26/01/2011

A la poursuite du Griffon d’or / Ric Hochet, T.78 / Tibet, Duchâteau / Le Lombard

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Tibet nous a quitté il y a peu. Le septante-huitième tome des aventures de Ric Hochet est resté inachevé sur sa table à dessin. Les éditions du Lombard ont choisi de le publier tel quel, même si Tibet avait exprimé son souhait de voir les aventures du reporter détective se poursuivre après sa disparition. Cet album fait donc figure d’exception. C’est un hommage aussi à ce dessinateur talentueux, d’une régularité et d’une constance remarquables. Le premier jet des planches est publié en vis-à-vis de leur version définitive, encrée mais pas mise en couleurs. Au fil des pages et de la progression dans l’album, les finitions se font plus rares. Les décors n’apparaissent plus. Puis ce ne sont que des masses disposées dans l’espace, avec quelques traits et l’ébauche plus poussée de l’un ou l’autre personnage, d’une expression, d’une situation. Enfin, la conclusion de l’enquête est résumée en quelques lignes pas le scénariste. Cette occasion rare de découvrir le travail de recherche graphique et les étapes de la réalisation d’une BD se déguste ici avec délectation. Le lecteur ne perd pour autant rien de l’intensité de l’intrigue. Le plaisir est donc double, sans effacer l’omniprésent sentiment de regret lié à la disparition soudaine de Tibet. Il avait un sacré coup de crayon. « A la poursuite du Griffon d’or », septante-huitième tome de « Ric Hochet », par Tibet et Duchâteau, aux éditions Le Lombard.

 

BD commentée par Marc Descornet

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12/04/2010

Ici 77 ! / Ric Hochet, T.77 / Tibet, Duchâteau / Le Lombard

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Ric Hochet a accepté de jouer son propre rôle dans une série télévisée. L’acteur principal est en passe de se faire assassiner. Ca fait partie du scénario. Il ne cache pas sa rancœur de se voir ainsi mis à l’écart de la production. L’ambiance sur le plateau est délétère. Peu de temps après, une fausse interview de l’acteur sur le carreau mais vraie caméra cachée se transforme en vrai meurtre du malheureux qui termine ainsi sa carrière. Vu les remous causé par cet assassinat, il est question d’arrêter le tournage. Mais un avertissement parvient aux journaux, menaçant d’abattre d’autres personnes, au hasard dans la foule si la série s’arrête. De plus le meurtrier impose le scénario. Le carnage va continuer. Les messages que reçoit Ric Hochet sont des sortes de rébus composés des titres de ses différentes aventures parues dans les septante-six albums précédents. Et justement, le criminel qui dicte à Ric ses faits et gestes se fait appeler « septante-sept ». Tibet et Duchâteau s’amusent à se délester facticement de la destinée de leur personnage. Cette petite fantaisie scénaristique colle bien avec le tournant amorcé il y a déjà une bonne douzaine d’albums. Beaucoup de fans ont alors décroché ou ont continué à lire par habitude. D’autres apprécient cette faculté d’auto-dérision. Libre à vous de vous faire votre opinion. « Ici 77 ! », septante-septième album de « Ric Hochet », par Tibet et Duchâteau, au Lombard.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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10/11/2009

Terreur / Duchâteau, Follet / Le Lombard / coll.Signé

Des millions de visiteurs ont poussé les portes du musée Madame Tussauds depuis leur ouverture il y a deux cents ans, une popularité jamais démentie. Ce succès est d’abord dû à l’insassiable curiosité des gens. Il faut remonter au temps de la Terreur, à Paris, pour connaître les origines du musée. A l’époque, Marie Tussaud tente de survivre comme tant d’autres aux effroyables exécutions bien souvent arbitraires. Marie dispose d’une matière première abondante pour prendre des moules des visages des guillotinnés, avec la complicité du bourreau. Mais les ennuis vont ariver et la menace devenir oppressante. Marie Tussaud s’est vue contrainte de prendre la fuite en Angleterre. C’est là qu’elle mis sur pied une exposition itinérante des reliques et des effigies des héros de la Révolution. Puis elle étendit son catalogue de célébrités. À une époque où les nouvelles étaient communiquée en grande partie par le bouche à oreille, l’exposition Madame Tussauds était une sorte de journal en trois dimensions, donnant un éclairage unique sur les événements mondiaux. Après des années d’errances, Marie finit par ouvrir son musée permanent. L’incommensurable talent de René Follet, un artiste trop discret, se donne à voir et à revoir avec admiration dans cette BD d’exception dont chaque case est un tableau fait de sensibilité et de beauté harmonieuse. « Terreur », par Duchâteau et Follet aux éditions Le Lombard, collection Signé.

 

BD commentée par Marc Descornet

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