06/10/2011

Le Chanteur sans nom / Le Gouëfflec, Balez / Glénat

 

Les années trente restent dans la mémoire des anciens comme celles de l’insouciance, de la joie de vivre, d’une sorte de nonchalance bercée par des chansons légères et populaires. C’est l’apogée des chanteurs de charme. De grands noms se sont forgés. Certains ont survécus au fracas provoqué par la seconde guerre mondiale, tels Charles Aznavour et Edith Piaf. La plupart sont tombés dans l’oubli, indéfiniment, éternellement. Parmi ces étoiles filantes, il en est qui décident de refaire une petite apparition, histoire de tenter de nous illuminer à nouveau. Le Chanteur sans nom fait partie de ces rares exceptions. Dans une maison de retraite, une boîte contenant les derniers effets personnels de Roland Avellis, alias le Chanteur sans nom, et c’est le point de départ d’une quête un peu futile, sur les traces d’une étoile disparue. Le Chanteur sans nom a été l’ami d’Aznavour et l’amant de Piaf. Sa bonne humeur réchauffait les cœurs, sa désinvolture et sa vivacité d’esprit en faisait un compagnon fascinant, désopilant et enrichissant qui donnait bien plus qu’il ne recevait, même s’il n’honorait pas ses dettes et n’hésitait pas puiser indélicatement dans les portefeuilles de ses proches. C’est une personnalité hors du commun qui revit dans ce superbe one-shot au graphisme très plaisant, aux couleurs épatantes. « Le Chanteur sans nom », par Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez, aux éditions Glénat.

 

 

 

07:10 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le chanteur sans nom, le gouëfflec, balez, glénat |  Facebook |

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