27/08/2012

Les terres basses / Seuls, T.7 / Vehlmann, Gazzotti / Dupuis

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Un monde déserté, figé, dépourvu d’adultes. Des enfants seuls, laissés à leur triste sort. Des événements mystérieux et une menace sourde et permanente. Voilà quelques-uns des ingrédients clés de cette série attachante bien qu’inquiétante. Le premier cycle avait permis de comprendre ce qui avait engendré cette situation. En réalité, les enfants sont morts et l’endroit dans lequel ils évoluent à présent est une sorte de purgatoire. Il leur est impossible d’en échapper. Et y mourir a pour conséquence d’y ressusciter. Le deuxième cycle, commencé avec l’album précédant, approfondit le questionnement et la découverte des subtilités de cet univers oppressant. Les choses se compliquent. Non seulement, les relations interpersonnelles se révèlent aussi féroces que dans la vraies vie, mais en plus de nouveaux dangers font leur apparition. Des enfants zombies aux yeux rouges tentent de s’emparer des presque-survivants. Quant à la ville, elle s’enfonce inexorablement. Une course contre la montre s’engage. Il s’agit de trouver le moyen de fuir vers les zones en hauteur qui deviennent de plus en plus inaccessibles. Cette série qui s’adresse aux jeunes ados innove constamment et finement. Si la menace s’intensifie, la tendresse trouve aussi une place grandissante et surprenante dans « les terres basses », septième tome de « Seuls », par Vehlmann et Gazzotti aux éditions Dupuis.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les terres basses, seuls, vehlmann, gazzotti, dupuis |  Facebook |

25/06/2010

Au Coeur du Maelström / Seuls, T.5 / Vehlmann, Gazzotti / Dupuis

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C’est la fin du mystère sur l’étrange solitude de ce groupe d’enfants livrés à eux-mêmes dans une ville désertée, dépourvue de tout adulte, mais peuplée d’animaux au comportement inquiétant, voire agressif. Les supputations allaient bon train quant à l’explication que les auteurs allaient bien pouvoir livrer aux lecteurs. Apocalypse, catastrophe écologique, invasion extra-terrestre, vaste blague, passage dans une dimension parallèle, royaume des morts, trouble de la perception, tournage d’un film de science-fiction, méga illusion, … les hypothèses les plus folles ont été avancées. Tant les enfants que les adultes attendaient avec impatience le dénouement de cette série au suspense savamment entretenu, d’autant plus que l’un des héros principaux, le meneur du groupe, s’est fait violemment tuer à la fin du quatrième tome. La découverte de son corps déjà partiellement dévoré par les corbeaux confirme la montée en puissance dramatique du récit. La désignation d’un nouveau chef va entraîner un déblocage de la situation mais une nouvelle montée d’adrénaline. Si la promesse d’une explication est effectivement tenue, les éléments susceptibles de relancer l’intrigue s’accumulent au fil des pages. Et la fin annonce un deuxième cycle que l’on espère aussi palpitant que le premier. « Au Coeur du Maelström », cinquième tome de « Seuls », par Vehlmann et Gazzotti, aux éditions Dupuis.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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25/07/2009

Des lendemains sans nuage / Meyer, Gazzotti, Vehlmann / Le Lombard / coll.Signé

Cet album paru il y a quelques années bénéficie d’une réédition au sein de la prestigieuse collection Signé, un peu comme une reconnaissance des auteurs en tant que grands noms du neuvième art. Fabien Vehlmann est un scénariste de qualité, habitué aux histoires bien enlevées, originales, qui font bien ressentir le plaisir de l’écriture. Quant à Ralph Meyer et Bruno Gazzotti, leurs styles graphiques, bien que présentant quelques similitudes, ont admirablement évolué. Dans ce one shot d’anticipation, nous suivons les tentative d’un homme de modifier l’avenir de notre société. Il est vrai que ce futur est peu encouragenat. Le monde est asservi par un certain F.G.Wilson qui est arrivé à se fins de manière très incidieuse. Wilson a apporté un confort technologique à l’humanitéqui confère une certaine forme d’immortalité. Vu le succès et en évolution logique, des puces décuplant nos facultés sont implantées dès la naissance. Elles comportent une clause qui tombe sous le sens interdisant de nuire à Wilson, sous peine de chocs cérébraux insupportables. Ce scénario de départ ressemble au succès de Bill Gates et de son système d’exploitation. L’exlpoitation des gens, voilà surtout le thème récurrent de cette excellente BD composée de plusieurs sous-récits édifiants. « Des lendemains sans nuage », par Meyer, Gazzotti et Vehlmann, aux éditions Le Lombard, collection Signé.

 

BD commentée par Marc Descornet

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