01/09/2012

Déserteur / Brit, T.2 / Kirkman, Rathburn, Brown / Delcourt / coll.Contrebande

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Robert Kirkman est un des scénaristes américains les plus courtisés du moment. La série « Walking dead », adaptée en série télévisée, connaît un beau succès. Parmi ses autres séries comics, « Invincible » revisite l’univers des super-héros, incontournable de la culture US. Et comme sa manière de voir plaît à un lectorat de plus en plus étoffé, Kirkman se fait plaisir en offrant leur propre série à plusieurs personnages clés de « Invincible ». Brit en fait partie. Cet homme est incassable ; c’est son pouvoir, couplé à une force phénoménale mais pas exceptionnelle. Son apparente invincibilité ne l’empêche pas de vieillir. Alors que son âge avancé lui vaudrait une retraite bien méritée, Brit continue à rempiler et à servir son pays dans la lutte contre les super-méchants. Seulement, voilà, son moral va en prendre un coup lors d’un événement particulièrement éprouvant. Et là, il raccroche. C’est sans compter sur les ambitions d’un scientifique qui a la ferme intention d’exploiter Brit jusqu’au bout, quitte à le sacrifier pour procéder à des expériences de clonage. Les choses se compliquent d’autant plus que la sœur un peu déjantée de Brit s’affirme de plus en plus. Et Brit, devenu papa, s’inquiète du devenir de sa petite famille. « Déserteur », deuxième tome de « Brit », par Kirkman, Rathburn et Brown, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.

 

 

M.Descornet

 

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09/08/2012

Le dernier rempart / Super Patriote, T.1 / Kirkman, Walker / Delcourt / coll.Contrebande

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Pour ceux qui connaissent Captain America, Super Patriote en est une sorte d’équivalent, mais doté de membres bio-ioniques, là où Captain possède un bouclier. Super Patriote est le résultat d’une expérience menée par les scientifiques nazis pendant la seconde guerre mondiale. Ils voulaient créer un surhomme, ce qui a réussi sur Johnny Armstrong, un prisonnier américain. Evidemment, le cobaye n’a eu aucun mal à venir à bout de ses tortionnaires. Mais les nazis ont poursuivi leurs recherches et ont pu créer HakenCreuz, un autre homme à la force herculéenne. Les deux hommes s’affrontent, l’un pour le bien des Etats-Unis, l’autre pour la revanche de l’Allemagne nazie. La technologie sophistiquée des Allemands leur a aussi permis de sauver le cerveau d’Adolf Hitler et de le greffer sur le corps d’un grand singe, puis de l’intégrer à une armure électromécanique robuste. Une fois cette résurrection menée à bien, les nazis s’apprêtent à reconquérir le monde. Mais cette fois, ils ont bien l’intention de se débarrasser au préalable de leur pire menace, Super Patriote. Johnny n’est plus tout jeune, même si son corps possède encore des capacités étonnantes. Cette BD constitue un agréable divertissement sans grande prétention. « Le dernier rempart », premier tome de « Super Patriote », par Kirkman et Walker, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.

 

 

M.Descornet

 

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03/07/2012

Le journal de Jonathan Harvester / Les Fabriques de la mort, T.1 / Slocombe, Martin, Froissard / Delcourt

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Pendant la seconde guerre mondiale, d’abominables atrocités ont été commises sur des prisonniers dans les camps de concentration au nom du progrès de la science. Les crimes contre l’humanité du régime nazi nous sont bien connus. Ce qui l’est moins, ce sont ceux de l’allié japonais de l’Allemagne. Des centaines de milliers de personnes ont péris, victimes d’expérimentations à grande échelle, surtout en Mandchourie, région sur laquelle des largages bactériologiques ont été effectués. Des expérimentations sur des cobayes humains, des civils et des prisonniers de guerre, ont aussi été pratiquées comme des vivisections sans anesthésie ou des recherches sur diverses maladies comme la peste, le typhus et le choléra en vue de les utiliser comme armes bactériologiques. Cette BD repose sur cette réalité historique, et notamment sur la tenue d’un procès qui a condamné ces crimes de guerre et contre l’humanité, mais elle prend aussi pas mal de libertés. Nous sommes dans les années nonante. Jonathan Harvester est un journaliste scientifique anglais. Il se rend au Japon afin de recueillir des informations sur les travaux du professeur Muraki, un éminent spécialiste du sang. Ce sujet intéressant aurait pu bénéficier d’un développement narratif plus fouillé ou plus rythmé. « Le journal de Jonathan Harvester », premier tome des « Fabriques de la mort », par Slocombe, Martin et Froissard, aux éditions Delcourt.

