20/10/2011

L’imagination au pouvoir / Jour J, T6 / Pécau, Duval, Mr Fab / Delcourt / coll.Neopolis

 

Mai soixante-huit constitue un des moments de notre histoire contemporaine. La France gaulliste se voit bousculée par un mouvement de libération des mœurs d’une ampleur et d’une force exceptionnelles. De longs affrontements se solderont par des changements certes mais pas de l’envergure que le potentiel en place aurait pu générer. Les scénaristes Pécau et Duval prennent pour postulat que les choses auraient pu prendre un autre tournant si le Général De Gaulle s’était crashé dans un accident d’hélicoptère. Les protestataires auraient pris le dessus, en mettant en déroute avec des lance-rockets les chars lancé à la reconquête de Paris aux mains des insurgés. En définitive, le visage de la capitale française présente quelques années un relief déroutant. Sur les façades austères ont germé des excroissances aux allures psychédéliques. Le Centre Beaubourg ne fait nullement l’apologie de l’industrie toute puissante mais celle de la liberté et de l’imagination au pouvoir. Dans ce contexte, une alliance des gauches se profile, sous l’égide de Daniel Cohn-Bendit. Les services secrets américains tentent d’influer sur la politique en approchant Jacques Chirac. Mais c’est François Mitterand qui deviendra Président. Une BD fouillée, mais un peu fouillis aussi : « L’imagination au pouvoir », sixième tome de « Jour J », par Pécau, Duval et Mr Fab, aux éditions Delcourt, collection Neopolis.

 

 

 

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01/10/2011

Nouméa-Tchamba / Carmen McCallum, 11 / Emem, Duval / Delcourt / coll. Neopolis

 

Carmen McCallum est une mercenaire parmi les plus douées de sa génération. Elle vend ses services et ne s’encombre pas trop d’états d’âmes, du moins elle essaie de ne pas guider ses choix en fonction des sentiments. Pourtant, elle va vivre ici un cas assez lourd de conflit moral. Prise au piège par une intelligence artificielle dénommée Dommy, Carmen se trouve enrôlée malgré elle dans une mission à caractère écologique. Dommy emmène virtuellement Carmen dans une présentation 3D des agissements de Gasprod, une compagnie qui exploite des gisements d’hydrates de gaz grâce à une technologie expérimentale. Le problème, c’est que Gasprod s’apprête à lancer l’exploitation de manière incontrôlée et que cela a toutes les chances d’entraîner une catastrophe majeure, pas moins que l’engloutissement de la Nouvelle-Calédonie. De nombreux intérêts financiers ou stratégiques sont en jeu, qui incluent ceux d’une amie de Carmen. D’où les réticences de la mercenaire. Pour la contraindre à accomplir une mission de sabotage, Dommy lui a implanté un nano-inhibiteur dans le cerveau. Cette série d’action et de science-fiction tient d’album en album toutes ses promesses de qualité, avec un accent écologique. « Nouméa-Tchamba », onzième tome de « Carmen McCallum », par Emem et Duval, aux éditions Delcourt, collection Neopolis.

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10/01/2011

Jour J / T.3 : Septembre rouge / T.4 : Octobre noir / Duval, Pécau, Calvez / Delcourt / coll.Série B

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Mille neuf cent dix-sept est une année charnière dans l’histoire de l’humanité. C’est l’année où le régime tsariste de Russie est renversé par la révolution communiste menée par Lénine et Trotsky avec, dans leur sillage, Staline, un homme de poigne qui attend son heure. La révolution d’Octobre est une conséquence directe du conflit armé qui secoue la planète depuis trois ans. Et si l’Allemagne avait réussi son coup de force et que la France avait capitulé après avoir perdu la bataille de la Marne ; l’histoire aurait pris un tout autre tournant. C’est le postulat uchronique pris par les auteurs. A partir de là, la résistance s’organise depuis l’Algérie avec à sa tête Clémenceau et ses fameuses brigades dites « du Tigre ». Parmi ces brigadistes, Samuel Blondin fait bonne figure. Brillant commissaire, il doit accomplir une mission périlleuse qui pourrait bien peser lourd dans le déroulement des événements en Europe et dans le monde. Blondin doit accompagner un célèbre anarchiste français du nom de Jules Bonnot, rendu tristement célèbre pour ses nombreux méfaits jusqu’à l’extermination de la terrible bande à Bonnot. Cet anarchiste terroriste a survécu. Clémenceau lui propose d’accomplir un acte héroïque en rachat des ses crimes passés. « Jour J » tome 3 : « Septembre rouge » et tome 4 : « Octobre noir », par Duval, Pécau et Calvez, aux éditions Delcourt, collection Série B.

