08/11/2011

Un long destin de sang / acte deux / Bollée, Bedouel / 12 bis

 

La première guerre mondiale a été une épouvantable boucherie. C’est aussi le plus abominable terrain d’expérimentation chimique qui soit. Un produit destiné à décupler l’agressivité des soldats et à diminuer leurs besoins en sommeil et en nourriture a été inoculé à toute une unité sur la ligne de front. Officiellement, ce bataillon a été décimé par une attaque au gaz des Allemands. Mais des photos ont été prises avant le gazage, on ne sait par qui. Et ces photos montrent que ces hommes étaient déjà tous morts, atrocement mutilés, comme s’ils s’étaient entre-tués. Et c’est ce qui s’est effectivement passé. Les commanditaires de cette expérience se comptent parmi les gradés, des gens haut placés, des médecins renommés. Ce fiasco a été étouffé mais les photos tombent entre les mains d’un journaliste engagé qui a mené son enquête et s’apprête à tout révéler. Et puis, il y a un survivant au bataillon, un trouffion blessé peu avant le massacre et qui avait été hospitalisé, ce qui l’a sauvé. Il en garde cependant une agressivité incontrôlable qui inquiète sa marraine de guerre, une institutrice pacifiste. Le pacifisme est réprimé car considéré comme acte de rébellion en temps de guerre. La tension entre ces divers acteurs va crescendo vers un dénouement qui s’annonce sanglant en même temps qu’il soulève quelques questions bien senties. « Un long destin de sang » acte deux, par Bollée et Bedouel, aux éditions 12 bis.

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : un long destin de sang, bollée, bedouel, 12 bis |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.