06/08/2012

La conjuration de Bohème / Caroline Baldwin, T.16 / Taymans, Drèze, Schierer / Casterman

baldwin16.jpg

 

André Taymans, fait partie de ces dessinateurs talentueux qui bouclent un album plus vite que leur ombre. Ca se ressent d’ailleurs aussi très fort dans le rythme du récit. L’efficacité prime, ce qui n’empêche nullement les séquences destinée à donner une empreinte, un style, une ambiance. Taymans s’inspire en cela des techniques utilisées dans les séries américaines depuis des décennies et qui font toujours leurs preuves. Il s’agit d’un focus de quelques images sur un geste apparemment anodin tel qu’allumer ou jeter une cigarette, se servir un verre, rêvasser… C’est un moment de respiration et aussi une manière de détourner l’attention, ou d’amener une transition. André Taymans, qui maîtrise à merveille tous ces codes, s’adjoint ici l’aide de deux acolytes, Erwin Drèze et Raphaël Schierer, qui se font tout aussi discrets qu’efficaces. Cet album est la conclusion d’un diptyque dans lequel l’enquêtrice Caroline Baldwin est aux prises avec un ennemi de l’ombre. Elle doit déjouer un complot dont elle ne connaît pas la cible. Il n’y a rien à redire sur cette BD calibrée avec précision, si ce n’est un minuscule bémol quant à la rapidité avec laquelle elle se dévore. Ce qui laisse bien entendu un sentiment de frustration, jusqu’au prochain épisode. « La conjuration de Bohème », seizième tome de « Caroline Baldwin », par Taymans, Drèze et Schierer, aux éditions Casterman.

 

 

M.Descornet

 

20:02 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la conjuration de bohème, caroline baldwin, taymans, drèze, schierer, casterman |  Facebook |

08/07/2010

Le Châtiment / Lefranc, T.21 / Martin, Delperdange, Drèze, Taymans / Casterman

lefranc21

Jacques Martin est décédé mais ses personnages lui survivent grâce à une équipe fournie de scénaristes et de dessinateurs. Malheureusement, la qualité des uns et des autres est inégale. Nous en avons encore un bel exemple avec ce nouvel épisode. Si le duo Drèze – Taymans est très convaincant au niveau du graphisme, conforme à la série, le bât blesse sérieusement du côté du scénario. Delperdange se montre peu investi de son sujet, maladroit dans ses développements, et nous livre une histoire pesante, touffue, farcie de scènes inutiles et de raccourcis malencontreux. Le thème n’atteint pas non plus des sommets d’originalité. Guy Lefranc assiste à la remise des Oscars à Hollywood, une cérémonie perturbée par des fanatiques religieux. Ils reprochent à ce haut lieu de l’industrie cinématographique de sombrer dans la luxure et la dépravation. Ils annoncent de manière prophétique un châtiment qui s’abattra sur la ville. En fait de volonté divine, c’est surtout sous la forme d’une bombe que le bras vengeur de dieu accomplira cette funeste prédiction. La cible est le barrage qui surplombe Hollywood. Hautement dispensable, cet album garnira pourtant les rayons de la bibliothèque de tout fan de Jacques Martin qui se respecte. Il serait temps que les auteurs leur témoignent plus de respect. « Le Châtiment », vingt et unième tome de « Lefranc », par Martin, Delperdange, Drèze et Taymans, aux éditions Casterman.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

12:21 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : martin, casterman, taymans, dreze, delperdange, lefranc, le chatiment |  Facebook |