18/05/2010

Contre-jour / Ceci est mon sang, T.1 / Marie, Goethals / Bamboo / coll.Grand angle

ceciestmonsang1

Après le captivant diptyque « Ceci est mon corps », le même duo d’auteurs nous propose une histoire qui se déroule simultanément à la première mais en suivant le point de vue d’autres protagonistes. Istelle et Sania sont les filles d’un riche et influent homme d’affaire, directeur du département pharmaceutique du consortium Need. Need a développé une série de drogues aux effets éthiquement très douteux. L’une d’elle permet de s’incarner momentanément dans le corps d’une autre personne et de vivre ainsi dans sa peau, de vivre sa vie, ou même de prendre des risques que l’on n’oserait pas prendre dans son propre corps. Les hôtes sont bien entendu des personnes pauvres, prêtes à tous les compromis pour s’assurer quelques ressources additionnelles. Istelle et Sania s’ennuient à mourir. Pour se donner des sensations fortes, elles usent et abusent des drogues de leur papa, transgressant les interdits. Evitant soigneusement les redites stériles, Damien Marie livre des clés de compréhension supplémentaires, éclaire des zones d’ombre, en un récit qui relance intelligemment l’attrait du lecteur, servi par le dessin et les cadrages audacieux de Sébastien Goethals. Une belle réussite : « Contre-jour », premier tome de « Ceci est mon sang », par Marie et Goethals, aux éditions Bamboo, collection Grand angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marie, bamboo, grand angle, contre-jour, goethals, ceci est mon sang |  Facebook |

06/04/2010

La Main du singe, T.2 / Laumaillé / Bamboo / coll.Grand Angle

mainsinge2

A la suite d’un grave accident de voiture, Abel Appleton a subi une greffe du bras ainsi que de la mâchoire inférieure. Le donneur était un adepte du tatouage car les greffons en sont recouverts. D’étranges dessins semblent représenter des animaux dans un style indien. L’infirmière qui a accompagné Abel à sa sortie d’hôpital n’était pas là par hasard. Elle s’intéresse de très près aux tatouages. Elle n’est pas la seule à s’y intéresser. Les services secrets américains sont à leur poursuite, coûte que coûte. Abel doit fuir, alors qu’il ne comprend rien à la signification de tout cela. Son désarroi est à l’image de la construction du récit. L’auteur use et abuse de flashbacks à répétition. Il a déterminé un moment « zéro » et nous propose des fragments de ce qui s’est passé avant et après, ceci dans un ordre troublant. Nous remontons de plus en plus loin dans le temps au fil de notre lecture. C’est très déroutant et une relecture de l’album s’avère nécessaire pour bien comprendre. Cet effet voulu nous force à nous concentrer sur la teneur de l’histoire. Il y est question d’une terrible découverte faite par des soldats indiens de l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Il y est aussi question des implications dans la vie d’un homme d’un enjeu qui le dépasse. « La Main du singe », par Laumaillé, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, grand angle, la main du singe, laumaille |  Facebook |

16/03/2010

Kumlikan / Borderline, T.3 / Robin, Berr / Bamboo / coll.Grand Angle

Fernando Villa est un écrivain qui s’est taillé un beau succès avec ses derniers romans. Jusqu’il y a peu, il faisait encore partie de la multitude de scribouillards malchanceux en mal d’inspiration. Et puis un jour, il reçoit une herbe miraculeuse dont la consommation le plonge dans un état second. Pendant son sommeil, il se met compulsivement à écrire sur tout support à sa portée. A son réveil, il découvre alors un récit complet étonnant de réalisme. Ce qu’il a découvert après des expériences répétées de ce type, c’est que ce sont des histoires vraies. Le plus effrayant, c’est que ce sont des révélations sur des crimes non élucidés. C’est comme si les morts lui avaient dicté leur fin tragique avec tous les détails permettant de confondre les assassins. Fortement déstabilisé par cette découverte, Fernando veut tirer les choses au clair. Il entreprend donc un voyage à la source de la production de la fameuse herbe hallucinogène. Il est accueilli comme si sa venue était prévue de longue date. On le nomme Kumlikan. Mais la petite communauté qui le reçoit commence à douter de ses pouvoirs, jusqu’au moment où il vit une nouvelle transe. Admirablement construit, ce troisième opus très convaincant de « Borderline » se développe sur deux tableaux. « Kumlikan » , par Robin et Berr, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, borderline, robin, berr, grand angle, kumlikan |  Facebook |

05/03/2010

Tu es poussière / Le Chineur, T.1 / Bétaucourt, Pagot / Bamboo / coll.Grand Angle

