré et inspire encore une belle brochette de raconteurs d’histoires de pirates. Hugo Pratt avait également été séduit par cette œuvre dense qui décortique le mécanisme du désir de possession, la vanité et sa futilité. Dans l’ombre de « L’île au trésor », le roman « Enlevé » mérite un coup de projecteur. Il s’agit de l’évocation d’une course épuisante dans les landes écossaises de deux héros, d’une amitié dépeinte avec ironie, de la découverte tout à la fois de la sauvagerie du monde et de la sauvagerie en soi-même que l’on se doit d’accepter. Cette ambigüité morale sert de moteur à la plupart des récits d’aventures. Stevenson a jeté les bases du genre, il en a tiré la quintescence et a su l’insuffler dans des personnages attachants, pris dans les tourments de la grande histoire. Stevenson évite les poncifs et imprime à son style une légèreté remarquable, un verbe imagé qui ne pouvait que séduire Hugo Pratt dans son adaptation en BD, à la fois fascinante et inquiétante. Une œuvre magistrale : « L’île au trésor », suivie de « Enlevé », par Hugo Pratt, aux éditions Casterman.

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