20/06/2012

Ellen / Destins, T.14 / Giroud, Durand / Glénat / coll.Grafica

destins14.jpg

 

Cet album est la conclusion d’une série concept qui nous aura trimbalé dans plusieurs directions, plusieurs destins qu’auraient pu vivre Ellen Baker, une femme militante engagée, mère de deux enfants, épouse d’un avocat aux dents longues. Ellen a commis une erreur de jeunesse qui la rattrape aujourd’hui. Elle a tué quelqu’un mais n’a jamais été identifiée. A présent, c’est une autre qui est accusée à sa place et qui risque la peine de mort. Face à ce dilemme, Ellen a fait un choix. Mais si elle en avait fait un autre, il n’est pas sûr que son destin aurait été radicalement différent. Ellen se trouve internée dans une institution psychiatrique. L’arrivée d’un nouveau directeur va provoquer un changement. Ellen s’ouvre à lui. Les événements qui vont suivre provoquent une prise de conscience libératrice qui va offrir à Ellen un nouveau destin, à moins que ce ne soit tout simplement celui qui était tracé pour elle depuis le début. Cette série se conclut par un message maintes fois ressassé mais qui mérite de l’être. Par contre, au bout de quatorze albums, on a envie de se dire « tout ça pour ça ?! » ; avec le sentiment que tout aurait pu être dit efficacement sans infliger au lecteur de telles dépenses et avec des albums de qualité parfois médiocre. Heureusement, Michel Durand replace graphiquement la barre très haut pour ce quatorzième tome de « Destins », « Ellen », scénarisé par Giroud, aux éditions Glénat, collection Grafica.


M.DESCORNET

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ellen, destins, giroud, glénat, grafica |  Facebook |

13/01/2012

La prison / La vengeance / Destins, T.12 & T.13 / Sicomoro, Pellejero, Giroud, Richaud, Makyo / Glénat / coll.Grafica

 

Voici les derniers pas vers la conclusion de cette série bâtie sur un concept déconcertant. Une femme, Ellen, est placée face à un choix difficile. Soit elle assume une erreur tragique de jeunesse et perd tout ce qu’elle a, en causant le désespoir de sa famille, soit elle ne fait rien est doit vivre avec l’exécution d’une innocente sur la conscience. Au départ de cette situation, Frank Giroud a imaginé développer plusieurs histoires selon le choix qu’aurait fait Ellen, plusieurs destins possibles se réalisent alors dans des albums parallèles qui sont amenés à converger vers une conclusion unique. Après un départ interpellant, les différentes ramifications s’avèrent fort inégales en qualité et laisse une impression très mitigée, pour ne pas dire peu convaincante. Le dernier tome devra vraiment apporter un épilogue époustouflant pour faire pardonner les égarements des autres épisodes. L’utilité narrative de certains laisse franchement dubitatif. Quant aux styles graphiques, ils se situaient parfois aux antipodes l’un de l’autre, avec de grosses déceptions de dessinateurs confirmés. Heureusement, avec ces douzième et treizième tome de « Destins », Sicomoro et Pellejero livrent tous deux une excellente performance. Les scénarios de Giroud, Richaud et Makyo se défendent également bien. « La prison » et « la vengeance » aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la prison, la vengeance, destins, sicomoro, pellejero, giroud, richaud, makyo, glénat, grafica |  Facebook |

22/12/2011

Destins/ T.10 : Le mur / T.11 : L’ancêtre / Giroud, Germaine, Goethals, Matz, Béhé / Glénat

 

