05/03/2009

Pigeons Verts / Javi Aznarez / Casterman / coll.KSTR

Dans un avenir proche, le monde est devenu écologiquement sinistré. Même les chiens et les chats sont des espèces en voie de disparition. Les glaces ont fondu. Les villes sont pour la plupart immergées. Les voitures ont été reconverties en submersibles. Le pouvoir est aux mains de profiteurs inconscients. L’un d’entre eux, Philip Ciment, habite dans les vestiges d’un zoo. Les seuls animaux qu’on y trouve ont leur tête accrochée aux murs. Quelques rares survivants croupissent encore dans des cages abandonnées, il s’agit de quelques chats et d’un chien qui vient de mourir. Ce triste spectacle est à l’image du désastre. Tous les êtres vivants sont condamnés à disparaître de la surface de la terre. Un groupement d’activistes écologistes projette d’enlever Philip Ciment, qu’ils tiennent pour principal responsable de ce cataclysme. Ils confient cette action militante à un trio de choc complètement déjanté, les Pigeons Verts. Mais l’enlèvement va mal tourner et se terminer dans un bain de sang. Résolument engagée, cette BD alarmiste nous invite à la réflexion au fil d’un récit d’anticipation mouvementé. La maladresse des personnages et le burlesque des situations nous fait bien comprendre à quel point nos ridicules comportements d’aujourd’hui mettent en péril notre monde de demain. Un dessin et des cadrages époustouflants : « Pigeons Verts », par Javi Aznarez, aux éditions Casterman, collection KSTR.


BD commentée par Marc Descornet

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07/02/2009

Black Jake / Argunas / Casterman / coll.KSTR

Los Angeles. Jake Brennan se réveille difficilement dans sa voiture. Après une ligne de coke, Jake branche sa sirène et entame sa journée. Il est réclamé sur une scène de crime dans le quartier sud de la ville. La sœur Thérésa a été battue à mort et violée, ce qui occasionne quelques tensions au sein des habitants. Mais Jake a bien d’autres problèmes. Accro à la drogue, il côtoie de trop près le milieu criminel. Voleur, menteur et joueur, Jake enfreint toutes les lois sans trop s’en préoccuper. Ses proches sont pourtant inquiets. Parmi eux, son partenaire, Luis Peralza et le père Ramos, un prêtre qui connaît bien Jake, sentent cette noirceur qui grandit en lui. À la suite d’une grosse dette de jeu, notre flic ripoux continue sa descente aux Enfers. Devenant même assassin, Jake s’enfonce dans la criminalité, certain de son impunité. Le père Ramos et Luis interviennent alors, espérant pouvoir encore le sauver. Enfermé pendant deux jours avec seulement de l’eau et du pain, la petite cure improvisée de Jake n’a pas l’effet escompté. Comme dans « Missing », le précédent ouvrage de l’auteur, on retrouve dans cet album le personnage du policier sans foi ni loi. Avec un petit air de ressemblance de la série « The Shield », il manque à ce polar un brin de surprise. Le dessin quant à lui présente un trait nerveux, très vivant et est bien documenté. « Black Jake », par Will Argunas, est paru aux éditions Casterman, collection KSTR.

BD commentée par Maïté Vanneste

17:30 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : casterman, kstr, argunas, black jake |  Facebook |