06/09/2012

Saga Valta / T.1 / Dufaux, Aouamri / Le Lombard

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C’est l’histoire d’un homme du grand Nord, les contrées des fiers Vikings. Cet homme est épris de la fille d’un Chef. Mais ce puissant chef de clan s’oppose à leur union. Pour échapper au courroux du père de sa bien-aimée, le valeureux guerrier mais néanmoins bâtard doit lutter contre la colère des hommes et aussi contre celles des créatures de légende. L’amour, la fureur, le courage… autant de leitmotivs qui animent cette saga nordique qui a la couleur de « Thorgal », la saveur de « Thorgal », l’odeur de « Thorgal », mais qui n’est pas « Thorgal ». Par contre, les lecteurs qui aiment « Thorgal » sentiront un vrai bonheur les envahir à la lecture de « Saga Valta », tant le même souffle épique lui donne vie, tant on y retrouve cette quête intense d’un homme qui doit faire preuve d’abnégation pour obtenir la reconnaissance des hommes et retrouver son aimée et l’enfant qui venait de naître au moment où ils ont du se séparer dans la douleur. Et puis, il y a ces intrigantes tombées sous le charme du héros maudit et qui usent de malice pour arriver à conquérir l’objet de leur désir. Dufaux signe un scénario audacieux car éminemment casse-gueule, et il s’en sort avec honneur. Le travail graphique et de mise en pages de Aouamri achève de convaincre de la cohérence du projet. « Saga Valta », premier tome d’une nouvelle série de haute volée, signée Jean Dufaux et Mohammed Aouamri, aux éditions Le Lombard.

 

 

M.Descornet

 

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22/08/2012

Conquistador / T.1 / Dufaux, Xavier / Glénat / coll.Hors collection

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Les auteurs de la sublime série « Croisade » changent radicalement de latitude et nous emmènent dans un autre univers fait de fureur et de sang, celui des conquistadores, au temps où Hernán Cortès convoitait les trésors de l’empereur aztèque Moctezuma. Hernando Royo fait partie de ces hommes chargés de s’emparer du trésor d’Axayacat, le père de Moctezuma. L’apparente docilité des Aztèques s’explique par leur croyance en l’immortalité des envahisseurs espagnols, qu’ils considéraient comme des dieux. Pourtant ces dieux sont bel et bien des hommes, animés de cupidité de surcroît. C’est d’ailleurs ce qui est reproché à Cortès par la Couronne espagnole qui le soupçonne de vouloir s’enrichir personnellement au détriment du royaume. Une expédition punitive est en route pour intercepter Cortès. Le temps presse donc, et Hernando Royo doit mener à bien sa mission au plus vite, assisté de Catalina Guerero, une femme au caractère bien trempé et au  physique de rêve. Cette touche de sensualité rehausse la saveur de ce récit déjà bourré de testostérone, cultivant les thèmes de prédilection du duo d’auteur, férus de mystère fantastique sur fond historique. Le superbe traitement graphique se décline tant dans les couleurs que dans la mise en page. « Conquistador », premier tome, par Jean Dufaux et Philippe Xavier, aux éditions Glénat, collection Hors collection.

 

 

M.Descornet

 

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09/01/2012

Sybille, jadis / Croisade, T.6 / Dufaux, Xavier / Le Lombard

 

Il y a un démon en terre sainte. Les soldats chrétiens sont victimes de tueries en plein cœur de la cité. Une petite musique se fait entendre et se sont des dizaines de passants qui affluent et convergent vers le petit groupe de croisés qui fait son shopping. Très vite, c’est le massacre. Puis les assassins reprennent tranquillement leurs occupations. Cette scène se reproduit à plusieurs reprises. Le chef d’orchestre est un personnage hirsute qui se fait appeler Hakim le Noir. Il voue une haine indéfectible envers les envahisseurs venu d’Europe. Si cette histoire résonne étrangement à nos oreilles, près de dix siècles plus tard, c’est que nous ne pouvons pas nous empêcher de faire un parallèle avec les événements qui secouent le monde actuellement et plus particulièrement le terrorisme islamiste. George Bush évoquait d’ailleurs le terme de croisade dans sa rhétorique belliqueuse du bien contre le mal. Ici, le démon ne se nomme pas Ossama ben Laden mais le Quad’J. C’est une entité maléfique qui prend possession d’un corps et dispose de pouvoirs destructeurs effroyables. Un pouvoir destructeur d’une autre nature est incontestablement la séduction. Gauthier de Flandres attend justement sa séduisante sœur Sybille qui vient le rejoindre à Jérusalem. « Sybille, jadis », sixième tome de « Croisade », par Dufaux et Xavier, aux éditions Le Lombard.

