28/08/2012

L’hôpital des docteurs Toc-toc / Petit Poilu, T.11 / Bailly, Fraipont / Dupuis / coll.Puceron

petitpoilu11.jpg

 

Petit Poilu est un personnage attachant tout noir et poilu. Tous les matins et tous les soirs, un rituel ponctue ses journées, chaque fois un peu différent, parce que la vie ce n’est jamais monotone. Et entre le lever et le coucher, il se passe plein de chouettes aventures. Après un bon petit déjeuner, Petit Poilu reçoit un bisou de sa maman et s’en va à la découverte du monde. Cette fois-ci, il fait connaissance avec l’hôpital des docteurs Toc-Toc. Dans cette clinique un peu particulière, les médecins siamois diagnostiquent une méchant microbe dans le ventre de Petit Poilu. Il va alors apprendre le quotidien d’un malade et la réalité des soins prodigués dans un hôpital, même si celui-ci est un peu toc-toc. Grâce aux bons soins des médecins et infirmières, et aussi d’un nouveau copain qui partage sa chambre et lui remonte le moral, Petit Poilu guérit. De cette histoire faite de simplicité, les plus petits peuvent mieux appréhender l’univers hospitalier, de l’auscultation à la guérison , en passant par la salle d’opération et les appareillages techniques. Pierre Bailly et Céliné Fraipont s’adressent avec une remarquable justesse aux enfants à partir de trois ans, et à leurs parents, avec un nouveau récit tout en images, habilement construit. « L’hôpital des docteurs Toc-toc », onzième tome de cette sympathique série « Petit Poilu », par Bailly et Fraipont, aux éditions Dupuis, collection Puceron.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l’hôpital des docteurs toc-toc, petit poilu, bailly, fraipont, dupuis, puceron |  Facebook |

27/08/2012

Les terres basses / Seuls, T.7 / Vehlmann, Gazzotti / Dupuis

seuls7.jpg

 

Un monde déserté, figé, dépourvu d’adultes. Des enfants seuls, laissés à leur triste sort. Des événements mystérieux et une menace sourde et permanente. Voilà quelques-uns des ingrédients clés de cette série attachante bien qu’inquiétante. Le premier cycle avait permis de comprendre ce qui avait engendré cette situation. En réalité, les enfants sont morts et l’endroit dans lequel ils évoluent à présent est une sorte de purgatoire. Il leur est impossible d’en échapper. Et y mourir a pour conséquence d’y ressusciter. Le deuxième cycle, commencé avec l’album précédant, approfondit le questionnement et la découverte des subtilités de cet univers oppressant. Les choses se compliquent. Non seulement, les relations interpersonnelles se révèlent aussi féroces que dans la vraies vie, mais en plus de nouveaux dangers font leur apparition. Des enfants zombies aux yeux rouges tentent de s’emparer des presque-survivants. Quant à la ville, elle s’enfonce inexorablement. Une course contre la montre s’engage. Il s’agit de trouver le moyen de fuir vers les zones en hauteur qui deviennent de plus en plus inaccessibles. Cette série qui s’adresse aux jeunes ados innove constamment et finement. Si la menace s’intensifie, la tendresse trouve aussi une place grandissante et surprenante dans « les terres basses », septième tome de « Seuls », par Vehlmann et Gazzotti aux éditions Dupuis.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les terres basses, seuls, vehlmann, gazzotti, dupuis |  Facebook |

25/08/2012

Naja / Bengal, Morvan / Dargaud

naja-int.jpg

 

Le naja est un serpent tueur. On ne pouvait pas choisir meilleur totem pour cette histoire de tueurs qui s’entretuent. Une organisation de tueurs mandate son numéro un pour éliminer son numéro trois. Le numéro deux se pose quelques questions. Il y a du rififi chez les méchants. Ca va faire du grabuge et c’est peu de le dire. L’apparente simplicité du récit permet au dessinateur de se déchaîner. Les variations de cadrage sont sidérantes. L’action est sublimée par le style graphique nerveux de Bengal. C’est un plaisir de lecture pour qui aime les bonnes histoires de tueurs professionnels de haut niveau. Et puis, au fil des pages très rythmées, les commentaires du personnage principal, une jeune fille aussi venimeuse que sexy, ses commentaires donc vont vous faire découvrir une autre dimension au récit. Sans vous en rendre compte, vous serez séduit par la profondeur du propos. Vous découvrirez un monde sous la surface de cette violence affichée. La froideur des tueurs cache forcément une humanité fragile, émouvante. Ces gens-là ne sont pas fait autrement que le citoyen lambda. C’est juste que leur parcours a pris une voie inhabituelle et que leurs sentiments ont trouvé un moyen d’expression très direct, sans concession. Cette intégrale  de « Naja », par Bengal et Morvan, est parue aux éditions Dargaud.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naja, bengal, morvan, dargaud |  Facebook |

24/08/2012

Funérailles / La mort de staline, T.2 / Dargaud

mortstaline2.jpg

 