 

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22/09/2010

La Grande escroquerie / Le Casse, T.4 / Duval, Quet / Delcourt

 

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Les Sex Pistols sont considérés comme le groupe de rock qui a lancé véritablement le mouvement punk, avec leur irrévérence affichée envers la monarchie anglaise et l’ordre établi. En mille neuf cent septante sept, les célébrations en l’honneur du jubilée de la reine Elisabeth deux ont été l’occasion pour les Sex Pistols de se faire remarquer lors d’un concert donné sur un bateau au milieu de la Tamise, en face du Parlement britannique. Comme à chaque représentation du groupe, la violence s’invite à la fête et tout dégénère complètement. Les forces de police sont sur le pied de guerre. Parallèlement, et non loin de là, un échange se déroule entre trafiquants. Le feu et le plomb vont aboyer plus fort que les Sex Pistols. Le sang coule. Plusieurs jeunes restent sur le carreau. Parmi les policiers, il en est un qui assouvi un désir personnel d’en découdre avec ces dépravés de punks. Le décor est planté. L’irrémédiable mécanique diabolique va emporter les protagonistes dans un engrenage mortel. Ce récit allie avec brio des faits véridiques et une fiction d’un réalisme rare. Quant au graphisme, assez particulier, il oscille entre descriptif et émotif, avec une remarquable constante de style. Une BD à dévorer en écoutant à s’en arracher les tympans : « Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols ». « La Grande escroquerie », dans la série « Le Casse », par Duval et Quet, aux éditions Delcourt.

 

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05/07/2010

Paris, secteur soviétique / Jour J, T.2 / Pécau, Duval, Séjourné / Delcourt / coll.Neopolis – Série B

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Le six juin mille neuf cent quarante quatre, le débarquement des troupes alliées en Normandie s’est soldé par un fiasco. L’élément déterminant a été la météo exécrable. Cela n’a heureusement pas empêché la chute du régime nazi et la libération des pays envahis par l’armée du Troisième Reich. Mais ce sont les chars russes qui sont arrivés les premiers à Paris et non les américains. Dès lors, le partage des zones d’influence en deux blocs distincts n’a pas le visage que nous montrent les livres d’histoire. C’est le postulat des auteurs qui partent d’un fait marquant, déterminant, de notre histoire, et imaginent ce qui aurait pu se passer si le destin en avait décidé autrement. La capitale française est divisée en deux, il y a Paris Est et Paris Ouest, et au milieu un mur. Paris Est est la capitale de la république populaire de France. Le régime communiste tente de mettre fin aux agissements d’un criminel sanguinaire. Un agent occidental est envoyé en renfort. Mais derrière cette mission anodine se trame un redoutable jeu stratégique d’espionnage. Ce récit admirablement mis en images se révèle tout à fait vraisemblable. De nombreuses figures connues y jouent un rôle cohérent. Un régal uchronique : « Paris, secteur soviétique », deuxième tome de « Jour J », par Pécau, Duval et Séjourné, aux éditions Delcourt, collection Neopolis – Série B.

 

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29/03/2010

Atomium-Express / Nico, T.1 / Berthet, Duval / Dargaud

Que s’est-il passé dans le désert de Roswell le trois juillet mille neuf cent quarante sept ? Officiellement, un ballon sonde se serait écrasé. Rien de bien extraordinaire. Mais d’aucuns prétendent qu’il s’agissait d’une soucoupe volante et que l’armée américaine a voulu maquiller cette découverte pour en tirer profit. Une avancée technologique sans pareil lui aurait assuré la suprématie sur l’Union soviétique, en pleine guerre froide. Que se serait-il passé si les Etats-Unis avaient révélé cette vérité ? L’humanité toute entière aurait bénéficié d’un essor de l’industrie. Surtout qu’en réalité, ce n’est pas une seule soucoupe volante qui s’est écrasée, mais bien deux, une à Roswell et une en Sibérie, plaçant Russes et Américains à égalité. Au départ de cette hypothèse, les auteurs de cette BD résolument kitsch construisent un scénario bien compliqué. Ils conservent le contexte historique que nous connaissons mais lui impriment des modifications qui découleraient des avancées scientifiques extra-terrestres. Vingt ans après les deux crashes, la guerre froide est toujours intense mais tout notre environnement se décline à la mode kitsch, typique des années soixante et septante, mais poussée à l’extrême. Bel exercice de style ! Ce premier tome de « Nico » démarre très fort, peut-être un rien trop fort car il a une petite tendance à désarçonner le lecteur. « Atomium-Express », par Berthet et Duval, aux éditions Dargaud.

 

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09/06/2009

Vendetta / Carmen Mc Callum, T.9 / Emem, Duval / Delcourt / coll.Série B

Comme à l’accoutumée malgré un changement de dessinateur, cet album démarre dans l’action pour ne plus relâcher la tension jusqu’à sa conclusion. La vengeance est au coeur de ce récit. Carmen Mc Callum veut avoir la peau de celui à qui elle doit d’avoir perdu son visage. Ceci dit, sa reconstruction faciale est une parfaite réussite et lui va à ravir. Remise d’aplomb, Carmen n’a pas perdu de temps. Elle est devenue la garde du corps d’un riche industriel qui doit croiser la route de son homme à abattre. Une mécanique bien huilée, un plan infaillible, va lui permettre d’atteindre sa cible. Ce meurtre a en réalité un double objectif, d’une part assouvir sa vengeance, et d’autre part, même si elle prétend le contraire, prouver que sa valeur de tueuse professionnelle sur le marché du crime est intacte. Après une période de convalescence, Carmen a effectivement retrouvé toutes ses facultés et ses ressources, notamment en technologie de pointe. L’ingéniosité des armements est une des marques de fabrique de cette excellente série cyber-punk. Les autres points forts de cette BD sont avant tout la personnalité insaisissable de l’héroïne, sans parler de ses formes de rêve, et bien sûr une intrigue sans faille servie par un graphisme superbe. « Vendetta », neuvième tome de « Carmen Mc Callum », par Emem et Duval, aux éditions Delcourt, collection Série B.


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