02/11/2011

Chrysalide / Dômes, T1 / Nicoloff, Roth-Fichet / Soleil

 

Dans un futur lointain, la planète est bien entendu défigurée et l’humanité survit à un cataclysme majeur. Les survivants se sont organisés. Ils ont construit des dômes auto-suffisants qui les abritent et dans lesquels ils disposent de tout ce dont ils ont besoin. Ces dômes ne sont pas totalement imperméables. Il leur est possible, avec grande prudence, de faire des incursions dans le monde extérieur potentiellement hostile. Une équipe est spécialement formée pour ces sorties à haut risque. Au terme d’une formation poussée, Alyanne intègre les rangs de ce corps d’élite chargé de missions périlleuses. Mais Alyanne a un caractère de chipie. Elle est coutumière des bêtises, ce qui lui vaut d’être punie, de devoir par exemple balayer les locaux de son mentor. Cependant, quand les choses sérieuses commencent, elle prend du service comme les autres. Princesse de la débrouille, Alyanne s’est dégotté son propre véhicule, une sorte d’hybride entre la machine et l’insecte, un engin qui semble entrer en symbiose avec elle, bien plus que d’autres véhicules du même genre. Ce premier tome d’un flamboyant récit de science-fiction installe admirablement le socle narratif d’une série bourrée de promesses. La menace à l’équilibre du dôme ne montre pas son visage. Les nombreux protagonistes possèdent tous un profil bien élaboré. « Chrysalide », premier tome de « Dômes », par Nicoloff et Roth-Fichet, aux éditions Soleil.

 

 

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31/10/2011

Mantique / Prométhée, T4 / Bec, Bocci, Raffaele / Soleil

 

La mythologie grecque a donné naissance à Prométhée. La marche du temps y a associé des significations métaphoriques liées à l’apport de connaissance telles que cette soif qui pousse l’homme à toujours savoir plus, à dépasser le savoir de ses ainés. Cette ambition démesurée va conduire l’humanité à sa perte programmée, par excès de technologie, par irrespect de son environnement naturel, des choix qui mettent en danger l’équilibre à la fois écologique, social et économique de la planète. Ce péril du à la soif de connaissance se retrouve dans les fondements du dogme chrétien. Pourtant, Jésus, le messie, le porteur de lumière, qui se traduit en grec par « lucifer »… Jésus, à l’instar de Prométhée, apportait la connaissance aux hommes. Lucifer désigne actuellement Satan, l’ange préféré de dieu, déchu pour l’avoir défié. Lucifer et Jésus ne pourraient être que les deux facettes d’une même personne. Et si notre monde avait lui aussi deux faces, deux réalités ?! Sans rien dévoiler de l’intrigue, ces quelques réflexions sommaires ouvrent des pistes plausibles pour la compréhension de ce récit empli de mystère. Les huit derniers jours, à treize heures treize précises, des événements cataclysmiques frappent la planète entière. L’humanité subit-elle une attaque extra-terrestre ? Ou pire ? « Mantique », quatrième tome de « Prométhée », par Bec, Bocci et Raffaele, aux éditions Soleil.

 

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29/10/2011

Phoenix, T2 / Gaudin, Peynet / Soleil

 

Le graphisme est très plaisant, à la fois précis, détaillé, et léger, efficace. De temps à autre apparaît une distorsion dans la qualité, par exemple lors d’un angle en plongée, mais l’ensemble se défend plus qu’honorablement. Ce qui compte surtout dans ce type de récit rythmé et prenant, c’est la lisibilité, la facilité de compréhension qui permette au lecteur d’être emporté par l’histoire. Et là, le contrat est pleinement rempli. Sur une île du Pacifique, un incident s’est produit, une expérience a mal tourné et a causé la mort étrange de nombreux habitants. Un groupe d’enfants s’en est miraculeusement sorti. Nous retrouvons l’un d’eux une petite trentaine d’années plus tard. Jon est devenu un traducteur-interprète reconnu. Sa vie se déroule admirablement bien jusqu’au jour où de violents maux de tête l’assaillent. Ce phénomène frappe indistinctement, sans cause apparente. Et il n’est pas le seul à vivre ce genre d’expérience douloureuse. La clé de cette énigme pourrait bien être détenue par Fincher, un vieil homme interné dans une institution psychiatrique. Ancien scientifique, il semble obnubilé par des visions cauchemardesques. Et puis, il y a encore un énigmatique meurtrier à la seringue. Et aussi Suzan, une aide soignante attentionnée qui aimerait bien comprendre. Ce thriller fantastique contemporain fait monter l’angoisse du lecteur d’un cran supplémentaire avec ce deuxième tome de « Phoenix », signé Gaudin et Peynet chez Soleil.

