29/09/2011

La théorie des cordes fiscales / All Watcher, T6 / Desberg, Köller / Le Lombard

Cette Spin-Off de la série « I.R.$. » prend un tour nouveau. Le rythme s’accélère. Les retournements de situation se succèdent de manière effrénée. Larry Max et sa ravissante collègue Mia Maï s’approchent de leur cible, le mystérieux All Watcher, un homme, ou une femme, tapie dans l’ombre des mouvements financiers mondiaux et qui tire bénéfice des transactions occultes, amassant une fortune considérable, qui défie l’imagination, comme un trou noir qui engloutirait irrémédiablement non seulement les avoirs financiers qui passent à sa portée, mais aussi les êtres de chair imprudents ou trop téméraires qui voudraient l’affronter. Et c’est bien ce qui attend Larry Max puisqu’il assiste impuissant à la disparition tragique de tous ceux qui l’accompagnent dans sa traque de All Watcher. Seule Mia Maï y échappe, sa collègue qui rivalise avec lui pour coincer leur insaisissable proie de l’ombre. Et puis, il y a Antonia, dont Larry assure une protection très rapprochée. Enfin, il y a Vincent Coutellier, seul témoin vivant ayant vu et entendu All Watcher en personne. Coutellier constitue la clé qui va permettre d’identifier All Watcher parmi les protagonistes réunis en un seul lieu. Le dénouement est proche. Vous connaîtrez enfin le visage de All Watcher. Mais l’histoire n’est pas finie pour autant. « La théorie des cordes fiscales », sixième tome de « All Watcher », par Desberg et Köller, chez Le Lombard.

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22/04/2011

Gin-Fizz / Sisco, T.3 / Legrain, Benec / Le Lombard

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Sisco fait partie de l’élite présidentielle chargée de commettre des actes très limites, voire criminels, au nom de la raison d’état. Le point faible de Sisco réside dans cette once de conscience qui subsiste en lui et qui le pousse à agir en marges des strictes directives. Ca lui a valu certains ennuis. Mais il échappe au blâme ou à la mise à pied. Cependant, son sort n’est peut-être pas nécessairement enviable. Il se retrouve affecté à la protection rapprochée de Julie, la fille du Président français, une peste incontrôlable, capricieuse et imbue d’elle-même. Julie fréquente des lieu de débauche. Elle y a construit une réputation sulfureuse. Son surnom est « Gin-Fizz », en référence à sa consommation de cocaïne son une forme particulière. Cette addiction la mènera à sa perte. Malgré la vigilance de Sisco, qui n’a rien vu venir, une dose frelatée conduit Julie tout droit à l’hôpital. Il semblerait que Julie soit la cible d’un complot visant à toucher indirectement le Président. Nettement plus convainquant que la première mission de Sisco, ce troisième tome nous emmène dans les coulisses du pouvoir, avec un regard sans complaisance sur les liens entre politiques et médias, entre milieux autorisés et interlopes. Le dessin s’affine, gagnant en maturité et en fluidité. Une bien belle surprise pour une série à suivre attentivement. « Gin-Fizz », troisième tome de « Sisco », par Legrain et Benec, aux éditions Le Lombard.

 

M.DESCORNET

 

 

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17/04/2011

Les Temps nouveaux / T.1 / Warnauts, Raives / Le Lombard

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En Belgique, dans les années trente, alors que le nazisme montait en Allemagne, un mouvement nationaliste belge catholique d’extrême droite voyait le jour et remportait quelques succès électoraux, surtout grâce à la personnalité de Léon Degrelle. Lors de l’occupation allemande, le parti Rex versa dans le fascisme et la collaboration pure et dure. Cette page sombre de l’histoire politique de Belgique, bien souvent occultée, sert de terreau fertile à l’imagination de Warnauts et Raives. Ils situent leur récit à la veille de l’éclatement belliqueux mondial, au cœur des Ardennes wallonnes. Thomas choisi ce moment pour y faire son retour après de nombreuses années passées au Congo, alors colonie belge. Il est en froid avec son frère Charles qui a épousé son amour de jeunesse et ne partage pas ses convictions. Les deux frères ont des conceptions politiques diamétralement opposées. Thomas, le cynique forgé par l’aventure, ne partage pas le conservatisme de Charles, engagé dans le rexisme. Cette dualité, ces tensions intrafamiliales représentent une honnête transposition des luttes intestines qui secouent alors la société belge dans son ensemble. Adoptant un point de vue historico-politique à travers un prisme social, Warnauts et Raives, ce duo d’auteurs inséparable porte un regard vitriolé sur « Les Temps nouveaux », titre de leur nouvelle série acide aux éditions Le Lombard.

 

M.DESCORNET

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14/04/2011

Sherman / T.1 La Promesse. New York / T.2 L’Ascension. Wall Street / Desberg, Griffo / Le Lombard

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A la fin des années quarante, Robert Sherman mène campagne pour les élections présidentielles américaines. Il figure parmi les grands favoris. Son père se remémore la promesse faite à son propre père alors qu’il vivait de misère et de rapines, une promesse d’un fils faite à son père agonisant suite à une rixe sanglante. L’orphelin a appris à se battre dans la rue, le meilleur terrain d’entraînement pour un battant voulant réaliser un rêve. Le rêve de son père, Jay Sherman y croit avec ferveur. Il veut réaliser sa promesse, celle qu’un jour, lui ou son fils devriendrait Président des Etats-Unis. Elle est en passe de se concrétiser. Le chemin parcouru a été jalonné de moments éprouvants, de compromissions morales, de choix névrotiques. Au terme d’un discours galvanisant, Robert Sherman meurt abattu. Un inconnu averti Jay Sherman que ce meurtre sera suivi de l’élimination de sa fortune, puis l’assassinat de sa fille, et enfin le sien. Ces menaces ne tardent pas à se concrétiser. Les biens immobiliers de Sherman volent en éclats. Une inspectrice est désignée pour l’accompagner dans ses moindres déplacements et rester à demeure à ses côtés, une proximité qui favorise les confidences sur un passé trouble. « Sherman », Tome 1 : « La Promesse. New York », Tome 2 : « L’Ascension. Wall Street », par Desberg et Griffo, aux éditions Le Lombard.

