10/10/2011

Epilogue / Uchronies, T10 / Corbeyran, Chabbert / Glénat / coll.Grafica

 

Les séries concepts ont le vent en poupe depuis le succès du « Décalogue ». L’avantage est triple. Pour l’éditeur, c’est une façon de fidéliser un public et de faire découvrir des dessinateurs qui y font leurs premières armes. Pour le lecteur, c’est une garantie de budget, avec un nombre d’albums délimité et la certitude de connaître la fin de l’histoire. Pour les auteurs, c’est un magnifique espace d’expression de longue haleine, une opportunité de développer une idée plus en profondeur. Dans « Uchronies », Corbeyran imagine trois univers parallèles qui interagissent. Il y place des personnages qui existent simultanément dans ces trois dimensions et qui vivent une série d’événements aux conséquences multiples en fonction de leur environnement. Le contraste est majeur entre les trois réalités. Nous sommes dans un futur proche. La Big Apple a évolué de trois manières différentes, devenant New York, New Harlem ou New Byzance. Au cœur de l’intrigue, en trait d’union, une découverte technologique inouïe nommée la fusion noire et qui permet de voyager entre les mondes. Et puis, il ya les prescients, des hommes capables de percevoir l’avenir. Enfin, il y a le pouvoir, convoité dans toutes les alternatives. Mais l’intrigue ambitieuse ne tient pas toutes ses promesses et les personnages manquent de relief. « Epilogue », dizième tome de « Uchronies », par Corbeyran et Chabbert, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

19:22 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epilogue, uchronies, corbeyran, chabbert, glénat, grafica |  Facebook |

23/05/2009

Uchronie[s] / New Harlem, T.2 / New Byzance, T.2 / Corbeyran, Chabbert, Tibéry / Glénat

Tant New Byzance que New Harlem sont des villes soumises au dictat d’un groupe humain, oppresseur des plus démunis. Ce sont deux réalités qui se rejoignent sur ce thème, même si le contexte politique se révèle très différent. Il y a un trait d’union entre ces deux réalités, et une troisième, il s’agit d’un des protagonistes, Zack Kosinski. Zack est un préscient. Il est capable de se voir l’avenir. Il peut aussi imposer des images venues d’un autre univers dans l’esprit de personnes soumises ainsi à une forme de torture mentale. Zack peut aussi servir docilement un pouvoir en place et lui apporter des prédictions fort utiles. Rien ne va plus le jour où son don commence à défaillir. Il ne devient plus fiable. Il représente dès lors une menace pour ses employeurs. Ce récit à trois facettes mené en parallèle nous emmène à un rythme soutenu de parution vers une conclusion sûrement étonnante. Mais cet empressement se fait peut-être au détriment de la qualité tant graphique, chez Tibéry, que scénaristique de l’ouvrage. Ces défauts ne nuisent heureusement pas à la cohérence d’une intrigue complexe. Le profil psychologique des personnages mériterait d’être également plus fouillé. « Uchronie[s] », « New Harlem, Tome 2 » et « New Byzance, Tome 2 », par Corbeyran, Chabbert et Tibéry, aux éditions Glénat.


BD commentée par Marc Descornet

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