23/12/2011

Une bavure bien baveuse / Canardo, T.20 / Sokal / Casterman

 

Ce vingtième tome témoigne d’une légère baisse de régime de la part de Benoît Sokal. Il n’y a rien à redire sur la structure du récit, ni sur le développement de l’intrigue. C’est dans la final de cet album que le bât blesse. On ne peut bien sûr pas en dévoiler la teneur. Attardons-nous donc sur la bonne quarantaine de pages bien ficelées qui précèdent. Nous retrouvons l’inspecteur Canardo, détective de son état, lancé dans une affaire qui le touche de près. Il vient en aide à un de ses amis, un policier dans le pétrin, accusé d’homicide. Le commissaire Garenni aurait malencontreusement tiré dans le dos d’un collègue, touché mortellement. Cette bavure survenue lors d’une intervention à laquelle il ne devait pas participer lui vaut une mise à pied. Garenni est ivrogne invétéré mais il n’est pas coupable du coup de feu fatal. Victime d’un piège, il ne peut pas prouver son innocence. C’est là que Canardo fait son entrée en scène. Il plonge dans les milieux du jeu clandestin contrôlés par la mafia, dans l’arrière salle d’un troquet miteux. Mais on n’entre pas avec ses grands pieds palmés dans ce genre d’endroit. Trahison, double-jeu, ripoux et sincère camaraderie se bousculent dans cette BD emballante, qui termine malheureusement de manière un peu décevante. « Une bavure bien baveuse », vingtième tome de « Canardo », par Sokal, aux éditions Casterman.

 

20:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : une bavure bien baveuse, canardo, sokal, casterman |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.