17/12/2011

Gulliveriana / Manara / Les Humanoïdes associés

 

Dès que Milo Manara s’empare d’un conte ou d’une histoire qui fait partie de la bibliothèque idéale, il la magnifie à sa manière, c’est-à-dire en y insufflant un érotisme torride. Gulliveriana détourne ostensiblement et sans vergogne « les voyages de Gulliver ». Une jeune femme aux formes aguichantes se prélasse sur la plage dans une crique isolée. A quelques encablures du rivage, un navire immobile semble avoir mouillé là. Il n’y a apparemment personne à bord. Gulliveriana décide de s’allonger sur un matelas pneumatique et de se laisser aller au rythme des vagues. Pour se mettre vraiment à l’aise, elle se déshabille. Mais elle glisse dans l’eau et perd définitivement son maillot de bain. Elle trouve refuge à bord du mystérieux navire, un voilier d’envergure, déserté, à bord duquel elle trouve une drapeau anglais dans lequel elle s’enveloppe. Mais une violente tempête la jette à la mer. Gulliveriana échoue sur les côtes d’un étrange pays, peuplé de Liliputiens. L’armée des hommes miniatures défile glorieusement entre ses jambes, puis la jeune femme mettra leurs ennemis en déroute et sauvera la reine. Ca va pourtant mal se terminer. Gulliveriana n’est pas au bout de ses péripéties. Cette truculente évocation regorge de moments affriolants comme seul sait nous les concocter le maître italien du sexe chic en BD. « Gulliveriana », par Milo Manara, aux éditions Les Humanoïdes associés.

 

20:01 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gulliveriana, manara, les humanoïdes associés |  Facebook |

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