07/01/2012

Le bateau-sabre / Thorgal, T.33 / Sente, Rosinski/ Raïssa / Louve, T.1 / Yann, Surzhenko / Le Lombard

 

La saga viking de Thorgal reprend sérieusement du poil de la bête avec un trente-troisième tome bien construit, qui ré-introduit quelques personnages vus précédemment, et propose une intrigue qui tient la route. Thorgal est à la recherche de son plus jeune fils Aniel. Il s’est enrôlé sur un bateau-sabre, c’est-à-dire un bateau de commerce qui dessert des territoires glaciaires et fend la glace au moyen d’une solide armature en métal. Thorgal y assure la sécurité en tant qu’archer d’élite et combattant aguerri. Il ne peut pourtant pas se départir de son profond humanisme. Il menace de quitter le navire si des esclaves y sont embarqués. Le récit se focalise à nouveau, et avec bonheur, sur le père et héros générique de la série après avoir fait la part belle aux aventures de Jolan, le fils ainé. « Le bateau-sabre » est le trente-troisième tome de « Thorgal » par Sente et Rosinski. Parallèlement, diverses séries apportent un éclairage plus précis sur d’autres protagonistes clés. Nous avons déjà découvert l’engageant spin-off dédié à l’ambiguë Kriss de Valnor. Nous découvrons à présent le parcours de « Louve », la fille cadette de Thorgal et Aaricia, née aux côtés d’une louve, et qui va vivre une terrible épreuve. Louve affronte d’abord Raïssa, une cheffe de meute, puis un homme fourbe. « Raïssa », premier tome de « Louve », par Yann et Surzhenko, au Lombard.

 

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28/12/2011

La dernière vie / Gimenez / Le Lombard

 

C’est toujours agréable de lire d’une traite un long récit qui s’étale sur deux tomes comme celui-ci. L’histoire, en deux mots, est celle d’une jeune gars qui se retrouve aspiré par un jeu vidéo et doit y surmonter les épreuves en mettant réellement sa vie en jeu. Dit comme ça, on a affaire à une pure resucée de « Tron », le film culte en la matière. La BD s’en éloigne mais trop peu pour vraiment échapper à la comparaison. Et elle ne plaide pas en sa faveur. Nous suivons Fito, un lycéen fou de jeux vidéos qui essaye un nouveau jeu dont sa copine lui a fourni une copie. L’effet est saisissant. Fito se trouve littéralement aspiré par le jeu. Ce qui lui sauve la mise, c’est qu’il avait pris la précaution de choisir le mode démonstration. Sa copine Clara n’a pas eu sa chance. Elle a été retrouvée gisant devant son ordinateur, dans un coma profond. Les pronostics sont peu engageants. Fito, convaincu que le jeu en la cause de cet état, tente alors d’en percer les secrets. Il fait appel à un expert, le célèbre critique Raf. A deux, ils vont expérimenter toutes les variantes du jeu mortel afin d’atteindre le niveau où ils pourront délivrer Clara de sa léthargie. C’est joliment dessiné. La mise en page se défend, avec un résultat efficace sur le plan narratif, mais avec un récit dont l’originalité ne convainc pas. « La dernière vie », une histoire en deux tomes, par Juan Gimenez, aux éditions Le Lombard.

 

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15/12/2011

La fille de Paname / T.1 / Galandon, Kas / Le Lombard / coll.Signé

 

Amélie Elie est une ravissante jeune femme aux cheveux d’un blond étincelant. Sa seule présence fait converger tous les regards vers elle, eux des hommes sérieusement émoustillés et ceux des femmes soit jalouses soit nourrissant quelqu’interdite perversion. Car nous sommes à la toute fin du dix-neuvième siècle, en France. Amélie se met en ménage avec un matelot et mène une petite vie bien rangée dans un logement modeste de Paris. Son avenir est tout tracé ; elle sera blanchisseuse comme sa mère. Mais Amélie s’y refuse. Un jour, sur un coup de tête, elle décide de tout plaquer. Elle n’a rien prévu comme alternative et se retrouve vite à errer dans les rues de la capitale. C’est alors qu’elle rencontre Hélène, une prostituée qu’elle avait déjà croisée une fois. Hélène lui propose l’hospitalité. Leur intimité grandit et Hélène propose d’enseigner son métier à Amélie, chez qui elle décèle des talents particuliers dans le domaine. Et de fait, Amélie excelle dans l’art délicat de faire jouir. Le succès qu’elle rencontre ne manque d’attirer des proxénètes. Commence alors une période sombre. Les auteurs s’inspirent librement d’une véritable légende du milieu. Amélie Elie était surnommée « casque d’or ». Une BD aussi séduisante que son sujet : « La fille de Paname », premier tome, par Galandon et Kas, aux éditions Le Lombard, collection Signé.

