21/01/2012

Sorti de l’œuf / Marsu kids, T.1 / Conrad, Wilbur / Marsu-Productions

 

La plus géniale invention de Franquin, à côté de Gaston, c’est bien entendu le Marsupilami, apparu aux côtés de Spirou et Fantasio, série dont un album entier était consacré à la découverte de cet animal hors du commun. Après « le Nid des marsupilamis », qui nous dévoilait son environnement naturel, son habitat, son mode de reproduction et toutes ses petites habitudes de vie, l’engouement s’est un peu tassé, le Marsupilami apparaissant comme personnage secondaire. Puis a été lancée une série à son nom, rien que pour ses aventures dans la jungle de Palombie, aux prise avec des chasseurs ou avec la déforestation. Cette série a survécu à la disparition d’André Franquin. Alors que « Gaston », dont les mésaventures sont au point mort, se voit affublé d’un neveu qui vit désormais de ses propres ailes, le Marsupilami a droit à un traitement similaire. Sa progéniture va vivre des aventures bien à elle. Tout commence dans la jungle, par la rencontre fortuite entre un jeune indien et un œuf qui lui tombe sur le sommet du crâne. En sort un mignon petit marsupilami au nez bleu, et c’est le début d’une belle et tumultueuse amitié sincère. L’esprit de cette nouvelle série est fidèle à celui insufflé par Franquin dans ses productions tout public. Le style graphique est également très respectueux. Un récit attachant : « Sorti de l’œuf », premier tome de « Marsu kids », par Conrad et Wilbur, chez Marsu-Productions.

 

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20/01/2012

Le chat qui s’en va tout seul / Dégruel, Kipling / Delcourt

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Rudyard Kipling est un romancier connu pour son « Livre de la jungle ». Il a également écrit de petites histoires dont certaines sont adaptées en BD par Yann Dégruel. « La chat qui s’en va tout seul » est une allégorie sur la domestication de l’animal aux temps préhistoriques. Tout a commencé lorsque qu’une femme a décidé de s’aménager un logis. L’homme a alors voulu l’y rejoindre mais elle y a mis des conditions, comme de s’essuyer les pieds sur la paillasson avant d’entrer, ce fut sa première domestication. Puis, les animaux intrigués se sont approchés de la caverne. Le premier à oser s’aventurer dans l’antre des humains, ce fut le chien. Son ami le chat, jusqu’alors inséparable, refusa de l’accompagner. Dès ce moment, leur amitié se mua en animosité. Un revirement surtout du à l’orgueil du chat, à son esprit d’indépendance. En échange d’un os et de la chaleur du foyer, la femme convint avec le chien qu’il accompagnerait son homme à la chasse. Puis ce fut au tour du cheval, contre de l’avoine, de porter l’homme sur son dos. Puis la vache, également alléchée par l’avoine, abreuva le couple de son lait. Le chat commença alors à s’intéresser à ce confort inaccessible. Mais quand il se présenta, la femme le rejeta. Plus tard, naquit un bébé. Cette fable plaira aux enfants dont le papa, ou la maman, feuillètera ce beau petit livre, « Le chat qui s’en va tout seul », par Dégruel, d’après Kipling, aux éditions Delcourt.

 

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19/01/2012

Sibylline / Intégrale, T.1 / Macherot / Casterman

 

Raymond Macherot fait partie de ces auteurs essentiels mais discrets. Il a marqué de son empreinte le genre animalier. Ses personnages les plus connus sont Chlorophylle, apparu au milieu des années cinquante, et Sibylline, dix ans plus tard. Macherot est décédé il y a un peu plus de trois ans. Sa vie aura été marquée par des débuts un peu chaotiques, un envie de grand large qui le dirigera vers la Marine. Puis, ayant posé son baluchon, il s’est mis à assouvir une autre passion, le dessin. Son univers de prédilection, c’est celui des animaux, et plus particulièrement des rongeurs, des oiseaux, des habitants des petits bois en bordure des villes. Ses personnages possèdent une expressivité remarquable, bien que de petit format et souvent réduit à une portion congrue de case. Macherot publiait dans les pages du journal Tintin, mais ses histoires animalières, sous des allures innocentes, abordaient des thèmes socialement, voire politiquement, engagés qui ont finit par mettre mal à l’aise son éditeur. Plutôt que de se couler dans le moule, Macherot a décidé de rejoindre les pages du magazine Spirou. Cette intégrale propose de découvrir quelques histoires inédites en albums, en plus des aventures déjà connues. Ce volume de deux cents pages est le premier d’une série qui comptabilisera plus de mille pages de manière chronologique. « Sibylline », première intégrale, par Macherot, aux éditions Casterman.

