28/10/2011

Les bêtes de la nuit / Le Vampire de Bénares, T1 / Bess / Glénat

 

Bénares est une importante ville d’Inde, également appelée Varanasi. Elle a la particularité d’occuper exclusivement la rive gauche du Gange, la rive droite étant vierge de toute habitation. Bénares, dédiée à Shiva, s’est imposée comme l’un des principaux berceaux de l’hindouisme. Il ne fait pas bon se baigner dans le Gange, un véritable cloaque putride dans lequel flottent même des restes humains suite aux crémations pratiquées au bord du fleuve. Cela n’empêche pas les pèlerins d’y faire leurs ablutions. La ville entretient un imposant caractère sacré. Il y a cinq ans, Bénares a été la cible d’un triple attentat à la bombe. C’est à une époque un peu moins récente que ce situe le récit. Georges Bess s’inspire fortement d’une histoire que lui a racontée le journaliste Mircéa J. Sparot. Mircéa était à Bénares à la recherche de son beau-père, également journaliste. Il a disparu lors d’une explosion et alors qu’il enquêtait sur des crimes non élucidés, ni même répertoriés. Cette affaire est sortie au grand jour lors de l’arrestation d’un fou furieux qui a tué quelques personnes à coup de dents, en se prenant pour un vampire. Une trentaine d’autres meurtres semblables lui ont été attribués. En réalité, les victimes retrouvées exsangues seraient des milliers depuis des dizaines d’années. Superbe album, un fabuleux retour pour Georges Bess : « Les bêtes de la nuit », premier tome du « Vampire de Bénares », aux éditions Glénat.

 

19:20 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les bêtes de la nuit, le vampire de bénares, bess, glénat |  Facebook |

18/09/2009

Katouk le Tulpa / Péma Ling, T.5 / Bess / Dupuis / coll.Repérages

Péma Ling est une jeune guerrière rebelle qui se construit une belle réputation parmi les brigands qui écument les montagnes du Tibet. Les autorités essayent de lui mettre la main dessus mais elle est insaisissable. Son art du combat est sans commune mesure. Péma Ling s’est imposée en tant que femme intelligente, rusée et combattive. Elle n’en reste pas moins humaine, même si la magie et le surnaturel fait partie intégrante des traditions tibetaines. Georges Bess illustre à merveille ce Tibet dont il est visiblement amoureux. Il avait déjà dessiné « Le Lama blanc » dans ce même pays. Il restitue avec une extrême justesse la mentalité et les croyances de ce peuple subissant le joug d’un gouvernement oppresseur. Les décors sont  superbes et les personnages façonnés par la misère et la rudesse du milieu. Le texte, légèrement en décalage avec l’action, enrichit ce récit d’une dimension philosophique. Nous y lisons notamment : « les miracles font partie intégrante de la vie. En réalité, il n’y a aucune différence entre l’existance et ce qu’on appelle un miracle. La vie est miracle ». Lorsque Péma Ling frôle la mort, un miracle survient. La présence d’un ange gardien n’y est pas étrangère. Il se nomme Katouk le Tulpa. « Katouk le Tulpa » est le cinquième tome de « Péma Ling », par Georges Bess, aux éditions Dupuis, collection Repérages.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupuis, reperages, katouk le tulpa, pema ling, bess |  Facebook |