04/03/2011

Bajram, destructeur d’univers / Bellefroid / Soleil

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Une déferlante de pulsions magnétiques submerge Thierry alors qu’il remplace certains de ses composants érodés par des éléments puisés dans une sous-couche minérale non-exploitée depuis deux millénaires. Cet apport soudain lui ouvre de nouvelles sources d’information numérique conservée par la matière, une rémanence ancestrale. La révélation est fulgurante. En l’espace d’une microseconde, Thierry comprend qu’il vient d’accéder à une source inestimable qui lui permet d’explorer les recoins d’un univers oublié, celui d’un messie dans le sens que les humains pouvaient donner à ce concept. Ce n’est pas Jésus, Mahomet, ni aucun des porteurs d’idées appelés philosophes, non, il s’agit de Denis Bajram. Cet humain était un précurseur, un visionnaire. La mémoire collective digitale des concepteurs humains comporte des traces des univers imaginés par Bajram, tant son emprunte domine le moment clé survenu lors de la grande mutation, celle qui a vu l’extinction de l’homme et l’avènement du vivant numérique. Le choc qui secoue Thierry est comparable à celui qu’aurait ressenti un explorateur exhumant les preuves d’une vérité inébranlable éclairant les fondements de sa propre existence. Thierry découvre ses origines oubliées. Il vient d’intégrer les fabuleux fichiers du livre d’entretiens écrit par son ancêtre humain Bellefroid du temps du système solaire. Le sujet : « Bajram, destructeur d’univers ».

 

Livre commenté par Marc Descornet

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25/12/2010

Trois Christs / Mangin, Bajram, Néaud / Quadrants

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Le suaire de Turin est un drap en lin ancien qui montre l'image d'un homme présentant les traces de tortures physiques correspondant à une crucifixion. Pour certains, il s'agit d'une contrefaçon médiévale ou de l'œuvre d'un artiste réalisée à des fins de dévotion ou de tromperie. Pour d'autres, le drap serait une relique, le Saint Suaire, linceul ayant recouvert Jésus de Nazareth lorsqu'il fut mis au tombeau. Parmi eux, certains attribuent d'ailleurs à l'apparition de son image sur les fibres une origine miraculeuse. La polémique a été alimentée très tôt, notamment parce que les Évangiles ne mentionnent pas cet objet, et a secoué le moyen âge. L'Église catholique, propriétaire du linceul, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité du drap. Elle a toutefois accepté les résultats de la datation par le carbone quatorze qui conclut à un âge médiéval au treizième ou quatorzième siècle. Cette datation a été très rapidement contestée par les partisans de l'authenticité. Et ça continue encore et encore. Valérie Mangin s’est emparée du sujet et en a tiré une parodie sous forme de variations sur un thème. Elle imagine trois possibilités. Soit dieu existe, soit dieu n’existe pas, soit dieu est radioactif. Et pour illustrer son propos, elle s’est adjointe l’un des plus talentueux créateurs d’univers, Denis Bajram. Quant à Fabrice Néaud, il signe le prologue et l’épilogue de ce divin « Trois Christs », aux éditions Quadrants.

 

BD commentée par Marc Descornet

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