09/12/2011

Rue Saint-Honorez / Ils étaient dix, T.4 / Stalner / 12 bis

 

Jean-Baptiste Grassien est médecin de la grande armée napoléonienne, ou plutôt, il l’était. Car Napoléon s’est heurté aux rigueurs de l’hiver russe qui a décimé son armée et causé l’une des plus terrible débâcles de l’histoire militaire. Grassien a été pris dans cette tourmente. Lors de sa fuite et celle de ses compagnons, il a croisé la route de Morlaix, qui, loin de leur venir en aide, les a abandonnés, attachés à des arbres, en proie aux loups et aux soldats russes. Ils étaient dix. Huit ans plus tard, Grassien a survécu dans des conditions effroyables. Il a néanmoins rencontré l’amour en la personne d’une ravissante comtesse aveugle. Il est à présent à paris, à la recherche de Morlaix, qui vit sous un faux nom. L’heure de la vengeance a sonné. Pendant ce temps, Vidocq, le chef de la brigade de sureté, traque les bonapartistes, les amis de Grassien. La comtesse Maryana Gorlanov est aussi à Paris. Elle recherche Grassien. Bref, tout le monde cherche quelqu’un. Certains cherchent la vengeance ou la justice, ou la tranquillité, ou encore l’amour. Et c’est le lecteur qui trouvera de quoi vibrer sur les traces de Grassien, au gré de ses déboires. C’est de la grande aventure, mais aussi une histoire toute simple qui trouve un épilogue attendu, sans fausse sortie. « Ils étaient dix », voilà une histoire prenante, de facture classique, bouclée avec ce quatrième tome : « Rue Saint-Honorez » par Eric Stalner, aux éditions 12 bis.

 

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07/04/2010

Novgora / Ils étaient dix, T.2 / Stalner / 12bis

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Au terme de la campagne de Russie, les armées Napoléoniennes sont contraintes de retourner sur leurs pas. C’est la débâcle. Les soldats n’étaient pas préparés à la rudesse de cet hiver-la. Parmi les retardataires, un petit groupe hétéroclite tente vaille que vaille de rejoindre le gros de la troupe. Mais les embûches sont nombreuses et mortelles. Au départ, ils étaient dix, ils ne sont déjà plus que six. Et ce deuxième opus commence par un suicide. Les cosaques leur tendent un guet-apens. Parmi les rescapés, une jeune comtesse russe est libérée. Mais ses compagnons français sont faits prisonniers et emmenés. Malgré la promesse faite à la comtesse de bien les traiter, les cosaques les réduisent en esclavage. Ils ne sont plus que trois, dont un sérieusement affaibli et qui donne des signes d’une mort prochaine. Nous assistons alors à une belle démonstration du processus d’asservissement humain. Une pratique qui se répète à travers les âges et les civilisations. Le récit avance à un rythme soutenu jusqu’à accuser un relâchement net. Vers la fin, l’auteur raccourcit quelques années de souffrance en deux pages. Le lecteur ne s’en plaindra pas, car le troisième tome devrait conclure la série. Nul doute que nous aurons droit à un bel épilogue cohérent, porteur de sens, comme semble nous le promettre la scène finale de « Novgora », deuxième tome de « Ils étaient dix », par Eric Stalner, aux éditions 12bis.

 

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06/03/2010

Octobre 1812 / Ils étaient dix, T.1 / Stalner / 12bis

C’est la débâcle de la campagne de Russie. Les troupes napoléoniennes fuient précipitamment après avoir perdu près de cinq cent mille hommes. Ils laissent derrière eux les soldats blessés intransportables, les condamnant à périr. Une poignée de ces laissés-pour-compte décide de tenter sa chance avant l’arrivée des troupes russes. L’hiver est particulièrement rude et leurs moyens très réduits. Ils vont heureusement croiser la route d’un attelage et se joindre à ces autres fugitifs. Mais cette rencontre va rendre leur traversée de l’enfer blanc encore plus pénible. Le titre « Ils étaient dix » annonce bien la couleur. Ils étaient dix au départ, ils ne le seront plus à l’arrivée. Eric Stalner signe seul cette série prévue en trois tomes qui s’inscrit dans un contexte historique et géographique bien précis, campé par quelques éléments avec une économie de moyens, allant à l’essentiel. Quelques repères, et le tour est joué. Sinon, ce sont des arbres et de la neige. Le récit ne s’en trouve nullement déforcé car tout son attrait réside dans l’intrigue fouillée qui pourrait même être transposée dans un autre contexte. Là où le bât blesse, c’est dans les faciès des protagonistes, un peu trop similaires. Et comme ils sont nombreux, c’est gênant. Hormis ce petit défaut typique de Stalner, cette BD reste un divertissement captivant. « Octobre 1812 », premier tome de « Ils étaient dix », par Stalner, aux éditions 12 bis.

 

BD commentée par Marc Descornet

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