 

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05/12/2011

Ne jamais demander grâce / Sparte, T.1 / Weber, Simon / Le Lombard

 

Du temps de la Grèce antique, Sparte était une des cités les plus influentes. Sparte est surtout connue pour l’intransigeance de son armée. D’ailleurs, chaque citoyen à part entière de la cité était rigoureusement formé à se battre jusqu’à la mort. Les Spartiates étaient des guerriers redoutables qui ne connaissaient pas la reddition. Dès la naissance, une sélection implacable était de mise. Les bébés trop chétifs étaient éliminés. L’éducation des enfants incluait la lutte et le maniement des armes. Durant l’entrainement, les règles étaient les mêmes que lors des combats réels. Pas question de se rendre. La défaite ou la conciliation étaient proscrites. Pourtant, le roi Nabis entreprend des négociations avec ses ennemis. Cette attitude est considérée par les citoyens les plus fidèles comme une trahison. Parmi eux, Agésilas se rebelle ouvertement. Il prend la tête d’un groupe de résistance et mène des actions punitives meurtrières. Le roi Nabis engage alors Diodore, un chasseur de primes Hilote, pour tuer Agésilas. Cette nouvelle série historique est réalisée par deux connaisseurs qui ont fourbis leurs armes auprès de Jacques Martin, notamment sur « Alix ». Cette fois, ils volent de leurs propres ailes avec une BD plus âpre, plus dure, au ton plus sincère et plus juste. « Ne jamais demander grâce », premier tome de « Sparte », par Weber et Simon, aux éditions Le Lombard.

 

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04/11/2011

Trauma / Synchrone, T1 / Delmas, Crosa / Le Lombard

 

Ian Mallory est un agent de la NSA en mission à Paris contre la cybercriminalité. Un motard s’arrête à côté de sa nouvelle voiture conduite par sa femme enceinte et tire une balle à travers les vitres. Trois ans plus tard, Ian émerge d’un long coma. La balle est toujours logée dans son cerveau qui s’est reconstruit autour. Mais sa femme et le bébé n’ont pas survécu. La seule piste qui pourrait mener au meurtrier se trouve dans sa tête et ne peut être extraite sans le tuer. Cinq ans plus tard, Ian a refait sa vie. Il s’est mis en ménage avec une avocate et est devenu romancier. Une étrange séquelle lui reste des événements tragiques, Ian ne ressent aucune émotion immédiate. Ses sentiments ne l’envahissent que quelques heures après ce qui les a provoquées. Cette particularité s’avère utile pour garder son sang-froid lorsque sa belle-fille assassine son petit amis et qu’il faut faire disparaître le corps. Par contre, c’est une arme à double tranchant dont ses anciens employeurs comptent bien tirer parti. La NSA le force à reprendre du service, moyennant le silence sur la dissimulation du crime familial. Cette mise en place scénaristique se révèle bougrement efficace et promet des développements tous azimuts. « Trauma », premier tome de « Synchrone » se montre tout à fait engageant. Nous attendons le meilleur des prochains albums de cette série palpitante signée Delmas et Crosa, aux éditions Le Lombard.

 

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30/10/2011

Le vent mauvais / Résistances, T2 / Derrien, Plumail / Le Lombard

 

La Résistance est un terme qualifiant surtout le mouvement structuré français opposé à l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. C’est aussi un état d’esprit, une attitude qui peut se révéler positive ou négative selon le contexte. La résistance aux tentations et la résistance au changement n’ont pas le même sens. C’est sur ces différents tableaux que jouent les auteurs de cette BD. Ils situent leur récit pendant l’occupation de Paris. Les protagonistes résistent quant à eux soit à l’ennemi, soit à leurs sentiments, soit aux deux. Le résultat, c’est une série aux multiples facettes, complexe comme peut l’être la réalité, et l’est toujours l’amour. André aime Sonia qui l’aime en retour. Mais Sonia aime aussi Louis qui l’aime en retour. Quand à André et Louis, ils se vouent une belle amitié. André est résistant. Il s’est enrôlé aux côtés du général De Gaulle et accompli des missions dangereuses. Sonia est juive et travaille pour un commandant nazi qui l’assure de sa protection, mais qui semble éprouver des sentiments pour elle. Pendant qu’André était à Londres, Sonia est tombée dans les bras de Louis. A son retour à Paris, Sonia est revenue vers lui, au détriment de Louis. C’est compliqué, quoique très banal finalement. L’histoire se termine de manière un peu abrupte. « Le vent mauvais », deuxième tome de « Résistances », par Derrien et Plumail, aux éditions Le Lombard.

 

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28/10/2011

Silence, on copie ! / L’élève Ducobu, T17 / Godi, Zidrou / Le Lombard

 

Les cancres ont toujours un côté séduisant. Chacun d’entre nous a un jour été un cancre. Ceux et celles qui diraient le contraire sont soit de fieffés menteurs soit des malheureux dont la vie doit être bien morne. « L’élève Ducobu » est un succès éditorial. Cet émule de « Génial Olivier » fait le pitre dans dix-sept albums avec un bonheur communicatif, quoique parfois de qualité irrégulière. Cet dix-septième opus se défend bien. Sa sortie est simultanée à celle d’une adaptation cinématographique. L’humoriste Elie Semoun y incarne un instituteur Latouche bien typé. Ducobu et sa voisine de banc Léonie Gratin, sempiternelle première de classe, sont eux-aussi admirablement bien campés. Et puis un nouveau personnage est apparu dans le film et dans la BD, la prof de musique, Mademoiselle Rateau, dont Latouche tombe prestement amoureux. Ce n’est pas la seule passerelle entre le papier et l’écran. Une séquence de la BD met en scène une idée farfelue de Ducobu, celle de réaliser un film en classe, inspiré de ses aventures. Trêve d’élucubrations ! Prenez une feuille et un stylo et écrivez : « Quelle belle cueillette nous fîmes : quelques hyménomycètes, des hypholomes, des helvelles, des géasters fimbriés, des polypores versicoles et un hydne imbriqué ma foi fort appétissant ». La correction se trouve dans « Silence, on copie ! », dix-septième tome de « L’élève Ducobu », par Godi et Zidrou, au Lombard.

 

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