Joseph Staline a été un des artisans majeurs de la construction de l’URSS, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Cet homme au caractère d’acier, d’où son nom, s’est forgé un rôle de dirigeant à poigne au moyen d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik, et en s'appuyant sur la toute-puissante police politique et sur la bureaucratisation croissante du régime. Il imposa progressivement un pouvoir personnel absolu et transforma l'URSS en un régime de type totalitaire dont le culte obligatoire rendu à sa propre personne fut un des traits les plus marquants. Ces agissements historiques offrent quelques similitudes avec la toute-puissance actuelle de Vladimir Poutine. Staline fit nationaliser intégralement les terres, et industrialisa l'Union soviétique à marche forcée par des plans quinquennaux, au prix d'un lourd coût humain et social. Son long règne fut marqué par un régime de terreur et de délation paroxystique et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes. Après sa mort, les dissensions internes au parti ont causé de sérieux remaniements tout aussi brutaux, portés par Nikita Khrouchtchev. Nury et Robin ont juste un peu accommodé la réalité, déjà excessive, pour nous offrir une passionnante relation des événements dans « Funérailles », deuxième tome de « La mort de staline », aux éditions Dargaud.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : funérailles, la mort de staline, dargaud |  Facebook |

23/08/2012

Les enfants perdus / 2021, T1 / Betbeder, Bervas / Soleil

2021-1.jpg

 

Dans une toute petite dizaine d’années, aux Etats-Unis, la ville de Détroit a autoproclamé son indépendance, aussitôt associée à une ghettoïsation musclée. La zone est contrôlée par un homme aux pouvoirs surnaturels à la tête d’une petite armée. Mais son entourage immédiat multiplie les tentatives de manipulation et d’emprise croissante à son égard. A cette menace intérieure vient s’ajouter une menace extérieure, celle du gouvernement qui tente de reprendre la main sur Détroit. Les largages de vivres se multiplient, accueillis bras ouverts par une population privée de tout et affamée. Mais les forces de l’ordre empêchent à quiconque d’y toucher, prétextant un risque d’empoisonnement. Une mission très spéciale est mise sur pied pour reprendre le contrôle de la ville. Quatre enfants mutants aux pouvoirs suprasensibles doivent atteindre le dirigeant de la ville et le mettre hors d’état de nuire. Ces quatre enfants obéissent à des consignes strictes, parfois trop strictes. Toute utilisation de leur pouvoir spécifique les fait inexorablement vieillir à grande vitesse. Le décor et les protagonistes sont plantés. Une ébauche d’intrigue est mise en place. Il ne reste plus qu’à voir comment tout cela va évoluer. Cette BD d’anticipation peut nous réserver le meilleur comme le pire. Wait and see. « Les enfants perdus », premier tome de « 2021 », par Betbeder et Bervas, aux éditions Soleil.


M.Descornet

 

 

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les enfants perdus, 2021, betbeder, bervas, soleil |  Facebook |

22/08/2012

Conquistador / T.1 / Dufaux, Xavier / Glénat / coll.Hors collection

conquistador1.jpg

 

Les auteurs de la sublime série « Croisade » changent radicalement de latitude et nous emmènent dans un autre univers fait de fureur et de sang, celui des conquistadores, au temps où Hernán Cortès convoitait les trésors de l’empereur aztèque Moctezuma. Hernando Royo fait partie de ces hommes chargés de s’emparer du trésor d’Axayacat, le père de Moctezuma. L’apparente docilité des Aztèques s’explique par leur croyance en l’immortalité des envahisseurs espagnols, qu’ils considéraient comme des dieux. Pourtant ces dieux sont bel et bien des hommes, animés de cupidité de surcroît. C’est d’ailleurs ce qui est reproché à Cortès par la Couronne espagnole qui le soupçonne de vouloir s’enrichir personnellement au détriment du royaume. Une expédition punitive est en route pour intercepter Cortès. Le temps presse donc, et Hernando Royo doit mener à bien sa mission au plus vite, assisté de Catalina Guerero, une femme au caractère bien trempé et au  physique de rêve. Cette touche de sensualité rehausse la saveur de ce récit déjà bourré de testostérone, cultivant les thèmes de prédilection du duo d’auteur, férus de mystère fantastique sur fond historique. Le superbe traitement graphique se décline tant dans les couleurs que dans la mise en page. « Conquistador », premier tome, par Jean Dufaux et Philippe Xavier, aux éditions Glénat, collection Hors collection.

 

 

M.Descornet

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conquistador, dufaux, xavier, glénat, hors collection |  Facebook |

21/08/2012

Georges et la mort / Guinin / 12 bis

Georges et la mort ,Guinin, 12 bis

 

 

Georges Brassens est un des plus grands chansonniers et chanteurs français. Cette BD hommage nous propose une évocation d’une partie de sa vie. Pendant la seconde guerre mondiale, Georges est soumis au travail obligatoire et envoyé en Allemagne. Lors d’une permission, de retour en France, il décide de ne pas repartir. Devenu réfractaire, il se cache chez Jeanne, une amie de trente ans son ainée qui admire son talent encore méconnu. Il reste dans cette masure dépourvue de tout pendant plus de vingt ans. C’est là que commence cette histoire. Georges est au bout du rouleau. Et son heure est arrivée. Mais au moment où la mort va le frapper de sa grande faux, elle retient son geste, séduite par la chanson que Georges est en train de fredonner. La mort décide de lui accorder un sursis pour que son talent puisse éclore et se propager. Et de fait, Georges va connaître succès après succès, grâce au contenu controversé de ses chansons qui ne laissent personne indifférent. Parmi ses thèmes de prédilection figure la mort, dont il se moque allègrement. Mais ce sera elle qui aura le dernier mot. Georges Brassens meurt à l’âge de soixante ans après avoir vu bon nombre de ses proches emportés par la Camarde, expression allégorique de la mort. Une BD poétique pour les fans de Brassens. « Georges et la mort », par Blaise Guinin, aux éditions 12 bis.

 

 

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georges et la mort, guinin, 12 bis |  Facebook |