 


M.Descornet


 

02/07/2012

Le jour du baptême / La Licorne, T.4 / Gabella, Jean / Delcourt / coll.Machination

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Le seizième siècle en Europe a vu l’avancée de nombreuses disciplines scientifiques. Parmi elles, la plus noble est bien sûr la médecine. L’un des plus éminents médecins de ce temps fut Ambroise Paré. Ce praticien de génie a choisit le terrain le plus rude pour exercer, les champs de bataille. Les guerres et autres conflits armés ne manquaient pas, avec leur corollaire inévitable de mutilés en tous genres. Ambroise Paré met au point des techniques de ligatures, qui offrent plus de chance aux victimes que la cautérisation, surtout en cas d’amputation. C’est ce médecin hors pair qui endosse le rôle principal dans cette BD historico-fantastique. L’Europe est en proie à un fléau, un virus destructeur dont le seul antidote connu est aux mains de l’Eglise. Ceux qui veulent survivre se voient contraints d’adhérer à la religion. Ambroise Paré tente par tous les moyens de localiser la Licorne, une créature à la source de l’antidote. Il est aidé par d’autres créatures impressionnantes, complètement décharnées, et qui rappellent l’univers de la chirurgie. Cette série envoûtante se conclut ici de manière magistrale, réservant aux lecteurs un surprenant épilogue, sans concession. « Le jour du baptême », quatrième tome de « La Licorne », par Gabella et Jean, aux éditions Delcourt, collection Machination.


M.Descornet

 

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28/06/2012

Croque-mort / Tony Chu, T.3 / Layman, Guillory / Delcourt / coll.Contrebande

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Tony Chu est un cibopathe, ce qui signifie qu’il est capable de déterminer la provenance de n’importe quel aliment rien qu’en y goûtant. Cette particularité est fort appréciée de son employeur, la Food and Drug Administration. Il n’a pas son pareil pour déceler les restaurants qui servent du poulet ou n’importe quel autre type de volaille alors que c’est strictement prohibé. Car le monde est pourri, et les volailles, surtout le poulet, sont infestées de germes. Tony Chu doit pourchasser les criminels les plus endurcis. Il est appelé à résoudre des crimes par la même méthode que celle qu’il utilise pour démasquer les resquilleurs, en goûtant la viande des macchabés. Il parvient ainsi à retracer les circonstances du crime et à identifier les coupables. Cette faculté a un inconvénient majeur. Il est impossible pour Tony de mastiquer le moindre aliment sans voir sa provenance, ce qui en lui coupe l’appétit instantanément. Fort heureusement, il fait la connaissance d’Amélia, une journaliste culinaire experte dans l’art de restituer les saveurs avec des mots. C’est la femme parfaite. Leur idylle s’annonce bien. C’est sans compter sur un orteil soigneusement conservé par Tony dans son congélateur. Une série déjantée à souhait, absolument savoureuse. « Croque-mort », troisième tome de « Tony Chu », par Layman et Guillory, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.


M.Descornet

 

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27/06/2012

La première lettre / Dégruel, Kipling / Delcourt

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Rudyard Kipling, l’auteur du Livre de la Jungle, a écrit de nombreuses nouvelles sur des thèmes déconcertants. « La première lettre » en fait partie. C’est l’histoire d’une petite fille qui va, par un concours de circonstances, inventer l’écriture pour communiquer avec un homme qui ne parle pas sa langue. Ce premier essai de langage scriptural va donner lieu à un quiproquo hilarant qui aurait pu se terminer de manière tragique. Heureusement, nous savons aujourd’hui que cet épisode méconnu du Néolithique aura engendré une belle et longue aventure de transmission du savoir et des émotions. Et c’est une petite fille espiègle qui en est à l’origine. C’est peut-être l’occasion d’évoquer cette sublime expérience qui a vu le jour en Inde et qui fait des émules un peu partout dans le monde, celle de l’université des va-nu-pieds. Cette université accueille uniquement des personnes qui n’ont pas faits d’études, qui n’ont aucun diplôme mais qui pourtant sont porteuses de connaissances et de savoir-faire. Elles sont en réalité des professionnelles dans leur domaine. Cette façon d’aborder la transmission a débouché sur des réalisations concrètes surprenantes. Elle rend à chaque personne sa vraie valeur, loin du dictat des diplômes. Ce retour aux sources a de quoi inspirer, tout comme « La première lettre », par Yann Dégruel, superbe adaptation dessinée du texte de Rudyard Kipling, chez Delcourt.


M.Descornet

 

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18/06/2012

Deuil et espoir / Walking dead, T15 / Kirkman, Adlard / Delcourt / coll.Contrebande

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Dans l’épisode précédent, une communauté réfugiée dans un quartier barricadé a du faire face à une invasion de zombies. Lors des combats, plusieurs personnes sont mortes. Rick est un policier, pour autant que cela signifie encore quelque chose dans un monde dévasté. Il survit et se bat pour préserver sa famille et la communauté dont il a pris naturellement la direction. Ses pires ennemis ne sont pas les zombies mais bien les membres de la communauté, en proie aux dissensions internes, aux conflits humains tels qu’ils ont toujours existés mais qui prennent dans ce contexte une dimension bien plus dramatique. Rick tente de maintenir la cohésion du groupe. Il agit dans ce but, et avec les moyens nécessaires, mêmes s’ils sont parfois radicaux. Mais petit à petit, Rick se rend compte qu’il existe un ennemi encore plus redoutable que les zombies ou ses compagnons, c’est l’homme qu’il est en train de devenir. Et puis, son fils a été gravement blessé à la tête. Rick a déjà perdu sa femme. Il ne lui restera aucune raison de continuer si son fils meurt. Cet épisode confirme l’énorme qualité de la série. Il y a une véritable cassure dans la perception que Rick a de lui-même et de ce que devient son fils. Ce ne sera pas sans conséquence sur les développements futurs. « Deuil et espoir », quinzième tome de « Walking dead », par Kirkman et Adlard, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.


M.DESCORNET

 

 

 

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