24/10/2011

L’Ange noir du Paramo / Cap Horn, T3 / Perrissin, Riboldi / Les Humanoïdes associés

 

A la fin du dix-neuvième siècle, la Terre de Feu était occupée par des colons anglicans et aussi par des militaires argentins. Les indigènes, les Indiens Yamanas, sont à la fois l’objet d’une mission d’évangélisation et d’une vision esclavagiste. Au milieu de ce petit monde du bout du monde, des aventuriers viennent parfois s’égarer, en quête d’un ailleurs plus hospitalier. Puis ils poursuivent inévitablement leur route, fuyant instinctivement ce microcosme malsain, gangréné par des tensions qui tiraillent de tous côtés. C’est là qu’échoue Johannes Orth. Il se prétend simple aventurier mais un mystère entoure sa présence, d’autant plus qu’il est traqué par une troupe de militaires sanguinaires qui sèment la désolatin sur leur passage. Orth les a involontairement attirés vers cette colonie anglicane qui se voulait un havre de paix mais sur laquelle les souffrances de l’enfer vont déferler. Les pages de cette aventure respirent la sauvagerie dans ses différentes facettes : le monde sauvage à l’état naturel dans toute sa splendeur, la sauvagerie barbare des hommes en armes dépourvus d’humanité, le mythe du bon sauvage et aussi le monde sauvage en opposition au monde civilisé, sans oublier bien sûr la sauvagerie des passions et sentiments. Une BD au ton particulier, très aboutie graphiquement : « L’Ange noir du Paramo », troisième tome de « Cap Horn », par Perrissin et Riboldi, aux Humanoïdes associés.

 

 

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27/02/2010

Dans le sillage des cormorans / Cap Horn, T.2 / Perrissin, Enea / Les Humanoïdes associés

A la fin du dix-neuvième siècle, la terre ne compte pas autant d’être humains qu’aujourd’hui. certaines régions sont nettement dépeuplées. C’est le cas de la Terre de feu, une région grande comme une bone moitié de la France, fréquentée uniquement par des aventuriers et surtout des chercheurs d’or, des missionnaires anglais, des pêcheurs de phoques, des militaires chiliens et argentins, quelques filles à la vertu discutable et les tribus séculaires Ona, Alakaluf et Yahgan. C’est là qu’est situé le Cap Horn, ce lieu de passage obligé entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. La Cap Horn est la Sentinelle prestigieuse et redoutable du continent américain, C’est une île, un rocher mythique haut de plus de quatre cents mètres. Ce caillou, ce point entre deux océans, est terrifiant. A part quelques jours par an, l’invincible Horn est la proie de furieuses tempêtes qui ont forgé sa renommée. C’est aussi de fureur dont il s’agit dans cette BD d’aventure. Les personnages aux motivations ambiguës évoluent dans leurs tourments, confrontés aux éléments déchaînés et surtout aux difficiles relations avec les autres. Des destins qui se croisent, des drames, de revirements de situation… ce sont là quelques-uns des ingrédients de ce récit pimenté et turbulent. « Dans le sillage des cormorans », deuxième tome de « Cap Horn », par Perrissin et Enea, aux éditions Les Humanoïdes associés.

 

BD commentée par Marc Descornet

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