10/08/2012

Le dernier rempart / Le Roi des singes, T.1 / Bonifay, Meddour / Vents d’Ouest

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Edgar Rice Burroughs a créé le personnage de Tarzan, un bébé recueilli par les singes dans la jungle. Le roman « Tarzan of the apes », traduit en français par « Tarzan des grands singes » ou « Tarzan seigneur de la jungle », a connu un tel succès que les adaptations se sont multipliées. Mais cette œuvre majeure semble s’inspirer d’autres écrits antérieurs. Il est étonnant de voir à quel point le contexte de Tarzan ressemble à celui développé par Albert Robida, romancier français prolifique, plus de trente ans avant le livre de Rice Burroughs. Dans « le roi de la jungle », Bonifay et Meddour, avouent s’inspirer des « Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul » de Robida, même si la référence au « seigneur de la jungle » est on ne peut plus évidente. Le héros, John Arthur Livingstone, a été abandonné tout bébé dans des circonstances dramatiques, puis élevé par des Orang Outangs sur l’île de Bornéo. A l’aube de l’adolescence, des hommes l’ont trouvé et ramené à la civilisation au prix d’une déchirure affective terrible pour cet enfant singe. Devenu adulte, John Arthur ne s’est pas départi du côté animal profondément enraciné en lui, une puissance qui à la fois séduit et inquiète. Captivant, ce récit est superbement dessiné, avec mention spéciale pour le coloriste Stéphane Paitreau. « Le dernier rempart », premier tome du « Roi des singes », par Philippe Bonifay et Fabrice Meddour, aux éditions Vents d’Ouest.


M.Descornet

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le dernier rempart, le roi des singes, bonifay, meddour, vents d’ouest |  Facebook |

09/02/2011

Destins / T.8: Family Van / T.9: Le Procès / Giroud, Malnati, Bonifay, Berlion, Lapière / Glénat

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« Destins » est ce qu’on appelle une série concept. Frank Giroud se profile comme un spécialiste du genre. Sa série « Le Décalogue » avait produit l’effet d’un événement éditorial majeur. Le succès a engendré des séquelles, des sous-séries s’attachant à l’un ou l’autre personnage, mais aussi des séquelles purement éditoriales avec reprise du concept de concept. Ce choix revêt un sérieux risque car le public doit se montrer réceptif, ouvrir largement sa bourse ou casser sa tirelire pour acquérir la bonne dizaine d’albums qui forment un tout et qui sont publiés à un rythme soutenu. Cette rapidité de publication satisfait le lecteur avide de connaître la suite. Le revers de la médaille, c’est la disparité des styles graphiques. Car produire une telle quantité ramassé sur un laps de temps restreint nécessite la délégation à plusieurs dessinateurs. Conserver un unité relève dès lors du vrai défi. Ces deux tomes concomitants relèvent le gant avec talent. Le trait précis et fluide de Malnati défend bien le « Family Van » de Bonifay. Et Berlion s’empare remarquablement de l’écriture narrative engagée de Lapière dans « Le Procès ». Ce sont les huitième et neuvième tomes très réussis de « Destins », aux éditions Glénat, un série imaginée et supervisée par Giroud.

 

BD commentée par Marc Descornet

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