15/05/2011

Fifty-fifty / Jeremiah, T.30 / Hermann / Dupuis

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Un mourant sur son lit d’hôpital, une confidence, un sac de diamants dissimulé dans une ville inaccessible, inondée et infestée d’alligators, peuplée d’humanoïdes mutants, dans un monde dévasté. Le décor est planté, au milieu Jeremiah et Kurdy transformés en chasseurs de trésor se démènent pour mettre la main sur le précieux sac et le ramener, indemnes, à son propriétaire qui leur a promis un partage fifty-fifty. Sauf que cette promenade de santé se transforme en parcours du combattant et piège à rat. Cette palpitante quête est bien entendu l’occasion pour Hermann de suivre son fil rouge préféré et d’attirer notre attention sur les dangers d’une gestion irréfléchie des ressources naturelles de notre bonne vieille terre. Si nous ne modifions rien à notre comportement de consommateur, une catastrophe climatique majeure pourrait bien redessiner notre paysage planétaire, provoquant des cataclysmes répétés auxquels ne résisteront pas nos infrastructures, véritables fétus de paille à l’échelle du monde et des forces de la nature. S’ensuivra une inévitable désagrégation des structures sociales, une nouvelle donne qui favorisera l’émergence des théories les plus extrêmes, de l’autoritarisme, de l’exacerbation des antagonismes. Nos chances d’en sortir ? Bah, c’est fifty-fifty. « Fifty-fifty », trentième tome de « Jeremiah », par Hermann,aux éditions Dupuis.

 

M.DESCORNET

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fifty-fifty, jeremiah, hermann, dupuis |  Facebook |

22/02/2010

Le Petit chat est mort / Jeremiah, T.29 / Hermann / Dupuis / coll.Repérages

L’univers de cette série est un monde post-apocalyptique dans lequel vivrait une humanité livrée à ses propres vices et sa propre violence. C’est finalement un monde très semblable au notre, l’hypocrisie d’une charmante façade en moins. Jeremiah et son ami Kurdy sillonnent les routes et les paysages torturés allant où bon leur semble, s’arrêtant pour ravitailler ou pour partager un moment avec de la famille ou des amis. D’étape en étape, nous découvrons toute l’étendue de la cruauté et de la perversité humaines. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il y a encore des gens honnêtes et sages, et qui ne sont pas nécessairement des moutons ou de la chair à canon. Et puis, il y a des petits chats. Jeremiah et Kurdy rendent visite à de vieilles connaissances. Dans cette ville dont le cœur bât au rythme de l’exploitation d’une mine, la vie est rude. Jeremiah s’interpose dans une bagarre entre un ouvrier et le fils du propriétaire de la mine. Cela lui vaudra quelques ennuis, surtout que le fiston n’est pas un modèle de vertu. Il cause même le désespoir de son père. La force du vrai guerrier lui vient de l’humilité. Elle lui permet de rester fidèle à ses convictions. L’amitié aussi est un atout majeur. Quant au pauvre petit chat, il va mourir. « Le Petit chat est mort », vingt-neuvième tome de « Jeremiah » par Hermann, aux éditions Dupuis, collection Repérages.

 

BD commentée par Marc Descornet

12:08 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupuis, jeremiah, hermann, reperages, le petit chat est mort |  Facebook |