18/06/2012

Deuil et espoir / Walking dead, T15 / Kirkman, Adlard / Delcourt / coll.Contrebande

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Dans l’épisode précédent, une communauté réfugiée dans un quartier barricadé a du faire face à une invasion de zombies. Lors des combats, plusieurs personnes sont mortes. Rick est un policier, pour autant que cela signifie encore quelque chose dans un monde dévasté. Il survit et se bat pour préserver sa famille et la communauté dont il a pris naturellement la direction. Ses pires ennemis ne sont pas les zombies mais bien les membres de la communauté, en proie aux dissensions internes, aux conflits humains tels qu’ils ont toujours existés mais qui prennent dans ce contexte une dimension bien plus dramatique. Rick tente de maintenir la cohésion du groupe. Il agit dans ce but, et avec les moyens nécessaires, mêmes s’ils sont parfois radicaux. Mais petit à petit, Rick se rend compte qu’il existe un ennemi encore plus redoutable que les zombies ou ses compagnons, c’est l’homme qu’il est en train de devenir. Et puis, son fils a été gravement blessé à la tête. Rick a déjà perdu sa femme. Il ne lui restera aucune raison de continuer si son fils meurt. Cet épisode confirme l’énorme qualité de la série. Il y a une véritable cassure dans la perception que Rick a de lui-même et de ce que devient son fils. Ce ne sera pas sans conséquence sur les développements futurs. « Deuil et espoir », quinzième tome de « Walking dead », par Kirkman et Adlard, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.


M.DESCORNET

 

 

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuil et espoir, walking dead, kirkman, adlard, delcourt, contrebande |  Facebook |

11/01/2012

Piégés / Walking dead, T.14 / Kirkman, Adlard / Delcourt / coll.Contrebande

 

Le succès de la série télévisée a bien sûr boosté les ventes des albums, tout comme la sortie du film de Spielberg a relancé les ventes de « Tintin ». Ce regain de notoriété et la pression qui va de pair n’enlèvent rien à la qualité de la BD. C’est d’ailleurs remarquable de constater à quel point la série se renouvelle alors qu’elle est un peu par nature contrainte à des variations sur le même thème. L’humanité est dévastée. Les zombies ont envahi le monde et dévorent les survivants. Ceux-ci tente de se barricader dans les vestiges d’une civilisation disparue, ceci tant de manière concrète, terre-à-terre, que spirituelle. Il s’agit pour eux de préserver leur humanité, de perpétuer les valeurs qui assureront leur avenir. Elles constituent le socle sur lequel se reconstruira le monde de demain. Mais pour l’heure, la priorité va à l’organisation d’une communauté assez forte pour se défendre contre les attaques répétées des morts vivants. Rick est un ancien flic dont l’autorité naturelle l’a imposé comme meneur du groupe. Il a la faculté appréciée de prendre rapidement les bonnes décisions, même si elles sont douloureuses. Dans ce quatorzième tome de « Walking dead », les auteurs creusent un peu plus les motivations de Rick et mettent à jour ses plus terribles faiblesses. « Piégés », par Kirkman et Adlard, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : piégés, walking dead, kirkman, adlard, delcourt, contrebande |  Facebook |

18/10/2011

Point de non-retour / Walking dead, T13 / Kirkman, Adlard / Delcourt

 

Nos rapports avec autrui sont tordus, viciés. Il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous. Jean-Paul Sartre l’a admirablement mis en scène dans sa pièce « Huis clos ». Trois personnes y sont enfermées dans une pièce. Elles ont la particularité d’être mortes. Ces morts symbolisent leur encroûtement dans une série d'habitudes, de coutumes. Ils ont sur eux des jugements dont ils souffrent mais qu'ils ne cherchent même pas à changer. Ces gens-là sont comme morts, en ce sens qu'ils ne peuvent pas briser le cadre de leurs soucis, de leurs préoccupations et de leurs coutumes et qu'ils restent ainsi victimes souvent des jugements que l'on a portés sur eux. Ils sont dès lors lâches ou méchants et rien ne peut les changer. Ils restent coincés dans une sorte de « mort vivante », entourés par le souci perpétuel de jugements et d'actions figés. Quel que soit le cercle d'enfer dans lequel nous vivons, nous sommes libres de le briser. Et si les gens ne le brisent pas, c'est encore librement qu'ils y restent. De sorte qu'ils se mettent librement en enfer. « Point de non-retour », treizième tome de « Walking dead », par Kirkman et Adlard, aux éditions Delcourt.

 

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18/08/2010

Corps de pierre / Adlard, Casey / Delcourt / coll.Contrebande

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C'est l’histoire d’un type ordinaire à qui il arrive une mésaventure pas ordinaire. Son corps se transforme petit à petit en pierre. Tom Dare est en instance de divorce. Il a trompé sa femme et s’est amouraché d’une jeune femme. Depuis peu, il sent ses doigts s’ankyloser, ce qui est fort fâcheux pour un pianiste de jazz. Tom est bientôt contraint d’abandonner son job. Puis, ce sont ses mains et ses pieds qui se rigidifient. Son avocat, Fred Sanford, qui est aussi son ami, lui apporte un soutien précieux. Mais la métamorphose est irrémédiable. Son médecin n’a jamais été confronté à un pareil cas. Mais le diagnostic est irrévocable, la fin est proche. Le processus s’accélère même. Tom n’a plus beaucoup de temps à vivre. Il s’isole, prend ses distances avec sa dulcinée. Quand il apprend qu’elle est enceinte, il ne réagit pas. Il a tout de même le courage de l’informer du mal qui le touche, lorsqu’il apprend que celui-ci est d’origine génétique, que son père en est mort et que cet enfant en mourra aussi. Ce récit simple mais bien amené aborde de manière touchante les relations humaines, l’amitié, l’honnêteté, l’empathie, la délicatesse des sentiments que l’on croyait évaporés et la compassion. Une BD dont la légèreté graphique répond harmonieusement à la lourdeur du propos : « Corps de pierre », par Charlie Adlard, le dessinateur de « Walking Dead » et Joe Casey, aux éditions Delcourt, collection Contrebande.

 

BD commentée par Marc Descornet

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