24/01/2011

Le Sang des innocents / Neige Fondation, T.1 / Convard, Adam, Poli, Hostache / Glénat

neige-fondation-1.jpg

La saga de « Neige » s’était achevée et avait connu un engouement certain. Il aurait été dommage de ne pas emboîter le pas à toutes les séries qui voient leur univers se décliner en séquelles en tous genres. Ici, ce sont les prémisses de l’histoire qui nous sont proposés. Tant d’éléments ont déjà été dévoilés dans la série originale qu’il ne nous reste pas grand-chose à nous mettre sous la dent. Le lecteur aura certes le plaisir de se replonger dans cette Europe enneigée suite à un cataclysme climatique, peuplée d’hommes et de femmes victimes de graves maladies dont une en particulier. De là se profile l’importance d’un sérum et la lutte pour en obtenir des doses, doses dont la production est l’apanage d’un petit groupe autarcique armé et bien protégé. Et puis, il y a des hordes de mutants, des cannibales affamés, des tueurs viscéraux, des bêtes féroces à l’apparence pourtant encore humaine. Le décor est planté. Les aventures d’un groupe de voyageurs peuvent à présent s’y dérouler. De facture très classique, le récit n’apporte rien de plus qu’un divertissement accessoire. Le lecteur avisé préférera nettement se replonger dans la série initiale, un pur chef d’œuvre qui se suffit à lui-même. Les autres se montreront peut-être plus indulgents et liront avec intérêt « Le Sang des innocents », premier tome de « Neige Fondation », par Convard, Adam, Poli et Hostache, aux éditions Glénat.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le sang des innocents, neige fondation, convard, adam, poli, hostache, glénat |  Facebook |

30/01/2010

Déluge / Clockwerx, T.2 / Hostache, Henderson, Salvaggio, Izu / Les Humanoïdes associés

Le steampunk est un genre qui se développe bien et se taille une bonne part du marché de la BD. Le steampunk est apparenté à de la science-fiction qui joue sur le décalage temporel. Ce genre s’inscrit tout particulièrement dans le contexte de la révolution industrielle, puis de l’époque victorienne, au dix-neuvième siècle en Angleterre. Cette période et l’ambiance particulière des quartiers mal famés de Londres ont d’ailleurs inspiré de nombreux auteurs, dont Jules Vernes est probablement l’un des plus illustres. L’essor des machines à vapeur, qui se dit « steam » en anglais, a marqué les esprits. Dans « Clockwerx », les auteurs imaginent des clocks, de gigantesques robots qui démultiplient la force des hommes qui les commandent. L’énergie qui permet cela s’appelle le luciferium. Ce minerai est présent en quantité dans le sous-sol de Londres. A la tête de la compagnie qui l’exploite se trouve Lord Oak, un sombre individu qui nourrit de noirs desseins. Un groupe de résistant s’est constitué pour contrer ses plans maléfiques. Ce qui dénote dans ce récit que l’on classe un peu trop vite dans un genre, c’est que, contrairement à la plupart des BD steampunk, nous évitons la débauche habituelle de combats titanesques. Même si les amateurs ne sont pas en reste, l’histoire n’est pas dénuée de sens. « Déluge », deuxième tome de « Clockwerx » par Hostache, Henderson, Salvaggio et Izu, aux Humanoïdes associés.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clockwerx, hostache, salvaggio, henderson, les humanoides associes, izu, deluge |  Facebook |

23/02/2009

Genèse / Clockwerx, T.1 / Henderson, Salvaggio, Hostache / Les Humanoïdes Associés

Le steampunk est un genre qui conquiert ses lettres de noblesse et attire un lectorat plutôt jeune. Cette BD s’inscrit pleinement dans ce courant mais s’adresse à un public bien plus large. Nous sommes en Angleterre au dix-neuvième siècle. Le sort des ouvriers est de plus en plus pitoyable face à l’introduction des machines dans l’industrie. Le port de Wapping Harbour à Londres est le théâtre d’une série de meurtre d’ouvriers démunis, contraints d’accepter des tâches harassantes. Une découverte sensationnelle attise l’appétit de leurs patrons. Le sous-sol de Londres regorge de luciferium, un carburant aux propriétés extraordinaires grâce auquel les clockwerx ont été développés. Il s’agit de gigantesques et puissants robots manœuvrés par des humains. Ils permettent d’augmenter sensiblement les cadences de production. Le luciferium est donc un enjeu stratégique. Alors, quand des rebelles mettent la main sur quelques clockwerx et les utilisent pour contrecarrer ces beaux projets, c’est toute la machine qui se grippe. Le contraste entre le décor londonien de l’époque victorienne et les robots futuristes donne tout son cachet à cette BD au rythme soutenu. L’installation des personnages et de l’intrigue laisse rapidement la place au développement du récit. « Genèse », premier tome de « Clockwerx » par Henderson, Salvaggio et Hostache, aux éditions Les Humanoïdes Associés.


BD commentée par Marc Descornet

07:30 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genese, les humanoides associes, clockwerx, hostache, salvaggio, henderson |  Facebook |