29/10/2011

Martyr / Borderline, T4 / Robin, Berr / Bamboo / coll.Grand angle

 

Fernando Villa est écrivain. Son inspiration lui vient en période de transe. Ses yeux se révulsent et il se met à écrire sur tous les supports qui lui tombent sous la main. Ce qu’il écrit, ce sont des faits réels, des crimes perpétrés dans un passé proche. Ce don lui vient d’un chaman dont l’âme se serait incarnée en Fernando. Cette nouvelle histoire se déroule à Paris. Fernando discute de ses déboires avec ses amis dans un bar lorsqu’une violente explosion se produit non loin. Un homme a plongé dans la Seine et a explosé. Fernando entre alors en transe et voit les derniers instants du mort. Cette vision lui fournit des indications pouvant orienter l’enquête. Il les communique à la police par un coup de fil anonyme, histoire qu’on ne le prenne pas pour un illuminé qui se prétend médium. Les enquêteurs vont plutôt penser qu’il en sait trop pour être honnête. Ce nouvel opus d’une série vraiment attachante fait preuve d’une belle diversité thématique ainsi que de construction narrative. Même la faculté du personnage principal qui occupe un place centrale se décline de façon originale, au travers d’une perception en chronologie inversée. Quant à l’intrigue, elle prend intelligemment le lecteur au dépourvu. « Martyr », quatrième tome de « Borderline », par Robin et Berr, aux éditions Bamboo, collection Grand angle.

 

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25/10/2011

La 25e note / Shahidas, T2 / Volante, Galandon / Bamboo / coll.Grand Angle

 

Cette BD évoque une facette du terrorisme qui interpelle tout particulièrement, celle des femmes kamikaze. Qu’un être humain puisse sacrifier sa vie pour une cause en détruisant la vie d’autres personnes représente déjà un mystère en soi. Mais lorsque c’est une femme qui perpètre ce crime, et une mère de famille de surcroît, qui a donc porté la vie en elle, cela devient encore plus incompréhensible et révoltant. Bien sûr, il y a des explications à de tels actes extrêmes, tel le désespoir ou l’accumulation de frustrations, le sentiment d’une profonde injustice impossible à contrecarrer. Et puis il y a l’endoctrinement, insidieux et progressif, la manipulation mentale. Un policier d’origine arabe découvre que sa femme, la mère de sa fille, s’est fait exploser dans un bus bondé de monde. Elle n’avait pourtant aucune raison apparente d’en arriver à commettre un tel acte. Sa vie était tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Vu les circonstances, son mari est mis à l’écart le temps de l’enquête. Il va alors mener ses propres investigations. C’est dans son entourage qu’il trouve une piste à la fois plausible et inimaginable. Un bon sujet, traité avec retenue, intégré dans une intrigue réaliste vécue par des protagonistes au profil convaincant. « La 25e note » deuxième tome de « Shahidas », par Volante et Galandon, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

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05/01/2011

L’Ombre du photographe / Wounded, T.1 / Marie, Malnati / Bamboo / coll.Grand angle

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Nous sommes en mille huit cent nonante. Edwards est photographe professionnel. Il a fui Londres pour partir à la découverte de l’Amérique, espérant y décrocher quelques contrats de travail. Nous le retrouvons donc à New York où il s’est déniché de bons clients prêts à le payer grassement. Sa mission s’annonce périlleuse. Il doit suivre l’avancée de colons dans les territoires de l’Ouest, encore peuplé d’Indiens. Alors qu’il assiste en témoin obligé aux exactions et aux crimes perpétrés par ses commanditaires, des cauchemars atroces l’assaillent chaque nuit davantage. Des visions sanglantes des femmes éventrées, les tripes à l’air lui donnent des sueurs froides. Le plus troublant, c’est le caractère réaliste de ces scènes d’horreur. Edwards est amené à se poser des questions sur lui-même. Le lecteur le suit aisément dans cette voie car les employeurs d’Edwards ont identifié en lui un parfait psychopathe, un criminel pervers qui s’ignore. Sachant cela, nous sommes amené à nous demander quel rôle ils veulent lui faire jouer. En attendant, Edwards immortalise sur la pellicule les massacres de troupeaux de bisons au moyen d’une invention révolutionnaire, une mitrailleuse ultra-performante.  « L’Ombre du photographe », premier tome de « Wounded », par Marie et Malnati, aux éditions Bamboo, collection Grand angle.

 

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27/12/2010

Et tu redeviendras poussière / Le Chineur, T.2 / Bétaucourt, Pagot / Bamboo / coll.Grand Angle

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Suite et fin de ce diptyque de facture assez classique mais qui recèle tout de même quelques sympathiques originalités. Gabin Kashenko est un antiquaire professionnel, un chineur. Il participe au rendez-vous annuel du marché des brocanteurs de Dain-sur-Souzon, un patelin tranquille dans un coin retiré de la France. Cette tranquillité est bien vite troublée par l’irruption d’une bande de petites frappes qui se croient intouchables. Mais là n’est pas la véritable source des événements qui vont bouleverser la quiétude des bons citoyens du bourg. Gabin se retrouve bien involontairement pris dans un engrenage infernal qui le forcer à jouer un rôle clé dans une histoire de famille peu reluisante. Alors que le premier tome plante habilement le décor et y situe les différents protagonistes avec fluidité et cohérence, ce second opus se complique un peu. On n’en attendait pas moins. Trop souvent, la mayonnaise ne prend pas et tourne au vinaigre après une entrée en matière alléchante. Ici, les promesses sont tenues, sauf que c’est déjà fini. Les auteurs ont eu l’intelligence de ne pas allonger la sauce, conséquence, nous ne sommes pas pleinement rassasiés. Mais ne faisons pas la fine bouche et savourons ce récit attachant. « Et tu redeviendras poussière », second tome du « Chineur », par Bétaucourt et Pagot, chez Bamboo, collection Grand Angle.