 

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21/11/2011

Excentric club / Lady Elza, T.1 / Dufaux, Wurm / Glénat / coll.Grafica

 

Une magnifique demeure au milieu d’un vaste domaine dans la campagne britannique inaugure cet album plaisant à l’oeil. Deux gentlemen devisent tranquillement au coin du feu. Le graphisme ligne claire de Philippe Wurm s’inspire sans complexe des ambiances très british de « Blake et Mortimer ». Par contre c’est une héroïne qui s’impose dans cet environnement fortement teinté de misogynie. En fait d’héroïne, il s’agit d’une femme libre, au caractère bien trempé, surprise dans le lit d’un homme adultère et poursuivie par la vengeance de l’épouse trahie. Lady Elza s’exile au vert et se voit proposer d’intégrer le très sélect Excentric club, une bande de mystiques qui croient aux fantômes. Refermons cette BD sans en dévoiler l’intrigue, et ouvrons les pages du « Diamant sombre », une des plus remarquables aventures de « Bob et Bobette ». Il y est question d’un diamant maléfique et d’un inquiétant personnage du passé enfermé dans une tour qui n’apparaît qu’en certaines circonstances et pendant un temps restreint. Nous retrouvons ces éléments au fort pouvoir évocateur dans cette nouvelle série de Jean Dufaux, riche en références choisies avec soin ; ceci pour notre plus grand bonheur de lecteurs friands à la fois de légèreté et de développements surprenants. « Excentric club », premier tome de « Lady Elza », par Dufaux et Wurm, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

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01/02/2011

La Revanche des cendres / Murena, T.8 / Dufaux, Delaby / Dargaud

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L’histoire de Rome a connu de grands bouleversements. Elle a durablement marqué l’évolution de l’Europe. Parmi les événements les plus terribles, le gigantesque incendie que a ravagé des quartiers entiers reste dans la mémoire collective comme un des actes criminels de l’empereur Néron. Mais si Néron avait effectivement des projets architecturaux grandioses et élaborait bel et bien des plans pour raser et reconstruire une bonne partie de la ville de Rome, il n’aurait probablement pas mis le feu pour contourner les écueils diplomatiques ou la vindicte populaire. C’est le parti pris par Dufaux et Delaby qui nous proposent leur interprétation des événements. Leur héros, Murena, serait à l’origine du déclenchement de l’incendie. Tout l’album relate dans les menus détails l’effroyable brasier, la panique des habitants pris au piège des flammes, l’écroulement des bâtiments, les règlements de comptes en pleine fournaise, la misère, le deuil, la souffrance dans les décombres fumants. Ils nous est même donné de voir comment Néron fait face à la catastrophe, son geste généreux qui contraste avec l’image communément véhiculée. La progression dramatique ne souffre d’aucun défaut. Le dessin subjugue. « Murena » s’affirme décidément comme une BD d’exception, avec ce huitième album remarquable en tous points : « la Revanche des cendres », par Dufaux et Delaby, aux éditions Dargaud.

 

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31/12/2010

Le Pavillon des plaisirs / Djinn, T.10 / Dufaux, Miralles / Dargaud

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Alors que l’Inde est encore sous le joug du colonisateur britannique et que des tensions montent un peu partout dans le pays, un jeu d’influence prend une tournure nouvelle. Le prince est fiancé à une jeune fille ravissante et intelligente qui a toutes les qualités mais un défaut de taille cependant, puisqu’elle est la fille du principal opposant à l’occupant anglais. L’autorité de tutelle tente de le localiser et de le capturer afin de le réduire au silence, car son influence grandit de jour en jour. Sa fille constitue un appât de taille. Le prince est tout acquis à la cause des britanniques et représente un levier inestimable. Il est donc tout naturellement le centre des enjeux de part et d’autre. La mère du prince, en porte à faux avec les opinions de son fils, fait appel à une Djinn pour faire pencher la balance. Elle lui demande de fournir des armes à sa future belle-fille. Commence alors une éducation très particulière, celle du plaisir charnel, qui permet aux femmes d’envoûter les hommes, de le contraindre à leurs caprices, de les soumettre à leur volonté, par le moyen le plus trivial, mais aussi le plus efficace, par la faiblesse la plus remarquable des hommes. Une superbe BD aux ambiances érotisantes peintes dans un tourbillon de couleurs enivrantes; une intrigue à la fois diplomatique et sensuelle ; un petit bijou aux éclats multicolores : « Le Pavillon des plaisirs », dixième tome de « Djinn », par Dufaux et Miralles, chez Dargaud.

 

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22/12/2010

Loup / Le Bois des vierges, T.2 / Dufaux, Tillier / Delcourt

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Il était une fois.... une petite fille qu'on appelait Chaperon Rouge, on lui avait donné ce nom parce que sa maman lui avait fait un très joli bonnet rouge. Et, à l'époque, les bonnets s'appelaient des chaperons. Au village, quand on la voyait arriver, on disait: Tiens voilà le Petit Chaperon Rouge. Un jour, elle se perdit dans une sombre forêt. Elle entendait les cris des loups qui tournaient autour d’elle. Le vent soufflait. Tout à coup, elle aperçut l'éclat lointain d'une lumière. Elle avança entre les arbres sur un chemin. Le vent tomba. Elle arriva devant un immense palais illuminé. Personne ne vint l'accueillir. Il y avait un jardin de roses rouges d'une grande beauté. La plus délicate, la plus rouge et la plus jolie des roses faisait penser à Belle, une jeune fille à la beauté radieuse. Tout à coup, le ciel devint noir. La terre trembla, les oiseaux s'envolèrent. On entendit un hurlement de douleur et de rage. C’est alors qu’une créature monstrueuse apparut, une bête humanoïde poilue de la tête aux pieds... Vous aurez reconnu une évocation de deux contes parmi les plus populaires, d’une part « Le Petit Chaperon rouge », d’autre part « La Belle et la Bête ». « Le Bois des vierges » s’en inspire, d’une toute autre manière, bien plus inventive, palpitante, lourde de sens, en un hommage habile autant qu’inédit. Une prouesse narrative et graphique : « Loup », deuxième tome du « Bois des vierges », par Dufaux et Tillier, aux éditions Delcourt.

 

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