22/07/2010

Wadlow / La trop courte destinée de l’homme le plus grand du monde / Bec, Sure / Quadrants

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Robert Pershing Wadlow est l’homme le plus grand du monde. Né en mille neuf cent dix-huit, il est décédé à l’âge de vingt-deux ans. Il mesurait alors deux mètre septante deux centimètres. Wadlow figure toujours dans le livre Guiness des records comme était l’homme le plus grand. Mais sa vie fut courte. Nombreux d’entre nous ont nourrit leur imaginaire à la découverte de ce record. Christophe Bec s’est demandé quelle a pu être le destin de Robert Wadlow au quotidien. Il a mûrement creusé cette idée, l’a nourrie du fruit de ses recherches documentaires et en a tiré une histoire véridique à très peu de choses près. Loin d’un point de vue voyeuriste, c’est un regard tendre et plein de compassion que Christophe Bec et Nicolas Sure pour le dessin posent sur cette trop brève destinée. Cet homme d’exception attirait l’attention comme une curiosité de foire. Il a du se protéger, et le rôle d’un papa particulièrement attentionné a grandement contribué à lui assurer une existence paisible. Être différent n’est pas facile dans une société qui rejette ceux qui s’écartent de la norme. La vie de Robert Wadlow se révèle un sujet étonnamment riche, avec de lourdes implications sociétales et le déploiement d’une grandeur d’âme à la mesure du personnage. Une BD d’une remarquable justesse : « Wadlow. La trop courte destinée de l’homme le plus grand du monde », par Bec et Sure, aux éditions Quadrants.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

22/04/2010

Carnages / Bunker, T.4 / Bec, Betbeder, Genzianella / Dupuis

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Dans un monde très proche du notre, comme parallèle, inspiré de notre histoire, de nos conflits et tensions géopolitiques, un homme est en découverte de lui-même. Alekssi Stassik est un soldat de l’armée du Velikiistok, engagé dans une guerre sans merci contre le Ieretik. Ce conflit dure depuis des temps immémoriaux. Aucun des deux belligérants n’a pu prendre le dessus. Mais la source d’une puissance phénoménale a été localisée sur la Demarkacia, une chaîne montagneuse qui délimite les deux ennemis, une ligne de front. Simultanément, Alekssi se découvre des facultés cachées. Il dispose d’un pouvoir surnaturel qui lui permet de générer une déflagration autour de lui. Il devient alors un enjeu stratégique. Traqué, il tente de comprendre l’origine de ce don terrifiant. Le chemin qui mène à la vérité est douloureux. Alors qu’Alekssi poursuit ses investigations, des créatures souterraines s’agitent et se confrontent. Elles s’apprêtent à resurgir à la surface, attirées par le réveil de forces endormies. Cette BD manie le mélange des genres avec habileté. Sur fond de tension géopolitique teintée de religion, un récit de science-fiction et de fantastique se greffe sur une quête identitaire. Une histoire d’amour vient même discrètement pointer son nez dans une belle harmonie, soutenu par un graphisme irréprochable. « Carnages », quatrième tome de « Bunker », par Bec, Betbeder et Genzianella, aux éditions Dupuis.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

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23/03/2010

Diamond / Le Casse, T.1 / Bec, Teague / Delcourt

Le casse a toujours fait recette, et pas seulement pour les malfrats qui s’en font les auteurs, mais aussi pour les auteurs qui exploitent le filon du genre. C’est au cinéma que les casses les plus mémorables ont connu leurs heures de gloire. Il suffit de penser à « Ocean’s Eleven » et ses suites, ou, plus anciennement, le film « Le Cerveau » avec Jean-Paul Belmondo qui illustrait le vol génial du train postal Glasgow-Londres. N’oublions pas bien sûr le western « Butch Cassidy et le Kid » qui figure parmi les cents meilleurs films. En BD, le casse a désormais son espace dévolu, un petit écrin au sein du catalogue des éditions Delcourt, ciselé par David Chauvel, six albums nous montreront six différents casses dans des contextes radicalement différents. Le premier s’intitule « Diamond » est se passe au fin fond de la Sibérie, dans une exploitation de diamants. Deux hommes y débarquent sous un faux prétexte et s’intègrent à l’équipe. Ils sont chargés d’effectuer des repérages qui permettront à leurs commanditaires de mettre la main sur une fabuleuse fortune. Le récit se focalise essentiellement sur cette phase de préparation, s’attardant particulièrement et avec soin sur la personnalité et les motivations des protagonistes. Ce choix très réussi ne fait pas l’impasse sur un final surprenant qui achève de convaincre le lecteur. Une belle réussite : « Diamond », premier tome du « Casse », par Bec et Teague, aux éditions Delcourt.

