03/03/2012

La garde du sultan / Otomo, Takachiho, Takadera / Kana

 

La garde du sultan, Otomo, Takachiho, Takadera ,Kana

Ce recueil rassemble trois récits dessinés par Takadera et scénarisés soit par Otomo soit par Takachiho. Dans « Dog afternoon », le décès d’un chef de clan yakuza génère une lutte sournoise pour la succession entre plusieurs clans. La tension monte progressivement. Les rixes se multiplient gentiment pour soudainement se solder par un affrontement final explosif. Dans « Les lolitas sont là », nous assistons presqu’à une prise de conscience, ce moment charnière où des jeunes délinquants deviennent enfin adultes et se calment pour obtenir un précieux diplôme qui leur assurera un avenir. Ils en reste cependant toujours qui se complaisent dans une vie d’errance et de violence. Le troisième récit, qui donne son titre au bouquin, nous donne à découvrir les coulisses d’une garde rapprochée d’un sultan en visite au Japon mais que les autorités préfèreraient voir mort. Afin de sauver la face, ils doivent cependant assurer sa protection. Le compromis qui va permettre de concilier ces deux impératifs antinomiques c’est d’engager une équipe de bras cassés, des flics maladroits aux états de service déplorables, des champions de la bourde. Ces trois histoires courtes accusent un peu le coup des années. Leur parution originale date d’il y a près de trente ans. Cependant, le rythme est là, le style reste plaisant. « La garde du sultan », par Otomo, Takachiho et Takadera, aux éditions Kana.

 

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10/01/2012

Kuzuryu / Ishinomori / Kana

 

Ce manga est une brique de plus de six cents pages. Nous y suivons la quête de Kuzuryu, une homme qui n’a plus qu’un seul but dans la vie, découvrir qui sont les assassins de ses parents et le pourquoi du massacre dont il a été, jeune enfant, le seul rescapé. Kyzuryu est devenu apothicaire. Ce métier ambulant lui permet de glaner des informations partout dans le pays, de collecter des éventuels témoignages qui pourraient le mettre sur la piste des meurtriers. Son seul indice est un ornement, qu’il exhibe ostensiblement, en forme de dragon appelé Kuzuryu, nom dont il s’est d’ailleurs affublé. Il espère ainsi provoquer une réaction auprès de tout témoin potentiel ou même des coupables. A côté de son métier d’apothicaire, Kuzuryu soigne aussi le mal d’une autre façon, avec des moyens plus radicaux. Son père adoptif l’a initié à l’art du combat et au maniement des armes. Animé par la rage, il est devenu un expert en la matière. Malgré sa colère, Kuzuryu affiche une sérénité imposante. Derrière cette apparence humble, son cœur est sec. Il n’y a plus de place pour l’amour. Sa longue quête va pourtant ébranler cette rigidité. Cette BD allie la poésie à la violence en un amalgame savoureux, quoique parfois déconcertant. Toutes les rencontres qu’il fait nous apportent un éclairage nouveau sur sa personnalité, avec pour décor le Japon de la période Edo. « Kuzuryu », par Ishinomori, aux éditions Kana.

 

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