05/01/2012

Cendres / Metropolitan, T.3 / Bonneau / Dargaud

 

Sous des dehors de polar tendu, « Metropolitan » nous propose une percutante démonstration de la nocivité de quelques uns de nos pires comportements, à commencer par l’égoïsme. Notre société et la manière dont nous la structurons révèle notre moi collectif profond. La violence qui se manifeste à tous les niveaux et de différentes formes est un corolaire inévitable de l’individualisme. La course au profit et la course au pouvoir sont indissociables de notre mode de vie. C’est ainsi que les amitiés sincères peuvent dissimuler de terrifiants secrets capables de détruire un homme. Vincent, Marc et Alexeï se sont liés par un croisement de leurs destins. Cette rencontre les a soudés d’une certaine manière. Et elle les a aussi condamnés à une douloureuse et inévitable déchéance. Les auteurs, deux frères dont la collaboration semble porter de succulents fruits, ne proposent pas de solutions. Ils dressent un constat impitoyable, d’une noirceur profonde. Et ça fait mal. Le lecteur refermera ces trois tomes assez secoué, envahi par un sourd sentiment de malaise. Il fera inévitablement le lien avec les événements qui font l’actualité, les troubles sociaux aux quatre coins de la planète, qui frappent indistinctement les pays développés ou moins nantis, les démocraties comme les états policiers. « Cendres », troisième tome de « Metropolitan », par Julien et laurent Bonneau, aux éditions Dargaud.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cendres, metropolitan, bonneau, dargaud |  Facebook |

02/09/2010

Borderline / Metropolitan, T.1 / Bonneau / Dargaud

 

metropolitan1.JPG

 

Dans une rame de métro parisien, un inspecteur de police suave la vie d’une jeune homme en arrêt cardiaque. Huit ans plus tard, nous retrouvons Vincent Revel et Alekseï Borislaw. Une belle amitié s’est construite entre ces deux hommes. Revel est toujours policier et Borislaw dirige une société d’informatique. Un mystérieux individu semble leur vouloir du mal, mais ils n’en ont pas encore conscience. Ce dangereux personnage fait exploser une bombe dans le métro, mais une bombe inoffensive qui ne fait aucune victime, seulement un beau spectacle tout de rouge coloré, de la peinture tout simplement. Cette mise en scène de très mauvais goût n’est peut-être qu’un prélude à de véritables actions terroristes. A moins que ce ne soit un message adressé à Revel, présent dans le métro au moment de l’explosion. Nous n’en saurons pas beaucoup plus dans ce premier tome qui peine un peu à mettre en place la narration. Par contre, les personnages et le contexte bénéficient d’un traitement de luxe. Espérons que les prochains épisodes verront l’action se développer à un rythme plus soutenu. En attendant, ne boudons pas notre plaisir de contempler la magnifique mise en couleurs de cet album introductif. L’incroyable variété des angles de vue, très à propos, achève de nous convaincre. « Borderline », premier tome de « Metropolitan », par Julien et Laurent Bonneau, aux éditions Dargaud.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:01 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : borderline, metropolitan, bonneau, dargaud |  Facebook |