12/10/2010

White ladies / Under, T.1 / Bec, Raffaele / Le Lombard

 

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Un récit signé Christophe Bec nous réserve à coup sûr des scènes d’effroi intense dans un univers claustrophobique, les conditions parfaites pour une histoire d’horreur bien charpentée. Le titre nous conforte dans cette promesse attendue. Under nous plonge dans les entrailles de nos villes, leurs réseaux d’égouts. Le décor est choisi ; les personnages vont pouvoir entrer en scène. Une équipe de représentants de l’ordre spécialisée est chargée d’escorter une ravissante chrypto-zoologue. Pour ceux d’entre-vous qui n’ont aucune notion étymologique ou qui n’ont pas lu la série « Jason Chase », chez un autre éditeur, sachez que la chrypto-zoologie étudie les formes fossiles d’animaux vivants. C’est là que s’ouvre un gouffre vers des abîmes d’inventivité. La voie est toute tracée vers les élucubrations les plus folles, style Yéti, ou autres monstre du Loch. Il y a aussi les légendes urbaines, ces récits troublants construits sur fond de vérité. Et c’est le terreau dans lequel se développe cette nouvelle série. Les égouts d’une mégapole recèlent des créatures mutantes qui ont évolué au départ d’animaux jetés dans les toilettes et qui se sont adaptés à leur nouveau milieu, de génération en génération. Efficace, percutante, terrifiante, cette BD n’en reste pas moins accessible à un large public friand d’aventure à la sauce pimentée. « White ladies », premier tome de « Under », par Bec et Raffaele, aux éditions Le Lombard.

 

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23/09/2010

Faites-la taire / Sisco, T.2 / Benec, Legrain / Le Lombard / coll.Troisième vague

 

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Ce deuxième tome conclut l’action initiée dans le premier. Cette affirmation est assez plate, mais elle résume bien l’histoire. Car pour tout dire, cette série ne convainc pas. Derrière une façade alléchante, à savoir le dessin très plaisant de Legrain, le contenu laisse sérieusement à désirer. Le héros est un assassin au service de l’état français. Sisco résout les problèmes de manière radicale, au nom de la raison d’état. C’est lors d’une de ces missions qu’un témoin le surprend et le filme dans ses œuvres avec son gsm. Une chasse à l’homme conduit le département à identifier une journaliste qui possède à présent l’enregistrement compromettant. Sisco l’a presque rattrapée. Mais une menace pèse sur lui. Il est victime d’un jeu de pouvoir au sein du département. Tous les coups sont permis, particulièrement les plus bas. Et bien sûr avec des méthodes radicales. On ne change pas une recette qui marche. Dans le premier tome, l’intrigue n’arrivait pas à décoller. Tout au plus y avons-nous découvert le profil du personnage principal, un tueur froid, antipathique, sans idéal ni remord, auquel le lecteur aura du mal à s’identifier. Avec le deuxième tome de « Sisco », on aurait pu s’attendre à un approfondissement de l’intrigue. Grosse déception, il n’en est rien. « Faites-la taire », par Benec et Legrain, aux éditions Le Lombard, collection Troisième vague.

 

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20/09/2010

Nous ne serons jamais des héros / Salsedo, Jouvray, Salsedo / Le Lombard / signé

 

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Michaël est un glandeur fini, chômeur et célibataire, sans aucune ambition. Un soir, il reçoit un appel de son père. Sa grand-mère est morte en laissant un petit pactole à son fils. Le père de Mick compte utiliser cet argent pour réaliser un tour du monde. Mais vu qu’il n’a plus toute sa mobilité, il demande à son fils de l’accompagner. Ce sera un travail rémunéré. Voilà qui plante le décor de bien rude manière. Les relations entre Mick et son père se sont détériorées depuis belle lurette. Et avec sa sœur, ce n’est pas tellement mieux. Le voyage commence de façon très tendue. Le père bougon traite son fils comme un mandai. Peu à peu, à force d’être malmené de la sorte, Mick s’éveille, aussi grâce aux rencontres aux quatre coins du monde, et aux paysages magnifiques, qui transcendent l’âme. Ce qui s’annonçait comme une galère infernale se transforme en initiation et en réconciliation. Les auteurs ont trouvé le ton juste pour parler de la problématique relationnelle familiale, mais aussi du besoin d’exister, et du sens que l’on donne à sa vie. Sans entrer dans des grandes réflexions métaphysiques, cette BD nous touche, nous triture les sentiments, et nous laisse une impression de plénitude au-delà de la morosité. Apprenons à gérer notre destinée, avec humilité et lucidité. « Nous ne serons jamais des héros », par Salsedo, Jouvray et Salsedo, aux éditions Le Lombard, collection signé.