 

BD commentée par Marc Descornet

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09/11/2009

Ioen / Ténèbres, T.1 / Bec, Iko / Soleil

C’est un monde post-apocalyptique qui sert de décor à ce récit. Les hommes se terrent comme des chiens derrière de hauts murs. Avant, tout autour de ces remparts, il y avait des champs de maïs et de blés à perte de vue. Aujourd’hui, tout n’est plus que feux et ténèbres. Il y a néanmoins un espoir, incarné en la vneu d’un sauveur. La prophétie dit qu’un seul viendra par siècle, dans une armure de glace, tenant dans ses mains vengeresses le salut. Le premier est venu sur un destrier il y a bientôt cent ans, armé d’une simple lance de titane. Il s’est engouffré dans la grande faille pour les combattre et n’est jamais reparu. Nul ne connaît l’issue de son comabt titanesque. Puis les créatures ont disparu. Pendant une génération, on pensait alors qu’il les avait vaincues, avant qu’elles ne réapparaissent et ne recommencent à ravager les terres et à semer la terreur. Mais un nouveau sauveur est attendu. Peut-être est-il déjà né. Dans un village isolé au creu d’une vallée, un incendie ravage une maison. Un enfant est prisonnier des flammes. Il n’y a aucune chance de le sortir vivant du brasier. Ses parents assistent impuissants à l’effondrement de leur maison. C’est alors qu’un miracle a lieu. Leur fils Ioen apparaît nu et indemne au milieu du feu. Un récit prenant, construit avec originalité et fort joliment mis en images : « Ioen », premier tome de « Ténèbres », par Bec et Iko, aux éditions Soleil.

 

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07/11/2009

Blue Beam Project / Prométhée, T.2 / Bec / Soleil

Une série d’événements totalement inexpliqués s’est déclenchée sur la Terre. Ces phénomènes catastrophiques s’abattent sur le globe, jour après jour, à la même heure : treize heures treize. Alors que partout les avions s’écrasent et que l’apocalypse frappe la planète entière, le futur de l’humanité semble soudain plonger dans les ténèbres, présageant le pire pour notre civilisation. Alors que les plus hautes sphères du pouvoir américain s’interrogent sur les motivations de ceux qu’elle soupçonne d’avoir orchestré ces incroyables attentats, certains avancent des explications plus audacieuses. Un spécialiste des organisations secrètes et des complots internationaux prétend qu’il s’agit d’un projet secret de la Nasa, le Blue Beam Project.  Ce serait une stratégie pour imposer au monde une nouvelle religion unique nommée le « nouvel âge », dans le but d’imposer un contrôle planétaire par les Etats-Unis. Le projet vise donc à tromper le monde par une vaste mystification de haute technologie en quatre phase, passant par l’effondrement des connaissances archéologiques, religieuses et scientifiques, une simulation de la fin des temps, une manipulation des consciences et des manifestations surnaturelles. C’est un véritable cauchemar. Une BD efficace, joliment travaillée : « Blue Beam Project », deuxième tome de « Prométhée », par Christophe Bec, aux éditions Soleil.

 

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28/04/2009

Oiseau noir / Redemption, T.1 / Bec, Mottura / Dupuis

Cet album commence brutalement par un assassinat. Le meurtrier, c’est Chogan Tomkins, un homme que l’on retrouve sur une route désertique comme en trouve seulement aux Etats-Unis. C’est sur cette route interminable qu’il rencontre Britanny, une jeune femme avec qui il va poursuivre son chemin. Alors que la charmeuse lui pose des questions à foison, ils arrivent dans la petite ville perdue de Death or Redemption. L’accueil est plutôt froid. Les citoyens n’aiment visiblement pas les étrangers. D’ailleurs, ils ne semblent pas tellement s’apprécier les uns les autres non plus, malgré une mystérieuse cohésion bien réelle. On dit que l’enfer, c’est les autres. Chogan va vite se rendre compte qu’il n’est pas possible de quitter Death or Redemption. Il y a comme une force invisible qui l’interdit. Cet univers clos peuplé de gens typés rappelle l’une ou l’autre référence, notamment la série « The Prisoner » de Patrick Mc Gohan. Le thème de l’individu isolé prisonnier d’un lieu habité et libre de ses mouvements jusqu’à des limites infranchissables. Le récit est bien construit même s’il ne réussit pas pleinement à susciter une vraie passion, par un certain manque d’originalité. Souhaitons que la suite nous réserve un développement plus fouillé car il y a indéniablement un potentiel dans ce qui est installé. « Oiseau noir », premier tome de « Redemption », par Bec et Mottura, aux éditions Dupuis.


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04/03/2009

L’Abysse Challenger / Carthago, T.2 / Bec, Henninot / Les Humanoïdes associés

Le premier tome de cette série nous avait passablement émoustillés. Les auteurs nous ont fait attendre près de deux ans avant de nous livrer enfin la suite de ce récit au suspense angoissant. Loin de nous donner toutes les réponses aux questions soulevées dans le précédent opus, ils nous enfoncent un peu plus profondément dans d’abyssaux mystères. Car s’est bien au cœur des gouffres marins les plus vertigineux qu’ils nous emmènent. On y aurait découvert des megalodons. Le megalodon est un proche parent du Grand requin blanc, mais il est censé avoir disparu depuis la préhistoire. Ce monstre n’est pas le seul a refaire son apparition. D’autres espèces préhistoriques réapparaissent en divers endroits de la planète. Ces superprédateurs sont pourtant loin de surpasser le génie humain en la matière. La chasse est ouverte. Des scientifiques, des collectionneurs et des industriels déploient des moyens gigantesques pour mettre la main sur un de ces êtres. Cette série aux accents écologiques use de procédés narratifs efficaces, jouant notamment sur l’affectif et sur le suspense, multipliant les incertitudes et les mystères. Rien n’est gratuit, le récit se développe avec une fluidité redoutable. Un scénario et un traitement graphique impeccables : « L’Abysse Challenger », deuxième tome de « Carthago » par Bec et Henninot, aux éditions les Humanoïdes associés.


BD commentée par Marc Descornet

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