26/02/2009

Ceci est mon corps / Marie, Goethals / Bamboo / coll.Grand Angle

L’avenir de nos sociétés qui se sont développées sur l’égoïsme et la poursuite du profit est souvent dépeint comme une dualité entre nantis et pauvres. C’est également le parti qu’ont choisi les auteurs pour amener leur propos. Dans une zone sécurisée de Los Angeles réservée aux riches, des jeunes en mal de sensations fortes se livrent à des excès de toutes natures. Ils aiment prendre possession par l’esprit du corps d’un habitant de la zone non-sécurisée et se livrer à des courses-poursuites ou d’autres actes violents qu’ils ne pourraient pas perpétrer dans leur univers aseptisé. Lucas a vingt deux ans. Son père est un personnage très occupé, cadre supérieur de la NeedTM, une puissante firme de biotechnologie. Lucas peut donc tranquillement négliger ses études, se prélasser au bord de la piscine sous le soleil, picoler, se shooter et aller à des fêtes orgiaques avec ses amis. Tout dérape le jour où il subtilise un flacon de gélules à son paternel. Ces gélules expérimentales provoquent des effets extrêmement dangereux. Lucas ne devra bientôt plus s’en inquiéter car il est exécuté par un tueur de la NeedTM. Une BD fleurtant avec le sordide, servie par un dessin dynamique et des cadrages maîtrisés. Une intrigue aux rebondissements astucieux : « Ceci est mon corps », par Marie et Goethals, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.


BD commentée par Marc Descornet

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16/02/2009

N’oublie pas de me dire adieu / Borderline, T.2 / Robin, Berr, Lagrange / Bamboo / coll.Grand Angle

Fernando est écrivain. Pour lui, le remède miracle à l’angoisse de la page blanche est une plante venue du Chili qui le met dans un état de transe inconsciente. Il écrit pendant son sommeil. Sa précédente expérience lui avait permis de publier un succès de librairie et de dévoiler un crime sordide. Il s’est ainsi découvert le don de raconter les instants tragiques de vraies victimes de meurtres. Cette fois, c’est Wanda, une prostituée, qui apparaît sous la plume de Fernando. Elle est sans doute déjà morte. Mais le manuscrit n’est pas terminé, les visions nocturnes n’ont pas tout dévoilé. Wanda s’est retrouvée sur le trottoir parce que la vie ne lui a pas fait de cadeaux. Fernando n’a pas été client mais il lui a prêté une oreille attentive, l’aidant à supporter sa condition. Il n’hésite pas à solliciter son proxénète pour la retrouver. D’un trait efficace rehaussé de couleurs élégantes, cette histoire structurée avec soin nous emmène dans une aventure dynamique de très bonne qualité, avec un coup de projecteur sur le mécanisme qui peut conduire à la prostitution. Ce récit est une excellente surprise. Il donne à la série un punch particulier, évitant les redites avec le premier volume, tout en conservant le concept de départ. Une belle prouesse scénaristique ! « N’oublie pas de me dire adieu », deuxième tome de « Borderline », par Robin, Berr et Lagrange, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.


BD commentée par Marc Descornet

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