03/11/2011

Crépuscule / Dead life, T1 / Gaudin, Urgell / Soleil

 

Les histoires de zombies ont la cote et se multiplient aussi vite qu’une épidémie létale. « Dead life » commence dans le quotidien le plus commun. Un couple part rechercher son fils chez les grands-parents. Tout bascule lorsque le grand-père découvre la disparition d’un calice antique. Le gosse a joué avec et ne l’a pas remis à sa place. Le pépé furieux saisit un fusil et part sur le champs cherche sa précieuse relique. Mais il est trop tard, le calice a déjà été bu jusqu’à la lie, et c’est l’hallali qui commence. Les zombies mordent, déchiquettent, dévorent sauvagement. Ils se multiplient rapidement. Les survivants fuient frénétiquement et tentent d’alerter le reste de l’humanité pour circonscrire au plus vite la zone contaminée et empêcher un catastrophe de grande ampleur. Le style graphique ne convainc pas pleinement même si les couleurs sauvent quelque peu la sauce. Le dessinateur semble s’inspirer du trait percutant de Charlie Adlard dans « Walking dead », au lieu d’explorer des zones plus personnelles et tout aussi efficaces. La construction du récit se laisse apprécier, jouant habilement des ressorts narratifs pour un résultat épatant. Quatre tomes devraient boucler cette série qui ne fait aucune concession. Il y a fort à parier que personne n’en réchappera, aussi cruel que cela puisse être. « Crépuscule », premier tome de « Dead life », par Gaudin et Urgell, aux éditions Soleil.

 

19:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crépuscule, dead life, gaudin, urgell, soleil |  Facebook |

29/10/2011

Phoenix, T2 / Gaudin, Peynet / Soleil

 

Le graphisme est très plaisant, à la fois précis, détaillé, et léger, efficace. De temps à autre apparaît une distorsion dans la qualité, par exemple lors d’un angle en plongée, mais l’ensemble se défend plus qu’honorablement. Ce qui compte surtout dans ce type de récit rythmé et prenant, c’est la lisibilité, la facilité de compréhension qui permette au lecteur d’être emporté par l’histoire. Et là, le contrat est pleinement rempli. Sur une île du Pacifique, un incident s’est produit, une expérience a mal tourné et a causé la mort étrange de nombreux habitants. Un groupe d’enfants s’en est miraculeusement sorti. Nous retrouvons l’un d’eux une petite trentaine d’années plus tard. Jon est devenu un traducteur-interprète reconnu. Sa vie se déroule admirablement bien jusqu’au jour où de violents maux de tête l’assaillent. Ce phénomène frappe indistinctement, sans cause apparente. Et il n’est pas le seul à vivre ce genre d’expérience douloureuse. La clé de cette énigme pourrait bien être détenue par Fincher, un vieil homme interné dans une institution psychiatrique. Ancien scientifique, il semble obnubilé par des visions cauchemardesques. Et puis, il y a encore un énigmatique meurtrier à la seringue. Et aussi Suzan, une aide soignante attentionnée qui aimerait bien comprendre. Ce thriller fantastique contemporain fait monter l’angoisse du lecteur d’un cran supplémentaire avec ce deuxième tome de « Phoenix », signé Gaudin et Peynet chez Soleil.

 

19:23 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phoenix, gaudin, peynet, soleil |  Facebook |

27/10/2010

Absences / Phoenix, T.1 / Gaudin, Peynet / Soleil

 

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« Phoenix » évoque, dans nos référents culturels, un oiseau fabuleux de la mythologie, symbole de l’immortalité, il serait capable de renaître de ses cendres. « Phoenix », c’est aussi le nom d’une ville en Arizona, aux Etats-Unis. Nous ne saurons pas d’amblée à quoi se rapporte le titre générique de cette nouvelle série prévue en cinq tomes. L’intrigue se développe en Californie, pas en Arizona. Quant à l’oiseau mythique, il est lié à la couleur pourpre, mais c’est une lueur verte qui illumine le ciel en ce jour fatidique. Ce qu’il s’est passé, on devine que c’est une expérience scientifique, mais aucune autre précision ne nous est donnée, ni d’ailleurs aux habitants des zones limitrophes. Ils ont seulement reçu l’injonction de se cloîtrer chez eux au moment de l’expérience. Mais un groupe d’enfants n’a pas respecté le timing. Ils ont été exposés à la lueur verte. Vingt-six ans plus tard, l’un d’eux est en proie à des insomnies violentes. La lumière verte y est bien évidemment pour quelque chose. Parallèlement, en d’autres lieux, une lumière verte fait imploser un téléviseur devant un vieillard rabougri, vissé sur sa chaise. Lorsque l’infirmière tente de le déplacer, il prend la mouche et entre dans une colère noire, mobilisant une force herculéenne. « Absences », premier tome rudement bien ficellé de « Phoenix », une série mystérieuse à souhait, par Gaudin et Peynet, aux éditions Soleil.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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