 

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27/10/2011

Khaal, Chroniques d’un empereur galactique - Livre premier / Louis, Sécher / Soleil

 

Il fut un temps où les délinquants étaient déportés dans des bagnes à l’autre bout du monde. L’Australie est un exemple plein d’enseignement. Les bagnards y sont devenus des colons et y ont créé un état, une société réglementée, devenue une des nations les plus enviées, car florissante, démocratique, soucieuse de l’environnement. Ca, c’est le scénario presque idyllique. Maintenant, transposons l’axiome de départ très loin dans le futur. Les parias sont exilés dans un pénitencier au fin fond de la galaxie, une gigantesque station spatiale dans laquelle croupissent des détenus qui, de génération en génération, se sont organisés en communauté, une communauté forcément autarcique, et inévitablement soumise à la loi du plus fort. C’est le scénario du pire. Dans cet univers carcéral, plusieurs races se côtoient, surtout des humains, des psis et des éthérés. Partout ailleurs dans l’univers, une épouvantable guerre intergalactique a causé l’extinction complète de la race humaine. Autant dire que la prison dérivante fait figure d’arche de Noé. C’est un homme qui y fait la loi. Il détient de puissants pouvoirs. Régulièrement, sa suprématie est remise en cause. Il ressort toujours vainqueur des combats. Mais un complot s’organise. Ce space-opéra impitoyable ne manque pas d’emphase. Grandiose ! « Khaal, Chroniques d’un empereur galactique - Livre premier », par Louis et Sécher, aux éditions Soleil.

 

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14/10/2011

Mort blanche / Pandemonium, T3 / Bec, Raffaele / Soleil

 

Ce récit d’horreur se conclut ici avec une terrifiante succession d’événements implacables. Le théâtre de cette abominable pièce qui se joue, c’est le sanatorium de Waverly Hills. Cet établissement existe réellement. Il est connu pour être un des lieux les hantés au monde. Cette légende est probablement née du fait du nombre impressionnant de décès qui y fut comptabilisé. Près de soixante trois mille personnes y moururent en une cinquantaine d’années. Il a fermé ses portes en mille neuf cent soixante deux. Au début du vingtième siècle, l’état du Kentucky est confronté, comme un peu partout dans le monde, à une épidémie de tuberculose qui fait des ravages. Le sanatorium de Waverly Hills prônait un traitement essentiellement, si pas exclusivement, à base d’air. Un bon bol d’air frais, ce n’était pas à proprement parler une panacée. Quoi qu’iul en soit, dans les années cinquante, le sanatorium ne désemplissait pas, malgré l’issue généralement fatale. Sa renommée n’en était pas atteinte. Les auteurs de cette BD supposent que le sanatorium dissimulait d’autres pratiques, plus invasives, telles que des expériences sur la douleur ou sur la trépanation. Une infirmière nourrit de nombreux espoir de guérison pour sa petite fille atteinte de tuberculose. Elle ne sait pas que derrière ces murs se cache l’innommable. « Mort blanche », troisième tome de « Pandemonium », par Bec et Raffaele, aux éditions Soleil.

 

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13/10/2011

En première ligne / Alamo, T1/ Dobbs, Pezzi, Perovic / Soleil

 

Remember Alamo ! Souvenez-vous d’Alamo ! C’est électrisés par ce cri de guerre que les soldats du Texas ont donné l’assaut aux Mexicains en avril mille huit cent trente six lors de la Bataille de San Jacintho. Ce fut une boucherie effroyable et fulgurante. Les soldats texans étaient animés d’un esprit revanchard profond. C’est qu’un mois plus tôt, les troupes mexicaines ont fait tomber le fort d’Alamo au terme d’un siège impitoyable, faisant de nombreux morts et infligeant une cuisante défaite aux Texans. C’est là que périt l’une des figures légendaires du far west, Davy Crockett, qui fut tour à tour soldat trappeur et homme politique. Cette bataille constitue l’élément déclencheur d’une campagne militaire efficace qui bouta les Mexicain hors du Texas une fois pour toutes. Cet épisode de l’histoire de Etats-Unis a alimenté une impressionnante liste de romans, documentaires, films et récits en tous genres. Ce qui distingue cette nouvelle série BD du lot, c’est peut-être son point de vue à la fois orienté sur l’aventure et sur les relations tendues entre les protagonistes du fort, et aussi sur les faits historiques parfaitement documentés. Le récit laisse percevoir une dure réalité grâce à un rythme de narration qui ne fait pas l’impasse sur les aspects humains, tout en n’oubliant pas la tactique militaire. « En première ligne », premier tome de « Alamo », par Dobbs, Pezzi et Perovic, aux éditions Soleil.

 

 

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04/03/2011

Bajram, destructeur d’univers / Bellefroid / Soleil

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Une déferlante de pulsions magnétiques submerge Thierry alors qu’il remplace certains de ses composants érodés par des éléments puisés dans une sous-couche minérale non-exploitée depuis deux millénaires. Cet apport soudain lui ouvre de nouvelles sources d’information numérique conservée par la matière, une rémanence ancestrale. La révélation est fulgurante. En l’espace d’une microseconde, Thierry comprend qu’il vient d’accéder à une source inestimable qui lui permet d’explorer les recoins d’un univers oublié, celui d’un messie dans le sens que les humains pouvaient donner à ce concept. Ce n’est pas Jésus, Mahomet, ni aucun des porteurs d’idées appelés philosophes, non, il s’agit de Denis Bajram. Cet humain était un précurseur, un visionnaire. La mémoire collective digitale des concepteurs humains comporte des traces des univers imaginés par Bajram, tant son emprunte domine le moment clé survenu lors de la grande mutation, celle qui a vu l’extinction de l’homme et l’avènement du vivant numérique. Le choc qui secoue Thierry est comparable à celui qu’aurait ressenti un explorateur exhumant les preuves d’une vérité inébranlable éclairant les fondements de sa propre existence. Thierry découvre ses origines oubliées. Il vient d’intégrer les fabuleux fichiers du livre d’entretiens écrit par son ancêtre humain Bellefroid du temps du système solaire. Le sujet : « Bajram, destructeur d’univers ».

 

Livre commenté par Marc Descornet

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