Nous arrivons tout doucement a terme de cette série concept. Les fils du destin commencent donc à se rejoindre pour Ellen. Cette femme au passé tourmenté a reconstruit sa vie. Elle a fondé une famille avec un homme influent à l’avenir prometteur. Ils ont deux enfants. Ellen consacre sa vie professionnelle aux causes humanitaires, comme pour se racheter d’une faute. Ellen n’a pourtant pas la conscience tranquille. Ses actes de jeunesse ont conduit une innocente dans le couloir de la mort. Ellen doit à présent faire un choix, soit se livrer à la justice et assumer son passé au risque de causer la détresse de sa famille, soit laisser commettre une injustice et malgré tout oser se regarder devant un miroir et continuer à inculquer des valeurs à ses enfants. Au-delà de ces deux voies, d’autres dilemmes se présenteront forcément. D’autres décisions cruciales détermineront son destin, ou plutôt les multiples possibles de son destin. Mais au final, l’issue est toujours fatale. Il n’y a aucun mystère quant au terme de la vie. Nous finissons tous par mourir. Ce qui compte, c’est ce que nous faisons entre les deux moments clés de notre existence, notre naissance et notre décès. Nous sommes capables de maîtriser notre destinée. Notre vie nous appartient totalement. « Destins, tome 10 : Le mur, et tome 11 : L’ancêtre », par Giroud, Germaine, Goethals, Matz, et Béhé, aux éditions Glénat.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : destins, le mur, l’ancêtre, giroud, germaine, goethals, matz, béhé, glénat |  Facebook |

08/12/2011

L’Angélus / Giroud, Homs / Dupuis / coll.Secrets

 

L’Angélus ,Giroud, Homs , Dupuis ,Secrets

Les secrets de famille enveniment souvent les relations sur des générations successives. Il sont parfois si bien enfouis qu’ils distillent leur poison insidieusement. Dans le cas de Clovis Chaumel, c’est une réminiscence ténue qui pointe le bout de son nez. Tout s’est déclenché lors d’une visite impromptue au musée d’Orsay. Clovis s’y est rendu sur une impulsion inexpliquée. Devant une toile de Millet, l’Angélus, Clovis est soudainement pris d’un malaise. Il entreprend alors de mener une enquête sur ce tableau représentant un couple de paysans en prière devant un panier de fruits. Salvador Dali vouait une véritable fascination à ce tableau. Il prétendait que le panier, surpeint, dissimulait en réalité un cercueil d’enfant. Les rayons X ont donné raison à Dali. Ce fait troublant inspire des pistes à Clovis, d’autant plus que sa maman refuse de répondre à ses questions sur un éventuel enfant mort-né. Cette quête de vérité va transformer Clovis. Il abandonne son emploi de pâle représentant de commerce. Il se rapproche équivoquement de la prof d’art plastique de son fils. Sa femme, excédée, le pousse à partir et il élit domicile dans une camionnette. En plus, il a un myélome et aucun donneur de moëlle. Ce récit méticuleusement construit, d’une lisibilité étonnante, est servi par une mise en page et un dessin semi-réaliste époustouflants. « L’Angélus », par Giroud et Homs, aux éditions Dupuis, collection Secrets.

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l’angélus, giroud, homs, dupuis, secrets |  Facebook |

21/02/2011

Le Testament du prophète / Le Légataire, T.5 / Giroud, Meyer, Béhé / Glénat / coll.Grafica

legataire 5.jpg

Issue de la série générique « le Décalogue », cette BD nous propose de suivre Merwan Khadder, un personnage secondaire très attachant. Merwan était un jeune endoctriné par des islamistes radicaux. Sa foi a commencé à vaciller lorsqu’il a croisé la route d’un homme devenu la cible des extrémistes. Cet homme menait une quête pour découvrir la vérité liée à une sourate méconnue du prophète Mahomet, écrite sur une omoplate et accompagnée d’autres objets authentiques. Ces écrits prônent la paix et pourraient bien réconcilier toutes les religions. Les islamistes mettent tout en œuvre pour détruire ces preuves de leur imposture. Merwan est soutenu dans sa quête par le successeur tout désigné du pape. Les moyens mis à disposition par le Vatican lui apportent un avantage incontestable. Pourtant, c’est surtout sa détermination, ses facultés d’analyse et ses connaissances grandissantes qui vont lui permettre d’atteindre le but. A la clé, il y a non seulement l’enjeu de paix universelle, mais aussi la promesse d’une nouvelle vie pour ce terroriste repenti. La conclusion de ce récit nous réserve un joli pied de nez, l’aboutissement d’un cheminement philosophique désarmant de simplicité, éminemment logique et pragmatique. « Le Testament du prophète », cinquième tome du « Légataire », par Giroud, Meyer et Béhé, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le testament du prophète, le légataire, giroud, meyer, béhé, glénat, grafica |  Facebook |

