23/02/2012

Kusu-Gun / Frank Lincoln, T.5 / Bourgne, Eillam / Glénat / coll.Bulle noire

 

Kusu-Gun , Frank Lincoln, Bourgne, Eillam ,Glénat,Bulle noire


Un homme cherche désespérément sa femme, mystérieusement disparue sans laisser de traces. Ainsi brièvement résumée, l’intrigue fait inévitablement penser à « Gil Saint André ». Si l’événement de départ est fort similaire, le traitement qui en est fait se démarque nettement. Frank Lincoln est un ancien flic, reconverti en détective privé afin d’avoir les coudées franches pour chercher sa femme. Les fausses pistes se sont multipliées, le lançant chaque fois sur une autre affaire à démêler. Et puis, il arrive aussi que ce soient des affaires anodines qui révèlent des éléments inattendus et ouvrent de nouvelles pistes. Frank a ainsi pu apprendre que sa femme avait participé à une opération du FBI, qu’elle a infiltré l’entourage proche d’un maffieux notoire et qu’elle a ensuite bénéficié du programme de protection des témoins. Elle aurait été hébergée dans une base américaine située au Japon. C’est là qu’il se rend. Frank va vite se frotter aux yakusas. Chaque tome de cette série attachante nous offre un récit complet tout en faisant avancer l’intrigue de fond. Les deux niveaux font pareillement l’objet d’une construction soignée et riche en rebondissements savamment orchestrés. Les personnages ont du corps. Le tout montre une belle cohérence, rudement bien charpentée. « Kusu-Gun », cinquième tome de « Frank Lincoln », par Bourgne et Eillam, aux éditions Glénat, collection Bulle noire.


M.Descornet

 

22:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kusu-gun, frank lincoln, bourgne, eillam, glénat, bulle noire |  Facebook |

02/11/2011

Océan / Les Pirates de Barataria, T4 / Bourgne, Bonnet / Glénat

 

La bande dessinée est un art qui est loin d’avoir livré toutes ses tripes, ou tous ses trips, c’est selon. Les récits de pirates ont écrit des pages parmi les plus mémorables. Pensons notamment à « Barbe Rouge » ou au magnifique « Long John Silver ». Les auteurs qui se sont attaqués au genre ont déterré des trésors d’imagination pour renouveler cet univers qui trouve toujours son public, à travers les générations. Mais la barre se situe de plus en plus haut. « Les Pirates de Barataria » avait le vent en poupe jusqu’au troisième album. Ce quatrième opus, qui clôt un cycle d’aventure, déçoit quelque peu, comme si le soufflé retombait. Ca reste très digeste mais ça manque de cette saveur particulière et indéfinissable qui caractérise l’excellence. L’héroïne se prénomme Artémis. Voilà encore une jeune femme qui manie les armes comme un homme. Ca devient un peu récurrent. Il serait temps d’en revenir à des vrais pirates baraqués, borgnes ou unijambistes. Mais soit. Artémis est flanquée d’un garde du corps exotique autant que fidèle. Elle cache un secret, qui suscite la convoitise de poursuivants tenaces. Les pirates de Barataria prennent Artémis sous leur aile, sans savoir dans quel jeu ils jouent exactement. Nous l’apprendrons dans cet album. Le champs s’élargit, l’enjeu devient européen, voire mondial. « Océan », quatrième tome des « Pirates de Barataria », par Bourgne et Bonnet, chez Glénat.

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : océan, les pirates de barataria, bourgne, bonnet, glénat |  Facebook |

27/01/2011

Mia Maï / All Watcher, T.5 / Desberg, Bourgne / Le Lombard

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Le gigantesque volume des flux financiers à l’échelle planétaire génère un colossal bénéfice pour ceux qui trouvent le moyen d’en tirer profit. Imaginez qu’un seul homme, ou qu’une entité multi-céphale, détienne une sorte de monopole de fait sur ces revenus occultes. C’est ce que font les auteurs de cette BD où la fiction pourrait bien se situer largement en-deçà de la réalité. Car pour capter l’attention d’un public composé de naïfs comme la plupart des citoyens lambdas que nous sommes, il ne faut pas faire compliqué. Or, les montages financiers peuvent atteindre un niveau de complexité vertigineux. « All watcher » n’en reste pas moins une belle entrée en matière pour qui se voue à l’éveil. L’intrigue s’intensifie alors que le déroulement des événements emprunte des détours inattendus. Les incorruptibles agents de l’IRS chargés de traquer l’hypothétique All Watcher ne peuvent pas se défaire de leur passé ni de leur vie privée, avec toutes les faiblesses que cela peut renfermer. All Watcher et ses sbires ont accès à des sources d’information rudement sophistiquées. Larry Max offre peu de prise mais la part sombre de sa collègue Mia Maï offre un intérêt sensible. Très respectueux de la charte graphique de Vrancken, qui a créé le personnage principal avec Desberg, Bourgne illustre à merveille ce cinquième tome de « All Watcher », chez Le Lombard.

 

BD commentée par Marc Descornet

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17/06/2010

Carthagène / Les Pirates de Barataria, T.2 / Bourgne, Bonnet / Glénat / coll.Grafica

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Les grands récits d’aventures maritimes ont toujours fait recette, avec parfois des périodes creuses, et puis des regains dus à l’une ou l’autre sortie, que ce soit au cinéma ou en BD. On pense bien entendu au film « Pirates des Caraïbes », mais aussi, bien avant, à la saga dessinée de « Surcouf » puis de « Barbe Rouge », signée Charlier et Hubinon. Les pirates étaient d’effroyables assassins qui écumaient les mers pour tuer et voler. Ils n’ont pas disparus de nos jours. Ils sèment encore la terreur en plusieurs régions du globe. Curieusement, les pirates d’antan nous semblent plus sympathiques, comme s’ils avaient un code d’honneur respectable. C’est un peu l’image qui ressort des « Pirates de Barataria », mais ça ne choquera bien évidemment pas le lecteur. L’intrigue qui sert de fil rouge est le mystère qui entoure Artémis, une jeune femme protégée en permanence par un garde du corps contre des adversaires qui tentent de la capturer vivante. Elle trouve refuge auprès de pirates qui l’acceptent parmi eux mais exigent qu’elle reste à sa place de femme. Or, Artémis a le sang bouillant. Elle manie l’épée avec virtuosité, sait se battre avec fougue et remporte un concours de beuverie. Une brillante histoire qui s’épaissit : « Carthagène », deuxième tome des « Pirates de Barataria », par Bourgne et Bonnet, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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