21/06/2012

Au nom du fils, T.2 / Perrotin, Belin / Futuropolis

 

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Michel Garendeau est un Français d’âge mûr dont le fils Etienne a été enlevé par la guérilla colombienne. Les autorités le rassurent de manière un peu trop convenue à son goût. Plutôt que de s’en remettre aux aléas de la diplomatie et à la lourdeur des tractations, il décide partir lui-même à la recherche de son fils. C’est ainsi que Michel réalise un véritable voyage initiatique à la rencontre d’un pays très différents, d’une population et d’une société bâtie sur d’autres valeurs, d’une jeunesse aussi, une jeunesse actuelle aux motivations parfois lointaines de celles des générations précédentes. Michel découvre un monde inattendu. Cette quête de son fils passe presque, à un moment du récit, au second plan. Il suit sa trace mais les informations qu’il parvient à glaner ne lui donnent pas les indications suffisantes pour le localiser avec certitude, ce qui donne lieu à de très longues périodes d’attente, l’occasion pour Michel de faire connaissance de manière approfondie avec cet environnement incomparable. Le contact avec les gens et avec leurs coutumes, leur façon de vivre, lui permet aussi d’atténuer l’inquiétude permanente de ne pas retrouver son fils. Et pour nous, lecteurs, c’est une leçon sur l’ouverture, sur la curiosité envers d’autres manières de penser, qu’elles soient intergénérationnelles ou culturelles. « Au nom du fils », deuxième tome, par Perrotin et Belin, aux éditions Futuropolis.


M.DESCORNET

 

 

 

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09/04/2011

Ciudad perdida / Au nom du fils, T.1 / Belin, Perrotin / Futuropolis

Ciudad perdida, Au nom du fils, Belin, Perrotin, Futuropolis

 La longue détention d’Ingrid Bétancourt a contribué à la prise de conscience d’une réalité quotidienne qui accable les Colombiens. Les enlèvements sont monnaie courante dans certains pays d’Amérique latine, avec la Colombie en tête. Les FARC se sont taillé une réputation non galvaudée de redoutables guérilleros. D’autres groupes se livrent aux prises d’otages. Ils les échangent contre rançon ou contre libération de leurs camarades, s’ils ne décident pas de les exécuter sommairement. La détention peut durer des jours, des semaines ou des années. Michel Garandeau est ouvrier et syndicaliste aux chantiers navals en France. Le jour où son fils Etienne se fait enlever par les FARC à l’autre bout du monde, son quotidien fait de sobriété et de routine s’en trouve brutalement bouleversé. Les premiers échanges avec les diplomates du gouvernement ne le rassurent pas et le décident à partir lui-même à la recherche de son fils. Michel prend conscience de la relation trop pauvre qu’il entretenait avec Etienne. Il se sentait assailli par l’incompréhension, et même la désapprobation, lorsque son fils était parti en année sabbatique au terme de ses études, investissant là cinq années de jobs d’été. C’est dans cette situation extrême que ce père adopte un autre point de vue sur la vie et ses priorités, ses valeurs essentielles. « Ciudad perdida », premier tome de « Au nom du fils », par Belin et Perrotin, chez Futuropolis.

 

M.DESCORNET

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