Gabin Kashenko est un antiquaire professionnel qui porte bien son surnom de « chineur ». Il arpente les marchés aux puces à la recherche des pièces rares. C’est ainsi qu’il débarque dans le village tranquille de Dain-sur-Souzon, la veille d’un marché de brocanteurs. Sa première étape est le bar local dans lequel il espère glaner des infos intéressantes et, pourquoi pas, dénicher l’un ou l’autre vendeur potentiel. C’est alors qu’une bande de voyous fait irruption dans le bar et se fait vertement chasser par le patron qui semble avoir l’habitude. Gabin sent que l’ambiance s’échauffe. Il se rend ensuite chez le Lamanant qui vont l’héberger la durée de son séjour. Cette chambre d’hôte accueille un autre pensionnaire, un certain Bosmart, d’abord sympathique mais qui va bientôt adopter un comportement étrange, voire agressif. Les premiers véritables clients de Gabin sont les Bousoir, une famille atypique qui lui cède une vieille commode et une pendule. Mais en entrant dans la grange où ces objets sont entreposés, Gabin ressent des ondes négatives. Le chineur va alors mettre le pied dans un engrenage mortel. Le développement de l’intrigue va crescendo, une bonne entrée en matière pour une série qui s’annonce captivante. « Tu es poussière », premier tome du « Chineur », par Bétaucourt et Pagot, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, pagot, grand angle, tu es poussiere, le chineur, betaucourt |  Facebook |

23/01/2010

Le Fruit du mensonge / Shahidas, T.1 / Galandon, Volante / Bamboo / coll.Grand Angle

Les Shahidas sont des femmes martyres qui décident de commettre un attentat suicide. Ce thème hautement délicat s’inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles. La montée du terrorisme islamique représente un problème crucial. Les femmes terroristes choquent davantage car, dans l’imaginaire collectif, les femmes donnent la vie. Pourtant leurs motivations combattantes sont a priori les mêmes que pour les hommes. Pour la psychiatre Wafa Sultan, « l’islam n’est pas seulement une religion, l’islam est aussi une idéologie politique, qui prêche la violence et applique son programme par la force. Le choc dont nous sommes témoins dans le monde n’est pas un choc des religions ou un choc des civilisations, c’est un choc entre deux opposés, entre deux ères. C’est un choc entre la civilisation et l’arriération, entre barbarie et rationalité. C’est un choc entre liberté et oppression, entre démocratie et dictature. C’est un choc entre les droits de l’homme d’un côté, et leur violation d’un autre côté. C’est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent en êtres humains ». La BD « Shahidas » met le doigt sur cet antagonisme, de manière modérée certes, mais utile et efficace. « Le Fruit du mensonge », premier tome de « Shahidas », par Galandon et Volante, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, galandon, grand angle, le fruit du mensonge, shahidas, volante |  Facebook |

06/01/2010

Le secret de la lance / Le Messager, T.5 / Mig, Richez / Bamboo / coll.Grand Angle

Gabriel n’est pas un prêtre comme les autres. C’est un ami proche du Président des Etats-Unis. La pape l’a en haute estime. Mais il compte aussi des ennemis redoutables. Gabriel a touché à des reliques sacrées qui ont éveillé la convoitise de certains. Il a aussi mis en péril les fondements de l’Eglise, cette institution inébranlable. Il y a des vérités qu’il vaut mieux ne pas divulguer. Ce n’est pas pour rien qu’est apparue l’expression « mensonge pieux ». Elle résume toute l’hypocrisie des dogmes incapables de résister aux bouleversements humains et aux découvertes de la science, à la simple connaissance accrue de notre monde et de notre environnement. La Terre est ronde et tourne autour du soleil. Les espèces qui peuplent la surface du globe sont en constante évolution depuis l’apparition de la vie. N’en déplaise aux inquisiteurs, créationnistes ou extrémistes religieux de tous bords. Gabriel a décidé de ne rien dire. Il a rejoint une communauté de moines qui a fait vœux de silence et de pauvreté. Malheureusement, un assassin suivi d’un commando prennent d’assaut cette paisible abbaye reculée d’Allemagne et c’est le carnage. Une intrigue halletante, un suspense qui va crescendo : « Le secret de la lance », cinquième tome du « Messager », par Mig et Richez, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, mig, grand angle, richez, le secret de la lance, le messager |  Facebook |

27/11/2009

Les clefs du paradis / Hollywood Boulevard, T.1 / Félix, Liman / Bamboo / coll.Grand Angle

Au Paradis, Arkel et Solenne filent le parfait amour. Le Seigneur décide toutefois de les renvoyer sur Terre pour y vivre une nouvelle vie. Après s’être fait la promesse de se retrouver pour s’aimer à nouveau, Arkel et Solenne se réincarnent en Billy Bob et Cathy. Billy Bob est un fils de fermier et écrivain méconnu à ses heures perdues. Craquant complètement pour la jolie Cathy, le manque de reconnaissance face à son roman à succès le pousse à tenter sa chance à Hollywood. L’occasion est trop belle, Cathy en profite pour fuir une situation qui s’envenime et se joint à l’aventure. Arrivés dans la ville de toutes les stars, leurs chemins se séparent. Alors que Billy Bob fait du porte à porte auprès des grands studios, Cathy se voit offrir un rôle. Tous deux devront cependant faire face à quelques désillusions… Très divertissant, l’ouvrage nous emmène dans les années trente, lors de la naissance de l’industrie du cinéma. Le scénario est plutôt léger et amusant, même si le récit reste conventionnel. Côté dessin, on saluera le travail effectué par Ingrid Liman dont c’est le premier album. D’un trait assuré, les graphismes semi-réalistes et les couleurs complètent agréablement l’ensemble. « Les clefs du paradis », premier tome de « Hollywood Boulevard », par Jérôme Félix et Ingrid Liman, est paru dans la collection Grand Angle des éditions Bamboo.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bamboo, felix, hollywood boulevard, grand angle, les clefs du paradis, liman |  Facebook |