03/10/2011

Harlem / L’Appel des origines, T1 / Callède, Séjourné / Vents d’Ouest

 

L’un des défis majeur du vingt-et-unième siècle est de concilier les différences entre cultures et leur inévitable mélange, corolaire de l’évolution des moyens de communication et de la mobilité croissante. Le brassage est une réalité. Ce n’est pas nouveau. L’humanité s’est développée et a conquis le monde grâce à la transhumance. Cette évolution naturelle s’est heurtée à la détermination de frontières et à l’énonciation de théories discriminatoires, tentant vainement de définir des races distinctes, alors qu’il n’en existe qu’une seule, la race humaine. L’égoïsme, dont nous vivons l’avènement à tous les niveaux de notre vie sociale, et qui que nous soyons, l’égoïsme représente un fléau intrinsèque de l’homme moderne. Il lui colle à la peau. Alors quoi de plus aisé que de différencier l’autre qui dérange par la couleur de sa peau. C’est la colonne vertébrale de ce récit envoûtant, rudement bien dessiné, situé dans le Harlem des années vingt, un théâtre idéal pour développer ce thème. Nous y suivons Anna, une charmante métisse, élevée par son oncle et sa tante, qui hébergent également la grand-mère. La recherche du père disparu amène Anna à fréquenter un jeune homme blanc, alors que ses frères noirs voient cette relation d’un très mauvais oeil. « Harlem », premier tome séduisant de « L’Appel des origines », par Callède et Séjourné, aux éditions Vents d’Ouest.

 

 

19:04 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : harlem, l’appel des origines, callède, séjourné, vents d’ouest |  Facebook |

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