 

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18/01/2012

Walking dead / Making of / Art book / Delcourt / coll.Contrebande

 

Au moment où commence la saison deux de « Walking dead » à la télévision, deux superbes livres reprennent d’une part les couvertures originales en couleurs des cinquante premiers épisodes du comics, et d’autre part la genèse de la série et sa transposition au petit écran. L’Art book s’adresse bien sûr aux lecteurs vraiment mordus par les zombies et tout particulièrement pas le travail de Kirkman, Moore et Adlard. Ces superbes compositions sont accompagnées de commentaires qui donnent un éclairage passionnant sur leur conception. Quant au Making of, il retrace épisode après épisode la création de la première saison de la série télévisée. En préambule, il relate également les balbutiements du tout début du comics, nous explique comment tout a démarré, comment le projet a mis du temps pour se trouver un éditeur qui y croie et un public qui n’attendait en fait que ça. Puis, il y a eu le succès surprenant et l’accroissement de la pression sur le dessinateur originel. Les anecdotes croustillantes et palpitantes émaillent ce livre qui nous en apprend long sur les intentions de Kirkman et sur celles du cinéaste Darabont qui a su trouver les techniques idéales pour un bon rendu des particularités du comics. Tout comme le comics, la série télé s’attache aux difficiles relations entre les survivants d’un monde » zombifié. « Walking dead » : Making of, et Art book, chez Delcourt, collection Contrebande.

 

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17/01/2012

La main du singe, T.3 / Laumaillé / Bamboo / coll.Grand angle

 

Abel a reçu une importante greffe de peau. Mais sur cette peau figurent de singuliers tatouages. Depuis son opération, Abel est suivi, surveillé, pourchassé. C’est que les motifs qui ornent désormais certaines parties de son corps cachent un secret fort convoité. Il s’agit en fait d’indications qui mènent à une précieuse mallette. Cette mallette contient des documents rédigés par des Indiens employés au département des codages pendant le seconde guerre mondiale. Il va sans dire qu’une tripotée d’espions, et aussi le FBI, sont sur le coup, et que les manipulations, les faux-semblants et les coups fourrés sont de mise. Abel s’est trouvé une alliée en la personne d’Ozalee, une descendante des Indiens. Il a par contre une autre femme à ses trousses, la fausse infirmière qui l’avait soigné et qui est en réalité un agent du FBI. Parallèlement à cette chasse à l’homme et au trésor, nous remontons le temps à rebours pour découvrir les événements qui nous permettront de comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire, une affaire d’état bien sûr, mais il y a davantage que cela. Ce qui est remarquable dans ce triptyque, c’est que malgré la complexité du scénario, accentué par une structure narrative tarabiscotée, le récit conserve sa fluidité. Les couleurs maîtrisées de Bouet y contribuent grandement. « La main du singe », par Laumaillé, aux éditions Bamboo, collection Grand angle.

 

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16/01/2012

Colonel Amos / XIII Mystery / Alcante, Boucq / Le Jour du Mayflower / XIII, T.20 / Sente, Jigounov / Dargaud

 

On nous avait dit que la série « XIII » était finie. Puis il y a eu « XIII Mystery », qui se focalise sur des personnages clés. Et voilà que la série originale reprend du service. Cette fois, le dénommé « XIII » est en quête de son identité et explore une piste intéressante, très prometteuse puisqu’un flashback fait ressurgir un ami d’enfance dans sa mémoire occultée. Il se met aussitôt à sa recherche. Mais des tueurs le devancent. XIII arrive juste à temps pour recueillir les dernières paroles de son ami, quelques mots qui évoquent un danger et la fleur de mai, une référence au Mayflower. Ces nouvelles aventures de XIII risquent fort paradoxalement de lui faire perdre son identité, celle d’un amnésique qui se fourre malgré lui dans des guêpiers aussi nombreux que variés. Par contre, le colonel Amos ne perd rien de son caractère ambigu. Il gagne même en épaisseur psychologique. Nous le suivons dans une enquête à haut risque dans laquelle il saura tirer le meilleur parti de son sens inné de la manipulation et du coup fourré. L’impitoyable Amos ne fait pas mentir sa réputation. Ce quatrième tome de « XIII Mystery » est une très belle mise en lumière de Alcante et Boucq. Quant au « Jour du Mayflower » vingtième tome de « XIII », Yves Sente reste malheureusement dans le conventionnel alors que Jigounov se surpasse. Deux albums aux éditions Dargaud.

 

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14/01/2012

Les règles du jeu / Urban, T.1 / Brunschwig, Ricci / Futuropolis

 

Dans un demi siècle, notre mode de vie ne se sera pas amélioré. A force de prétendre que nous devenons de plus en plus égoïstes et individualistes, cela aura fini par réellement arriver. Notre vie sera devenue un étouffoir permanent. Et pour réintroduire un brin de légèreté dans ce sombre tableau on ne peut plus morose, des professionnels du divertissement nous vendront du rêve, du délassement, de l’excitation. Parmi nos descendants si mal lotis, Zach est un jeune homme grassouillet, fan de super-héros et qui veut devenir flic, mais pas n’importe quel flic. Il veut intégrer les unités d’interception du parc Monplaisir, un lieu sécurisé entièrement dédié à l’insouciance et au plaisir. C’est là que, deux semaines par an, chacun et chacune peut aller recharger les batteries. Mais ce lieu clos n’est pas épargné par la délinquance. C’est pourquoi le logiciel informatique central surveille tout et lance des robots pulvériser une substance qui rend les malfrats malades et leur enlève l’envie de recommencer. Pour les cas plus graves, les bandits de plus grande envergure, les véritables criminels, c’est une équipe d’Urban Interceptor qui intervient, avec retransmission télévisée en direct et paris ouverts. Tout est pensé pour divertir, même la violence. Un univers cynique, sordide, une projection de ce qui nous pend au nez : « Les règles du jeu », premier tome de « Urban », par Brunschwig et Ricci, aux éditions Futuropolis.

 

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