 

M.DESCORNET


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08/04/2011

La Mort d’une bête / Les Carnets de Darwin, T.2 / Runberg, Ocana / Le Lombard

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D’étranges événements frappent tragiquement une équipe d’ouvriers du chemin de fer. Il semble qu’une bête féroce se livre à des agressions mortelles d’une rare violence. De fait, les victimes sont impitoyablement massacrées. Les habitants du hameau doutent de l’origine animal du monstre. S’il s’agit d’un homme, il fait preuve d’une incroyable force et aucun mobile apparent ne justifie non plus ces épouvantables meurtres. Pour tirer au clair ce mystère, le célèbre naturaliste Charles Darwin se rend sur place. Armé de toute sa science, il examine les cadavres mais n’arrive pas à des conclusions définitives. Une communauté marginale vivant retirée dans les bois subit la colère des gens honnêtes. La tension monte. Lors d’une nouvelle attaque, les soldats réussissent à abattre la bête. La tuerie ne s’arrête pas pour autant. La bête n’est donc pas seule. La peur s’installe durablement. Darwin est en proie à une sourde angoisse. Il paraît éprouvé par des démons intérieurs et sombre dans l’alcool et le sexe. La pensée scientifique qu’il incarne se heurte aux croyances et à la peur irrationnelle de l’autre. La personnalité de Darwin, dans la BD, l’apparente paradoxalement au démon, une prise de position limite créationniste ; un amalgame mal venu en ces temps de lutte contre le retour de l’obscurantisme. « La Mort d’une bête », deuxième tome des « Carnets de Darwin », par Runberg et Ocana, aux éditions Le Lombard.

 

M.DESCORNET

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10/02/2011

1066. Guillaume le Conquérant / Tenderini, Weber / Le Lombard

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Les hauts faits d’armes de Guillaume le Conquérant ont été immortalisés pour la postérité sur un tissu d’une cinquantaine de centimètre et d’une septantaine de mètres de longueur, une remarquable broderie fine inadéquatement surnommée « la tapisserie de Bayeux ». Cette pièce maîtresse de l’art pictural fait l’objet d’une étude méticuleuse et n’a pas encore livré tous ses secrets. La broderie relate l’histoire d’une trahison puis d’une conquête au moyen d’une multitude de personnages, d’animaux, de bateaux et de châteaux agrémentés de textes explicatifs. Cette particularité a incité quelques experts à qualifier cette « tapisserie de Bayeux » de première bande dessinée moderne. Sa confection remonterait à la fin du onzième siècle. Elle raconte l’histoire de la bataille de Hastings qui opposa Normands et Saxons en mille soixante six. La victoire de Guillaume sur son cousin parjure Harold a marqué le développement européen. Les auteurs de cette BD ont choisi de restituer très fidèlement la succession des événements tels qu’ils figurent sur la broderie. Leur récit ne souffre en rien de la rigidité apparente de la narration originale. Le sujet de départ présenterait même une fluidité naturelle. En ce sens, la tapisserie de Bayeux mérite sa renommée. Une adaptation qui donne envie de décrypter l’original : « 1066. Guillaume le Conquérant », par Tenderini et Weber , aux éditions Le Lombard.

 

BD commentée par Marc Descornet

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03/02/2011

Brigande / Rani, T.2 / Van Hamme, Alcante, Vallès / Le Lombard

 

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Van Hamme et Vallès, le duo qui avait signé la formidable saga des « Maîtres de l’orge », s’adjoint le concours de Alcante, un scénariste qui s’est fait remarquer par quelques belles réussites éditoriales. Le résultat est une série dont la trame est écrite avec soin, un enchaînement de situations digne des plus belles perles de la BD classique. Le style graphique de Francis Vallès s’inscrit d’ailleurs pleinement dans un classicisme élégant, en parfaite résonnance avec un récit sans grande originalité mais admirablement construit. « Rani », c’est l’histoire d’une jeune femme héritière bâtarde qui se voit déposséder par le fils indigne mais légitime, dénué de scrupules. Rani ne s’appelle pas encore Rani. Son vrai prénom, c’est Jolanne, mais nous savons déjà que son destin lui promet du dépaysement. La fin de ce deuxième épisode lui offre justement son premier billet pour le bout du monde. Mais avant ce départ, Jolanne captive, injustement accusée de meurtre, et promise à l’échafaud, s’échappe pour batifoler dans les bras d’un bandit à la tête d’une bande de traîne-misère. Elle devient dès lors une brigande, même si elle ne partage pas tous les points de vue de ses compagnons d’arme. C’est surtout avec sa rivale de cœur que les choses se corsent. Une épopée romanesque bien charpentée : « Brigande », deuxième tome de « Rani », par Van Hamme, Alcante et Vallès, aux éditions Le Lombard.

 

BD commenté par Marc Descornet

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