06/10/2011

Le Chanteur sans nom / Le Gouëfflec, Balez / Glénat

 

Les années trente restent dans la mémoire des anciens comme celles de l’insouciance, de la joie de vivre, d’une sorte de nonchalance bercée par des chansons légères et populaires. C’est l’apogée des chanteurs de charme. De grands noms se sont forgés. Certains ont survécus au fracas provoqué par la seconde guerre mondiale, tels Charles Aznavour et Edith Piaf. La plupart sont tombés dans l’oubli, indéfiniment, éternellement. Parmi ces étoiles filantes, il en est qui décident de refaire une petite apparition, histoire de tenter de nous illuminer à nouveau. Le Chanteur sans nom fait partie de ces rares exceptions. Dans une maison de retraite, une boîte contenant les derniers effets personnels de Roland Avellis, alias le Chanteur sans nom, et c’est le point de départ d’une quête un peu futile, sur les traces d’une étoile disparue. Le Chanteur sans nom a été l’ami d’Aznavour et l’amant de Piaf. Sa bonne humeur réchauffait les cœurs, sa désinvolture et sa vivacité d’esprit en faisait un compagnon fascinant, désopilant et enrichissant qui donnait bien plus qu’il ne recevait, même s’il n’honorait pas ses dettes et n’hésitait pas puiser indélicatement dans les portefeuilles de ses proches. C’est une personnalité hors du commun qui revit dans ce superbe one-shot au graphisme très plaisant, aux couleurs épatantes. « Le Chanteur sans nom », par Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez, aux éditions Glénat.

 

 

 

07:10 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le chanteur sans nom, le gouëfflec, balez, glénat |  Facebook |

26/08/2009

Topless / Le Gouëfflec, Balez / Glénat / coll.1000 Feuilles

Pianiste dans un bar à striptease, Martin passe son temps à jouer et à fumer, sans jeter un regard aux filles qui se déhanchent sur le podium. Sensible à l’esthétique, Martin se dit blasé mais lorsque Jeanne entre en scène, il en oublie de pianoter. Un jour, elle lui demande de l’emmener, de tout plaquer et de partir avec la voiture du patron. Martin se laisse tenter et c’est sur un air de Thelonious Monk que tout deux bousculent leur quotidien. La découverte d’un important nombre de billets vient pourtant ajouter une fausse note à leur escapade romantique. Loin d’être idiot, leur ancien patron se lance à leur trousse tandis que Jeanne et Martin poursuivent leur périple atypique. Ce road-movie qui se présente sous la forme d’un petit format souple est une réelle découverte. Mystère, errance et polar sont les maîtres mots de ce roman graphique aux tonalités subtiles. Divisé en trois épîtres, le scénario bénéficie d’une bonne dose de mysticisme, ce qui le rend d’autant plus emballant. Jeanne et Martin sont en effet placés sous la protection de Saint Christophe et on les prendrait presque pour des espèces d’icônes à eux seuls. Le graphisme confère à l’ensemble un air de film noir, créant des ambiances en jouant avec les couleurs et une grande économie de moyens. Après un an et demi de collaboration, les auteurs nous offrent là un superbe album. « Topless », par Le Gouëfflec et Balez, est publié aux éditions Glénat, collection 1000 Feuilles.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : topless, glenat, le gouefflec, balez, 1000 feuilles |  Facebook |