01/11/2011

L’ogre, le zazou, la résistance / Catacombes / Manini, Chevereau / Glénat / coll.Grafica

 

Les catacombes, tout le monde connaît. Ce sont ces galeries souterraines qui parcourent des kilomètres dans les sous-sols de grandes villes et qui servaient à entreposer les morts à une époque et en des lieux où on ne les enterrait pas. Ces lieux sont fortement emprunts de mystère, de par leur nature morbide. Il n’en faut pas plus pour nourrir l’imagination d’un scénariste inspiré. Dans cette BD, ce sont les catacombes de Paris qui sont le théâtre de terribles événements. Nous y descendons sur les pas de Jeanne, une jeune fille dont le père, égoutier, a disparu corps et âme dans les catacombes. Son amoureux, Lucien, engagé dans la résistance, y disparaît à son tour. Jeanne soupçonne une entité démoniaque d’en être la cause. Elle l’aurait d’ailleurs rencontrée. Ce diable vert pourrait aussi être à l’origine des errements d’une communauté de clochards qui a squatté les catacombes et se livre à des actes de canibalisme meurtrier. A leur tête, le propre frère de Lucien, animé par la folie, semble nourrir de bien sombres desseins. Entretemps, Jeanne a rejoint les rangs de la résistance. Elle accompli des missions périlleuses tout en s’intégrant dans un groupe de farfelus. Et l’histoire se focalise sur cet aspect, délaissant quelque peu l’intrigue initiale et laissant le lecteur un peu perplexe. « L’ogre, le zazou, la résistance », deuxième tome de « Catacombes », par Manini et Chevereau, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

12:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l’ogre, le zazou, la résistance, catacombes, manini, chevereau, glénat, grafica |  Facebook |

21/09/2010

Albanie. La loi du kanun / Manini, Chevereau / Glénat / coll.Les Intégrales

 

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L’albanie est parsemée de traditions fortes. L’une d’entre-elles est la loi du Kanun, que l’on peut comparer à la Vendetta sicilienne, en un mot, un système régissant la vengeance. Le Kanun est un code coutumier remontant au quinzième siècle qui ne se réduit pas à la "reprise du sang", mais rassemble un ensemble de règles institutionnelles. Ce code, qui prévoit les procédures civiles comme pénales n’a jamais véritablement cessé de fonctionner en parallèle avec d’autres cadres juridiques plus officiels. Elles sont pratiquées par les gens, comme un code de l’honneur intemporel édictant des règles par rapport aux victimes. A un meurtre ne devait répondre qu’un seul autre meurtre. La complicité de meurtre pouvait également déclencher la loi du kanun. Toute reprise de sang était soumise à un rituel précis : précédé d’une annonce et d’une trêve de vingt-quatre heures, le meurtrier devant participer aux obsèques et au repas funèbre en l’honneur de la victime. Ces pratiques peuvent choquer mais elles ont pour but d’assurer la paix et d’éviter de sombrer dans la vengeance en cascade et le massacre. C’est le thème de cette BD étonnante servie par un graphisme de haute volée. Une histoire prenante, habilement construite, sur un sujet inhabituel : « Albanie. La loi du kanun », par Manini et Chevereau, aux éditions Glénat, collection Les Intégrales.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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