 

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27/08/2010

Confisqués ! / L’élève Ducobu, T.16 / Godi, Zidrou / Le Lombard

 

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A chaque rentrée scolaire, c’est devenu une tradition, un nouvel album de l’élève Ducobu envahit les présentoirs des libraires. Cette année, le seizième tome accuse quelques signes d’essoufflement. La qualité des gags se montre inégale. L’entrée en matière s’inspire du schéma du « Petit Spirou » avec une histoire plus longue. En quelques pages, Ducobu explore les entrailles d’un tiroir d’instituteur, là où finissent tous les objets confisqués. C’est un mystère qui a de tous temps intrigué les cancres. Le voici enfin percé. S’ensuivent une foison de running gags, un procédé qui en soi n’est pas contestable, le meilleur exemple en étant « Kid Paddle ». Mais là où les auteurs se fourvoient, c’est dans le délire qui les anime visiblement. Ils puisent de plus en plus profondément dans leur imagination, mais ils ont entamé les couches les plus pauvres de la mine d’or. Il serait temps de laisser tomber ce filon épuisé. La variété incroyable dans la mise en forme de cet album est un signe révélateur du manque de contenu qu’ils tentent de contrebalancer. Quelques bonnes pages émaillent cependant cette BD. La parution en parallèle du magazine « Rik Spoutnik », séquelle de la série, un peu sur le modèle de « Game Over » pour « Kid Paddle », se révèle hautement dispensable. « Confisqués ! », seizième tome de « L’élève Ducobu », par Godi et Zidrou, chez Le Lombard. Les tiroirs des instits risquent bien d’en être dépourvus.

 

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12/08/2010

Le désespoir des Dracks / Le Cycle d’Ostruce, T.4 / Pona, Dubois / Le Lombard

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Le grand dragon, empereur de Russie devenu tyran, a été exécuté ainsi que toute sa famille. Seul survivant, un œuf a été soustrait à la fureur régicide. Aijer est une Drack, un être fantastique, une guerrière de haut niveau. C’est elle qui a sauvé l’œuf de dragon. Mais en dépit de ses efforts, l’œuf a été capturé par les révolutionnaires. Il sera jugé symboliquement et plus que probablement mis à mort lors d’un procès hyper médiatisé qui devrait asseoir la cause prolétarienne. Voilà la situation après moult péripéties jalonnées d’épisodes sanglants. Ce que nous réserve la fin de cette course folle est assez inattendu et désarçonnant. Il ne nous est pas interdit de penser que les auteurs se ménagent une possibilité de suite, une sorte de deuxième cycle d’Ostruce. En attendant, nous pouvons nous attarder sur les magnifiques planches que nous livre le dessinateur Christophe Dubois et particulièrement sur son travail de colorisation, dans les dominantes rouges et blanches. Ce traitement des blancs est remarquable. C’est un exercice de style casse-gueule qui se traduit ici par une très jolie réussite. Le style graphique se marie parfaitement avec le scénario original de Nicolas Pona, visiblement inspiré, quoique semblant parfois s’essouffler. Une BD bien sympathique : « Le désespoir des Dracks », quatrième tome du « Cycle d’Ostruce », par Pona et Dubois, aux éditions Le Lombard.

 

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29/07/2010

Au Nom du Président / I.R.$., T.12 / Desberg, Vrancken / Le Lombard / coll.Troisième vague

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Cet épisode apporte son important lot de réponses aux nombreuses questions sur la vie personnelle de Larry Max, contrôleur fiscal de poigne au service de l’Internal Revenue Service, le fisc américain. Dans l’album précédent, Larry rencontrait enfin la mystérieuse Gloria, avec laquelle il entretenait une longue relation téléphonique, notre héros tourmenté va aller de découverte en découverte. Il aura ainsi des explications sur l’assassinat de ses parents. Ce dénouement ne se fait pas sans un lourd prix à payer. Alors que certains protagonistes tirent leur révérence, d’autres entrent en scène, dont une charmante jeune femme qui agrémentera sûrement de sa présence les prochaines enquêtes de Larry Max. Graphiquement, la série se poursuit avec une technique au lavis qui lui confère un réalisme accru. Ce souci du détail s’accorde parfaitement avec un scénario bien huilé, extrêmement solide, reposant sur un socle documentaire fouillé. On est loin des séries qui surfent sur la vague Largo Winch, loin de cette déferlante de sous-produits médiocres. Non, ici, il faut reconnaître tout le mérite d’une intrigue soignée, de personnages au profil psychologique complexe et d’une mise en images irréprochable. « Au Nom du Président », douzième tome de « I.R.$. », par Desberg et Vrancken, aux éditions Le Lombard, collection Troisième vague.

 

 

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21/07/2010

La Spirale Mc Parnell / All Watcher, T.4 / Desberg, Mutti / Le Lombard

Cette série est ce qu’on peut désigner par l’anglicisme spin-off, c’est à dire une série dérivée de l’originale. Les plus critiques parleront péjorativement de « suite commerciale ». Tout dépend dès lors de la qualité de ladite suite. Dans le cas de « All Watcher », c’est le spin-off de la série « I.R.$. ». Elle met en scène le héros Larry Max, mais avec plus de distance quant aux questions qui le tourmentent. Larry fait ici son job d’agent de l’IRS, le fisc américain. Il traque un fantôme surnommé All Watcher. Cette entité est soit un homme, ou une femme, soit un groupe, soit un aléa du système financier mondial dont il se nourrit. Car All Watcher est comparable à un trou noir. Il est invisible en tant que tel et n’apparaît que par le contour dessiné par tout ce qu’il engloutit et qui disparaît, en l’occurrence, des sommes considérables. Cette fortune inestimable doit bien servir à quelque chose. Larry Max et sa collègue Mia Mai tentent de le découvrir en une traque impitoyable. Les albums de ce spin-off paraissent à un rythme soutenu. Stephen Desberg assure le scénario pour différents dessinateurs. Ici, Andrea Mutti déçoit. De nombreuses erreurs irritent le lecteur, déjà peu choyé par un tome de transition moins passionnant que les autres. « La Spirale Mc Parnell », quatrième tome de « All Watcher », par Desberg et Mutti, aux éditions Le Lombard.

 

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