16/10/2011

Concurrence déloyale / Le Tueur, T9 / Jacamon, Matz / Casterman

 

L’image communément véhiculée du tueur professionnel s’approche du solitaire ténébreux habillé de noir, un homme méfiant, sans scrupules ni états d’âme, qui n’est intéressé que par l’argent, le sang et la violence, souvent un brin sadique. Le tueur de Jacamon et Matz diffère radicalement de ce cliché qui a paradoxalement la vie dure. Le tueur n’a pas de nom connu. S’il travaille de préférence en solitaire, il ne se formalise pas de la présence de co-équipiers. Consciencieux, c’est un des meilleurs et des plus sollicités. Il porte habituellement une tenue très décontractée avec une chemise à fleurs. Il a fondé un foyer, même si sa famille sort du commun. Sa compagne est originaire d’une tribu perdue du fin fond de l’Amazonie, une région menacée par la déforestation. Le tueur a des principes humanistes. Il se montre d’ailleurs très philosophe, s’adonnant à des réflexions anthropologiques profondes. C’est en poussant sa logique à l’extrême que le tueur en arrive à justifier ses activités meurtrières. Le tueur est entouré d’amis. Il a des projets ambitieux et pense à sa reconversion, comme de se mettre à son propre compte. Cet album déçoit un tantinet au sein de cette série de haut niveau. Il tourne un peu en rond autour des interrogations trop inconsistantes du tueur sur ses choix immédiats. « Concurrence déloyale », neuvième tome du « Tueur », par Jacamon et Matz, aux éditions Casterman.

 

 

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27/09/2010

L’ordre naturel des choses / Le Tueur, T.8 / Jacamon, Matz / Casterman / coll.Ligne rouge

 

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Le tueur est un professionnel implacable. Il assassine sur commande. L’exécution de ses contrats est soignée. Il fait mouche à tous les coups. Ses tarifs sont proportionnels à la qualité de ses services. Il n’a pas de nom. On l’appelle seulement le Tueur. Son visage, quoique humain, reste serein et impassible. Il ne ressent aucun remord pour ses victimes, hommes, femmes ou enfants, même si parfois des scrupules le titillent. Le tueur est un philosophe aussi. C’est d’ailleurs une profonde réflexion sur la vie et sur le sens de notre existence qui la dirigé vers ce métier si particulier et qui le conforte dans ce choix. Les travers de l’humanité n’ont aucune circonstance atténuante à ses yeux. Quant à la marche du monde, elle suit simplement l’ordre naturel des choses. De tous temps, la loi du plus fort s’est imposée, c’est une loi naturelle qui a pour corollaire une sélection tout aussi naturelle. Pour que les plus forts puissent vivre, il faut que les plus faibles meurent. Le tueur ne fait rien d’autre que d’appliquer cette loi. Cette superbe série ne faiblit pas. Le propos reste percutant, la mise en image y contribue grandement. Mais il devient temps que cette histoire qui s’étale sur plusieurs tomes arrive à sa conclusion. « L’ordre naturel des choses », huitième tome du « Tueur », par Jacamon et Matz, aux éditions Casterman, collection Ligne rouge.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

 

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28/12/2009

Le Commun des mortels / Le Tueur, T.7 / Jacamon, Matz / Casterman / coll.Ligne Rouge

Le Tueur est dans de sales draps. Sa vie est en danger. Il a traité avec des clients qui ne jouent pas franc jeu et ont décidé de sé débarasser de lui. Le pire c’est que deux camps veulent sa peau. Il n’en mène pas large. La fuite n’est pas une solution. Tôt ou tard, il se fera buter. Il connaît le métier. Il sait que si un contrat est conclu sur sa tête, il sera honoré. Sa seule chance de s’en sortir, c’est que les commenditaires renoncent ou soient éliminés. Il décide alors de tirer avantage de ce qui semble a priori un sérieux problème, à savoir le fait que la menace vienne de deux côtés. Il va dresser ses adversaires l’un contre l’autre. La partie n’est pas gagnée et risque bien de se solder par un meurtrier fiasco. Mais il n’a pas d’autre alternative. Il fait appel à des ressources telles que des contacts fiables et des amis sincères, au risque de les mettre en danger. Plus introspectif que les autres albums de la série, ce septième tome confirme l’excellent niveau de ce polar noir. Il démontre la capacité des auteurs de se renouveller en restant fidèle à leur univers et au héros. Le gain en consistance est appréciable. Le tueur devient plus humain à nos yeux, même si il n’en reste pas moins un froid calculateur, un assassin professionnel. « Le Commun des mortels », septième tome de « Le Tueur », par Jacamon et Matz, aux éditions Casterman, collection Ligne Rouge.

 

BD commentée par Marc Descornet

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