 

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02/12/2010

La dernière prédiction / Le Messager, T.6 / Mig, Richez / Bamboo / coll.Grand Angle

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Samuel Mitchell était garde du corps du président des Etats-Unis jusqu’au jour où un événement traumatique l’a décidé à rentrer dans les ordres. Il est alors devenu le père Gabriel. Voilà qui nous ramène au texte biblique puisque Gariel y est justement décrit comme le messager de dieu. Dans l’Ancien Testament, Gabriel annonce la restauration de Jérusalem. Et dans le Nouveau Testament, c’est la naissance de Jésus qu’il annonce à Marie. Même dans le Coran, Gabriel apparaît. C’est un personnage emblématique, décrit comme robuste. Son nom signifie d’ailleurs en hébreu « la force de dieu » ou « dieu est ma force ». Samuel Mitchell, alias père Gabriel, correspond à cette description puisqu’il est un grand costaud inspiré et guidé par le divin. Il n’en reste pas moins un homme épris de justice. Ainsi, lorsqu’il juge les projets du Vatican illégitimes, il n’hésite pas à s’interposer, tout en gardant la déférence due par son rang. Quant à la naissance de Jésus, annoncée par le messager Gabriel, elle est au centre de ce récit. Une équipe de généticiens travaille sur un projet de renaissance. Ils disposent de la technologie mais il leur manque les ossements, en possession du père Gabriel. Une BD haletante, aux multiples facettes, remarquablement écrite et dessinée. « La dernière prédiction », sixième tome du « Messager », par Mig et Richez, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

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25/08/2010

Fuites / Thomas Silane, T.5 / Chanoinat, Buendia, Zaghi / Bamboo / coll.Grand Angle

 

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La principale particularité de cette série, c’est un appareil photo qui révèle les circonstances des meurtres dont la scène est prise dans son champ. Le propriétaire de cet appareil miraculeux ou peut-être maudit, est Thomas Silane, un homme embarqué malgré lui dans une affaire d’impitoyables mafieux. Le voilà cette fois en Tchétchénie, un des pires décors pour des aventures mouvementées, face à des situations extrêmement périlleuses. Silane tente de récupérer son appareil photo tombé entre les mains de Sergueï Melichev, un criminel, un dangereux parrain de la mafia russe. Melichev a compris les étonnantes facultés de l’appareil et s’est mis en tête de le disséquer pour en percer les secrets. Le lecteur n’en attendait pas moins. Au-delà de cette importante question, les auteurs développent une intrigue complexe, réfléchie, qui gagne en densité d’album en album. Tout comme le héros, nous nous empêtrons de plus en plus dans un engrenage infernal dont il semble qu’aucune rémission ne soit possible. Malgré cette progression narrative inquiétante, le lecteur ne perd pas pied. Les auteurs prennent soin de conserver une parfaite fluidité au fil des pages. « Fuites », cinquième tome de « Thomas Silane », par Chanoinat, Buendia et Zaghi, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

 

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28/07/2010

Abbesses / Le Dessinateur, T.2 / Erroc, Trolley, Dimberton / Bamboo / coll.Grand angle

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Les dessinateurs judiciaires ne sont pas connus, ni même reconnus. Ce sont des témoins de l’ombre, des témoins de la noirceur humaine. Ils assistent aux procès des pires criminels dont il sondent le visage jusqu’à pénétrer dans les plus profond recoins de leur âme. On ne sort pas indemne d’un tel métier. Dans cette BD, nous suivons les agissements d’un dessinateur judiciaire victime d’un drame personnel et qui, subitement, décide de se transformer en justicier. Il traque les criminels à leur sortie de prison et les exécute froidement. Désabusé, en proie à une forte rancœur intériorisée, le dessinateur s’attaque à une proie de choix, un tueur qui utilisait un sabre, ce qui lui a valu le surnom de Samuraï. Mais ce n’est pas si facile qu’avec les précédents. Car le Samuraï se défend et passe même à la contre-offensive. Pour corser l’affaire, le dessinateur tente de dissimuler ses activités nocturnes à sa partenaire inspecteur de police en charge de l’affaire du mystérieux justicier. Bien menée, cette intrigue en deux tomes se conclut par une surprenante pirouette. Une attention particulière est portée sur les motivations du dessinateur et sur ses angoisses, évitant habilement de tomber dans les clichés de l’impitoyable justicier vengeur. « Abbesses », second tome du « Dessinateur », par Erroc, Trolley et Dimberton, aux éditions Bamboo, collection Grand angle.

 

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