19/03/2010

Les Naufragés du temps, T.9 & T.10 / Gillon / Glénat / coll.Grafica

La planète Terre est en danger. Depuis mille ans, un organisme a colonisé la totalité de sa surface et provoqué d’horribles mutations à l’espèce humaine. En prévision de ce terrible fléau, les hommes du vingtième siècle avaient envoyé dans l’espace un homme et une femme, Christopher et Valérie, afin qu’ils perpétuent l’espèce. Mais en mille ans, la donne a changé. L’humanité n’a pas été exterminée. Nombre de survivants ont assuré un peuplement suffisant, sur d’autres planètes. Seuls les malheureux resté à la surface de la Terre ont subi les dommages irréversibles. A présent, il est question de détruite le globe infecté, à défaut d’avoir pu éradiquer l’immonde créature qui l’a envahie. Il reste pourtant un espoir ténu. Ce sont Christopher et Valérie qui en détiennent la clé. Ce récit en deux tomes clôt la série. Les huit épisodes précédents nous balançaient d’un coin à l’autre de l’univers sans véritable but, au gré de l’humeur de Christopher et surtout de sa soif inconditionnelle de liberté. Mais pour cet épilogue, il semble que les événements se précipitent, que l’éternel cheminement auquel nous nous étions habitué se voie soudainement doté d’un but ultime. Ce revirement laisse le lecteur dubitatif. Reste le travail graphique remarquable de Paul Gillon. Ainsi s’achève une saga unique : « Les Naufragés du temps », aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

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22/01/2010

Les Maîtres-rêveurs / Le Sceau de Berselek / Ortho-Mentas / Les Naufragés du temps T.6 T.7 T.8 / Gillon / Glénat / coll.Grafica

Rare sont les séries de science-fiction qui auront tant marqué les lecteurs que ces incroyables « naufragés du temps ». Les aventures intersidérales de Christopher Cavallieri sont nées il y a plus de quarante ans sous la plume de Jean-Claude Forest et de Paul Gillon. Puis Gillon a ensuite continué seul. La qualité de son graphisme extrêmement soigné et précis fait encore l’admiration aujourd’hui, notamment avec ses nouvelles œuvres. « Les Naufragés du temps » ont inspiré d’autres séries. Citons la saga interminable mais passionnante du « Vagabond des Limbes » dont l’esprit est très proche. Mais revenons à nos naufragés. Chris parcourt des mondes étonnants, des planètes hostiles. Il rencontre des créatures et des civilisations extraordinaires. Et tout cela avec un flegme et un détachement qui forcent l’admiration, surtout pour un Terrien cryogénisé mille ans auparavant. Dans les tomes six à huit, il vit des péripéties exaltantes et troublantes, notamment sur trois planètes très proches, qui interagissent en osmose et dont la faune et la flore ont trouvé un équilibre épatant. Trois nouvelles rééditions de cette anthologie sont parus dans l’esthétique collection Grafica des éditions Glénat : « Les Maîtres-rêveurs », « Le Sceau de Berselek » et « Ortho-Mentas », un récit complet dans la série « Les Naufragés du temps » de Paul Gillon.

 

BD commentée par Marc Descornet

11/06/2009

L’Univers cannibale / Les Naufragés du temps, T.4 / Forest, Gillon / Glénat / coll.Grafica

La réédition d’un des monuments de la BD de science fiction a ce léger goût de suranné qui plaît aux nostalgiques. Mais ce qui est surprenant avec « Les naufragés du temps », c’est que notre sentiment de lecteur est partagé. Dès les premières pages, on oublie le temps passé et on se plonge ou replonge dans cet univers très particulier imaginé par Forest et Gillon, cet univers décalé à cheval entre le sérieux un peu kitch d’un feuilleton et l’humour grinçant, voire caustique, très discret, qui donne ce petit supplément d’âme à la série et qui contribue à lui assurer sa longévité. Une remise en couleurs soignées achève de convaincre. L’idée de départ est assez banale, un homme et une femme perdus dans l’espace dans des caissons cryogéniques se réveillent mille ans plus tard mais pas au même endroit. Christopher va alors déployer toute son énergie pour retrouver Valérie, dont il est d’ailleurs amoureux. Mais dans sa quête, Chris va croiser d’autres femmes très attirantes et succomber à leur charme. Ces écarts vont lui valoir la jalousie de Valérie qui va se muer en une haine féroce. Les aléas de l’histoire vont les balader d’un monde à l’autre, d’une planète à un trou noir. Ce quatrième opus les emmène dans les entrailles d’un lombric gigantesque qui digère les voyageurs imprudents. « L’Univers cannibale », « Les Naufragés du temps » par Forest et Gillon, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

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