09/02/2011

Destins / T.8: Family Van / T.9: Le Procès / Giroud, Malnati, Bonifay, Berlion, Lapière / Glénat

destins 9.jpg

« Destins » est ce qu’on appelle une série concept. Frank Giroud se profile comme un spécialiste du genre. Sa série « Le Décalogue » avait produit l’effet d’un événement éditorial majeur. Le succès a engendré des séquelles, des sous-séries s’attachant à l’un ou l’autre personnage, mais aussi des séquelles purement éditoriales avec reprise du concept de concept. Ce choix revêt un sérieux risque car le public doit se montrer réceptif, ouvrir largement sa bourse ou casser sa tirelire pour acquérir la bonne dizaine d’albums qui forment un tout et qui sont publiés à un rythme soutenu. Cette rapidité de publication satisfait le lecteur avide de connaître la suite. Le revers de la médaille, c’est la disparité des styles graphiques. Car produire une telle quantité ramassé sur un laps de temps restreint nécessite la délégation à plusieurs dessinateurs. Conserver un unité relève dès lors du vrai défi. Ces deux tomes concomitants relèvent le gant avec talent. Le trait précis et fluide de Malnati défend bien le « Family Van » de Bonifay. Et Berlion s’empare remarquablement de l’écriture narrative engagée de Lapière dans « Le Procès ». Ce sont les huitième et neuvième tomes très réussis de « Destins », aux éditions Glénat, un série imaginée et supervisée par Giroud.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : destins, family van, le procès, giroud, malnati, bonifay, berlion, lapière, glénat |  Facebook |

08/12/2010

Page noire / Giroud, Lapière, Meyer / Futuropolis

page-noire.jpg

Carson Mc Neal figure parmi les écrivains à succès promis à une longue vie dans la mémoire collective, contrairement à bien des succès éphémères qui inondent les rayons des libraires le temps d’une gloire aussi scintillante qu’illusoire, puis disparaissent aussitôt dans les limbes de l’inconnu. Carson Mc Neal se profile comme un écrivain à l’étoffe d’un Hemingway, un homme qui puise dans son vécu que l’on devine tourmenté une inspiration inépuisable, complexe et attrayante. Cet attrait, Kerry Stevens, une jeune critique littéraire, le ressent plus profondément que le commun de lecteur. Bien sûr, son métier et un regard entraîné lui laissent entrevoir tout le potentiel de Mc Neal, mais il y a là aussi une fascination déraisonnée qui va la pousser à dépasser certaines limites. Carson Mc Neal se retranche derrière un anonymat bien gardé. Rare sont ceux qui connaissent sa véritable identité et encore moins sa résidence. Kerry mène une enquête minutieuse et, à force d’audace, parvient à localiser l’écrivain ermite. Elle n’est pas déçue. L’homme se révèle d’agréable compagnie, même s’il dissimule une part d’ombre que l’on devine terrifiante. Cette très belle BD évoque avec beaucoup d’intelligence les dessous du processus de création littéraire, tout en nous proposant un polar surprenant et des personnages taillés au scalpel. « Page noire », par Giroud, Lapière et Meyer, aux éditions Futuropolis.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : page noire, giroud, lapière, meyer, futuropolis |  Facebook |